DzActiviste.info Publié le mer 3 Avr 2013

La psychiatrie dans tous ses états, journée de l’ARSPG, Paris 25 mars 2013

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« La psychiatrie dans tous ses états », c’est le thème générique choisi, pour la première journée francophone de psychiatrie, par l’association de recherche et de soutien en soins en psychiatrie générale (ARSPG) . Une journée organisée dans le sillage du congrès annuel de cette association.

Le mot du Pr Peretti, organisateur.
La première journée francophone de psychiatrie est pour nous l’occasion de confronter les approches transméditerranéennes, transatlantiques, transeuropéennes aux plans clinique, thérapeutique, éthique, voire ethnologique de notre discipline.
Nous avons voulu rassembler toute la richesse que les pays francophones représentent dans leur diversité au profit d’une réflexion approfondie des systèmes de santé et des approches de soins du domaine de la psychiatrie.
Nos collègues d’Algérie, du Maroc, d’Egypte, du Liban, de Belgique, du Luxembourg, de Suisse et du Québec vont présenter leurs conceptions et leurs expériences des facettes du kaléidoscope de la psychiatrie d’aujourd’hui.
Nous souhaitons la bienvenue à nos collègues issus d’Europe, d’Afrique et d’Amérique à travers des échanges riches, très interactifs avec les psychiatres français et avec l’ensemble des psychiatres francophones.
Le Dr Amine MIHOUBI et moi-même sommes heureux et fiers, en collaboration avec le Pr TAWIL, de vous accueillir à Paris pour une journée que nous espérons lumineuse à tout point de vue.
Nous tenons tout particulièrement à remercier l’importante collaboration et participation de nos collègues algériens pour leur contribution à cette journée du 25 mars 2013.
Mille mercis à toute l’équipe d’organisation issue du congrès de l’ARSPG pour nous avoir aidés dans cette tâche.

Voici l’abstract de mon intervention lors de cette journée.

MEDECINES PARALLELES ET PRATIQUES TRADITIONNELLES : ENTRE PSYCHOLOGIE DE LA SANTE ET IMPOSTURE

Qu’elle soit physique ou psychique, la souffrance installe nécessairement l’individu dans un état de vulnérabilité qui le conduit à s’interroger sur la vie et la mort, et sur le sens à donner à l’existence. Inscrit dans une obsédante quête de soins, quand la maladie vient à s’emparer de lui, il est envahi par des pensées magico-religieuses et se réfugie dans un mysticisme naïf qui l’amène à s’en remettre au destin. Quand la médecine moderne n’apporte pas le soulagement attendu et les réponses à ses questionnements, le sujet s’en détourne et confie alors sa souffrance et sa maladie aux solutions alternatives. Un recours supposé être détenteur d’un savoir – celui de soigner et guérir – mais qui est surtout considéré comme étant le dépositaire d’un pouvoir surnaturel, magique ou divin.
En Algérie, la religion et la superstition occupent une place importante dans la vie des sujets. C’est pourquoi s’en remettre aux talebs et, de plus en plus, aux imams constitue le premier recours du malade, en particulier quand les symptômes présentés sont bruyants et qu’ils sont considérés comme étant l’expression d’une possible action extérieure malveillante. Une démarche validée à la fois par le groupe familial et social ; une solution opérante qui apporte, quelques fois, la levée spectaculaire du symptôme et un soulagement rapide de la souffrance du sujet et de sa famille. La consultation en médecine moderne survient généralement après l’échec de ce premier recours.
La souffrance met, sans doute, le sujet dans une relation de dépendance au médecin, au guérisseur, taleb, imam, etc. Une situation qui peut constituer une menace pour son intégrité physique et/ou morale, en particulier quand l’aide qui lui est apportée est inadaptée et inopportune, ou quand l’auteur de « l’acte thérapeutique » – pour des raisons philosophiques, religieuses ou encore politiques – tente de soumettre sa volonté et d’entraver l’expression de son libre arbitre, en exerçant notamment une influence sur sa vie spirituelle. Des abus dont peut être victime le malade, et qui sont de plus en plus souvent observés en Algérie et ailleurs. Des actes perpétrés par des personnes qui se sont attribué un hypothétique savoir et des compétences douteuses et qui s’imposent en directeur de conscience ou en gourou ; une imposture qui représente un danger permanent non seulement pour la santé du sujet mais, plus grave encore, pour sa liberté.
Dans mon exposé, je vais tenter d’étayer mon propos en puisant mes arguments de la réalité de la société algérienne d’aujourd’hui, de l’expérience de ma pratique quotidienne et, enfin, du savoir qu’offrent les connaissances actuelles dans le domaine de la psychologie de la santé.

Le programme

fichier pdf programme final journée francophone

Mon intervention

fichier ppt Med trad PM ou imposture – Paris 2013 – 1

fichier ppt Med trad PM ou imposture – Paris 2013 – 2


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