DzActiviste.info Publié le mar 20 Août 2013

La rentrée en grande pompe

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Ahmed Halfaoui 19 août 2013 @ Facebook

sellal1La rentrée sociale s’annonce tambour battant du côté du gouvernement de Abdelmalek Sellal. Ce sera en grande pompe qu’elle va se faire et, pour une fois, ce ne sera pas le front social qui sera à la une. Du moins telles que les choses se présentent. Ce sera par une « grande conférence sociale » que le bal sera ouvert. Il y aura du beau monde qui sera représenté et le ratissage n’oubliera personne qui « compte » ou presque. Il y aura les organisations patronales, les syndicats et les associations de la société civile, qui vont participer. Le premier ministre lui-même sera à la barre. Pour le menu nous attendrons les détails. Pour le moment nous nous contenterons de savoir qu’il sera question de « la relance industrielle, de l’investissement et de l’emploi ». Etonnant qu’il en soit autrement, pourrions-nous dire,la nouveauté résidant dans l’annonce qui en été faite. Une annonce qui suinte d’une mesure qui semble importante, voire relever de l’extraordinaire. Ils’agit d’un « vaste plan à la retraite dans le secteur public et dans la fonction publique », dès septembre 2013. C’est dit dans la foulée, en même temps que l’intention affichée d’« améliorer le climat des affaires pour attirer les investisseurs étrangers et privatiser les entreprises publiques ».

Commençons par ce dégraissage, par le haut de la pyramides des âges, du personnel étatique. Il doit comporter une importance particulière. A première vue ce serait lié à la libération d’un certain nombre d’emplois qui viendraient satisfaire un certain nombre de demandes d’emplois. Peut-être que, aussi, dans un contexte de suspicion paranoïaque, il y aura une lecture moins soft de la chose. Si c’est dit c’est qu’il y a du nettoyage dans l’air. Une sorte de lifting des institutions et du secteur public économique. Se profile derrière un renouvellement du commandement. Le tout devant concourir à placer des hommes en phase avec la « relance » souhaitée, en se débarrassant de ceux qui « bloquaient » ou seraient bien en peine de la réaliser. Une hypothèse qui tient la route. Surtout que le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement, M. Chérif Rahmani, a parlé il y a quelques temps de provoquer un « choc de confiance » chez les investisseurs (Jeune Afrique). Un comité est à pied d’œuvre à cet effet pour faire grimper l’Algérie dans le classement « Doing Business » de la Banque mondiale.

Le même ministre avait avancé des « actions immédiates » qui ne nécessitent pas de faire bouger le Parlement, en attendant que soient mises en branle des « mesures lourdes ». Pas moins d’une trentaine de textes traiteront des nouvelles procédures. Donc l’opération séduction du marché est bien prise à bras le corps et si nous savons tout ce que le pays a déjà dû consentir comme sacrifices pour attirer les bonnes grâces de la BIRD, du FMI, de l’OMC et des multinationales, le dealen cours n’augure rien de bon. Sinon d’autres remontrances pour d’autres concessions, jusqu’à ce que le « climat des affaires » ne laisse plus aucune place à la souveraineté de l’Etat, à la possibilité de protéger et lesressources humaines et les ressources naturelles.

Ahmed Halfaoui


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