DzActiviste.info Publié le jeu 8 Mai 2014

La république de Fakhamatouhou.

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La république de Fakhamatouhou.

Tout le monde se souvient de cet épisode où le chef de l’État recevait « son chef de cabinet ». D’aucuns s’étaient interrogés sur cette impromptue audience où, selon une dépêche APS du 25 mars 2014, celui qui est censé être le plus proche collaborateur de Mr Bouteflika recevait, en cette forme totalement inédite, « les orientations ‘‘nécessaires’’ dans le cadre de la mission qui lui a été confiée ». A. Ouyahia, était censé être en poste depuis 09 jours.

Lors de la compagne « électorale », le même chef de cabinet confessait quelques rencontres avec A. Bouteflika. « J’ai eu avec lui une rencontre de deux heures », avait-il répondu à l’insistance du journaliste de Berbère Télévision.

La formalité électorale liquidée, les choses reprennent leur cours. Le premier ministre, qui n’avait pas démissionné, du moins publiquement, prend de nouvelles fonctions de « premier ministre ». Un exécutif dépourvu de tout poste de ministre d’État. Pourtant, lors de son premier conseil et sur la traditionnelle photo officielle, deux personnages y figurent sans qualité.

Nommés sous Bouteflika III, Ahmed Ouyahia et abdelaziz Belkhadem trônent au sein d’un exécutif dans lequel ils n’ont pas été nommés. La fonction de chef de cabinet « de la présidence de la République », et celle de « conseiller spécial auprès du président de la République », donnent-elles droit à siéger au sein de l’exécutif ? Nommés, tous deux, le 13 mars passé, le communiqué de la présidence de la République ne fait pas état de leurs reconductions aux postes de ministres d’État.

Les juristes peuvent trouver matière à débattre sur la nature du régime algérien, sur la nature de ses institutions et les fondements de la légalité en leurs seins. Pour les commentateurs et autres chroniqueurs, peut-être faut-il prendre ces détails pour une ante-intronisation à des postes plus importants. Ceux de vice-présidents ?


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