DzActiviste.info Publié le jeu 9 Août 2012

La scolarité des enfants n’a pas encore été tranchée Alger refuse le statut de réfugié aux ressortissants syriens qui ont fui la guerre

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Hadjer Guenanfa in TSA 08/08/2012

Les milliers de Syriens qui ont fui le conflit dans leur pays ne bénéficieront pas du statut de réfugié en Algérie. Ces ressortissants syriens « sont régis par les dispositions de la loi nationale relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation en Algérie du 25 juin 2008. Dans le cas d’espèce, c’est donc ce cadre juridique qui s’applique à l’exclusion de tout autre dispositif », indique, ce mercredi 8 août, Amar Belani, le porte‑parole du ministère des Affaires étrangères, dans une déclaration à TSA. Comprendre : le gouvernement algérien n’entend pas accorder le statut de réfugié aux quelque 13 000 Syriens qui séjournent actuellement en Algérie.

Selon les accords algéro‑syriens, les ressortissants des deux pays sont exemptés de visas. Mais la durée du séjour ne doit pas excéder trois mois sans interruption. Le ressortissant de l’autre pays doit quitter le territoire du pays d’accueil avant de pouvoir y revenir de nouveau. Mais, dans le cas des réfugiés syriens, des aménagements seraient prévus pour leur permettre de rester sur le sol algérien. « Compte tenu des circonstances particulières que traverse la Syrie, des aménagements exceptionnels pourront être envisagés en termes d’extension de la durée du séjour au‑delà de la durée maximale réglementaire de 90 jours », explique Amar Belani.

Hébergement et scolarité des enfants

Mais de nombreuses questions persistent concernant l’avenir des réfugiés syriens en Algérie. Parmi elles, l’hébergement. De nombreux ressortissants syriens refusent de s’installer dans le camp d’accueil aménagé à Sidi Fredj. Certains préfèrent rester dans les hôtels de la capitale ou sur les places publiques. Les raisons qu’ils exposent sont généralement liées aux conditions de vie dans le camp qu’ils jugent difficiles. Un comportement que déplorent les autorités algériennes.

« Il est tout à fait déplorable de relever que de nombreux Syriens refusent de s’installer au niveau des lieux d’hébergement dotés de toutes les commodités qui ont été mis à leur disposition en préférant se maintenir au niveau de certaines places publiques », souligne Amar Belani. « Cette situation est susceptible de troubler la tranquillité publique, et à ce titre, les attroupements de ce genre sont dissipés conformément à la loi », assure‑t‑il.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a déjà appelé les Syriens à rejoindre les lieux d’hébergement qui leur sont consacrés. « Nous interdisons que les Syriens restent sur la voie publique, auquel cas nous prendrons des sanctions pour faire respecter la dignité et l’autorité de l’État », a‑t‑il dit samedi. « Pour nous, il s’agit de les regrouper pour assurer leur sécurité, pour qu’ils puissent être pris en charge sur le plan de l’hygiène, de la santé et pour la scolarité des enfants en bas âge », a‑t‑il ajouté.

Le problème de la scolarisation des enfants des réfugiés s’avère délicat. La rentrée scolaire aura lieu dans un mois environ. Mais pour l’heure, cette question n’est toujours pas tranchée par les autorités. Bénéficiant d’un statut de touriste, les ressortissants syriens auront également des difficultés pour demander des documents administratifs auprès de leur consulat en cas de besoin.


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