DzActiviste.info Publié le ven 16 Mai 2014

La terre se rechauffe : ce sont les faibles qui vont en souffrir! Par CE C

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L'ours blanc est devenu un SDF: Il nage jusqu'à épuisement «Notre maison brûle et on regarde ailleurs» Président Jacques Chirac (Discours au IVe Sommet de la Terre, Johannesburg 2 septembre 2002) Un scoop du Giec le 1er avril! La Terre se réchauffe! Pourtant, Jacques Chirac avait en son temps, en vain, attiré l'attention. C'est l'homme qui en est responsable! Il faudrait peut-être ajouter que c'est l'homme «industrialisé 0.» qui en est le principal responsable. Le Giec a mis 25 ans à le prouver faisant face aux climato-sceptiques qui incriminent principalement l'activité solaire. Ce dernier rapport que nous allons expliciter est encore plus alarmant. 25 ans de parcours du combattant du Giec L'avertissement du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) est brutal. Depuis 25 ans, ils alertent sur l'impact de l'activité humaine sur l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Béatrice Hérault nous raconte l'épopée inaudible, il faut bien le dire, du Giec, tant il est vrai que les gouvernants ne tienent pas compte des cris d'alarme, exception faite pour le protocole de Kyoto que l'Amérique de George Bush n'a jamais voulu parapher, amenant les pays émergents à ne pas se sentir concernés par un problème mondial récurrent et qui n'affecte en définitive que les pays pauvres. «31 Mars 2014: Il s'agit du rapport le plus complet mais aussi le plus alarmiste publié depuis la création du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). L'organisme scientifique publie son rapport «Changements climatiques 2014: conséquences, adaptation et vulnérabilité». «Vu le réchauffement considérable dû à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les risques vont être difficiles à gérer et même des investissements importants et soutenus dans l'adaptation auront leurs limites», déclare ainsi Chris Field, l'un des principaux coordonateur du rapport. Les changements climatiques touchent déjà l'agriculture, la santé, les écosystèmes terrestres et océaniques, l'approvisionnement en eau et les moyens de subsistance de certaines populations. Ces changements touchent toutes les régions, des tropiques jusqu'aux pôles.»(1) «Ce rapport est le deuxième volet du cinquième rapport sur le climat. Le premier volet, sur les bases scientifiques du réchauffement climatique, a été publié en septembre 2013. Il y est écrit que le réchauffement climatique est «sans équivoque». La synthèse finale est, elle, prévue pour fin octobre 2014. Objectif: servir de matière aux chefs d'Etat pour tenter de sceller un accord sur le climat lors des négociations internationales onusiennes de 2015 à Paris. 2013-2009: Après l'échec des négociations internationales sur le climat de Copenhague, c'est la gueule de bois. Cible principale des climato-sceptiques qui multiplient les «révélations» sur les erreurs du groupe d'experts, le Giec doit amorcer une profonde réforme de son fonctionnement pour restaurer sa crédibilité… Jamais une conférence onusienne sur le climat n'aura été aussi attendue et suivie que celle de Copenhague. «2007: Dans son quatrième rapport, le Giec hausse le ton. Le taux de certitude sur le rôle essentiel des activités humaines dans le réchauffement de la planète passe à plus de 90% contre 66% en 2001. Cette même année, le Giec est récompensé du prix Nobel de la paix pour ses travaux scientifiques, conjointement avec Al Gore qui les a vulgarisés. 2006: Après les alertes répétées des scientifiques, ce sont les politiques et même les financiers qui s'inquiètent des bouleversements climatiques. Le rapport de l'ancien chef économiste de la Banque mondiale, Nicholas Stern, fait l'effet d'une bombe auprès des dirigeants de la planète. Selon ses calculs, en l'absence de mesures règlementaires dans les 10 ans, le réchauffement climatique pourrait coûter à l'économie mondiale jusqu'à 7000 milliards de dollars. Ce coût de l'inaction, très médiatisé, mobilise alors la communauté internationale sur l'urgence à forger un consensus international sur la lutte contre le changement climatique.»(1) «2005: Le protocole de Kyoto entre en vigueur. Il vise à réduire les émissions de CO2 des 36 pays industrialisés qui l'ont ratifié. Une réduction moyenne de 5,2% sur la période 2008-2012 par rapport aux niveaux de 1990. Mais l'efficacité de ce traité international est limitée car ni l'Australie, ni les Etats-Unis refusent de s'y soumettre, ainsi que le Canada… 2001: Le troisième rapport du Giec déclare qu'il existe «des preuves solides que la tendance au réchauffement climatique observée ces cinquante dernières années est attribuable à l'activité humaine.» 1992: Sommet de la Terre qui se tient à Rio de Janeiro. 1990: Le premier rapport d'évaluation du Giec est publié. 1988: Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) Sa mission: «évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective les meilleurs informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique» du monde entier sur le climat.» Pour le Giec, il est désormais «extrêmement probable» que l'influence humaine est la principale cause du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle, ce qui équivaut à 95% de certitude, Dans son précédent rapport, en 2007, cette certitude était de 90%. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans une déclaration télédiffusée, a salué le travail du Giec pour son «évaluation régulière et impartiale». Les conséquences du Rapport du Giec du 31.03.2014 Le rapport recense les impacts déjà observables du changement climatique qui a eu ces dernières décennies des impacts «sur tous les continents et dans les océans», essentiellement sur les systèmes naturels. Dans de nombreuses régions, le changement dans les régimes de précipitations et la fonte des neiges et des glaciers ont modifié les systèmes hydrauliques,«affectant les ressources en eau en quantité et en qualité».Le changement climatique a également eu un impact plus «négatif» que positif sur la production alimentaire (blé et maïs). L'aire de répartition, le nombre d'individus ou les pratiques migratoires de nombreuses espèces marines et terrestres se sont modifiés. Autant de constats qui poussent le Giec à assombrir encore un peu plus ses perspectives sur les effets du réchauffement climatique au XXIe siècle. «La probabilité d'impacts graves, étendus et irréversibles s'accroît avec l'intensification du réchauffement climatique», avertit le Giec Le Giec parle de risques «élevés à très élevés» en cas de hausse moyenne des températures de 4° C par rapport à la période préindustrielle («extinction substantielle d'espèces», «risques importants pour la sécurité alimentaire»), mais évoque des risques «considérables» dès un réchauffement de 1 à 2 °C. Plus le climat se réchauffera, plus le nombre d'humains frappés par une pénurie d'eau sera élevé, Dans la plupart des régions subtropicales, les cours d'eau, les lacs et les mers ainsi que les nappes phréatiques verront leur niveau diminuer. Et là où l'eau viendra à manquer, les espèces animales risquent de souffrir, voire de s'éteindre si elles ne parviennent pas à s'adapter à ces changements hydriques. Idem pour certaines espèces d'arbres qui, en disparaissant, ne joueront plus leur rôle de puits de carbone. A l'inverse, les ressources hydriques seront vraisemblablement plus abondantes dans les régions de hautes latitudes, soumises à de fortes précipitations.(2) «Tous les aspects de la sécurité alimentaire sont potentiellement affectés» (…) la demande mondiale va augmenter. Sur terre, la production de blé, maïs et riz devrait être affectée avec une hausse locale du thermomètre de 2 °C par rapport aux niveaux de la fin du XXe siècle, «même si certaines régions pourraient en tirer bénéfice». La situation s'aggravera, après 2050, exposant davantage les pays d'Afrique et d'Amérique du Sud.(2) Moins d'eau disponible pour l'agriculture Le Giec craint une réduction «significative» des eaux de surface et souterraines dans la plupart des régions subtropicales sèches, avec des impacts attendus sur la qualité de ces eaux. Le texte évoque des risques de pénuries en Afrique, en Asie et dans le sud de l'Australie, et parle d'une pression potentiellement accrue sur les ressources disponibles en Europe et en Amérique du Nord. Le changement climatique va «ralentir la croissance économique, rendre plus difficile la réduction de la pauvreté (…) et [en] créer de nouvelles poches», notamment dans les villes, selon le rapport. Les Problèmes sanitaires Le Giec s'attend à une augmentation des problèmes de santé dans de nombreuses régions, spécialement les pays en développement (accroissement des vagues de chaleur intense, mauvaise nutrition ou encore maladies liées à la contamination de l'eau ou de la nourriture) Jusqu'au milieu du siècle, les fléaux sanitaires devraient progresser, surtout dans les pays en développement. Au menu: décès dus aux vagues de chaleur et aux incendies, sous-nutrition liée à la raréfaction des ressources, maladies liées à la contamination de l'eau ou à la propagation des vecteurs – de la malaria notamment. Le texte évoque notamment pour l'Afrique une modification de la géographie des maladies dues aux changements du régime des pluies et des températures. Selon le Giec, les inondations et l'érosion vont de plus en plus affecter les zones côtières et les basses terres en raison de la hausse du niveau de la mer. Par ailleurs, la proportion de la population affectée par des crues majeures va augmenter. Le Giec cite notamment les aires urbaines d'Europe, d'Asie et d'Amérique latine, où l'urbanisation massive augmente les risques d'inondations.Il y aura des risques accrus d'extinction Ces risques concernent «une large partie» des espèces terrestres et marines, dont de nombreuses «ne seront pas capables de se déplacer suffisamment rapidement pour trouver des climats plus adaptés» après le changement climatique.(2) Les conséquences: la guerre de tous contre tous Dans son dernier rapport, Le Giec table sur une augmentation des déplacements de population, et des«risques de conflit violent» avec «une aggravation des facteurs classiques que sont la pauvreté et les chocs économiques». Risques de conflit entre Etats avec des rivalités autour de ressources plus rares, comme l'eau ou les stocks de poissons, ou de nouvelles opportunités générées par la fonte des glaces. «Les risques liés au changement climatique peuvent être réduits en limitant sa vitesse et son ampleur», rappelle le Giec, qui préconise des mesures «d'adaptation» au réchauffement attendu. Parmi les mesures préconisées dans le rapport: l'installation de systèmes d'alerte, d'abris contre les cyclones et les inondations; la protection des mangroves pour épargner les côtes; améliorer le stockage d'eau et les techniques d'irrigation; la création de nouvelles pratiques agricoles; de meilleurs programmes de vaccination; la création de zones protégées et l'identification de groupes vulnérables; la diversification de l'économie". Lorsque les populations viendront à manquer de ressources ou seront touchées par des phénomènes climatiques extrêmes… elles se déplaceront, souligne le Giec. «La migration peut aussi être une stratégie d'adaptation efficace», précise le texte pour décideurs – la version condensée du rapport. D'autres migreront sans doute pour éviter les tensions: «Le changement climatique peut, indirectement, augmenter les risques de conflits violents comme les guerres civiles et les violences entre différents groupes en amplifiant des causes bien connues de ces conflits: la pauvreté et les chocs économiques», considèrent les experts. Selon une étude américaine publiée en 2013, «chaque augmentation de 1°C de la température pourrait entraîner une augmentation de 14% des conflits entre les groupes et de 4% des violences entre personnes. Des conflits à l'intérieur des pays, entre les nations aussi: «Certains impacts du changement climatique comme les variations de couverture glaciaire, la raréfaction de ressources partagées en eau ou la diminution des stocks halieutiques a le potentiel d'augmenter la rivalité entre les pays», précise le résumé pour décideurs. Ce qu'il faut retenir 900 milliards de tonnes de CO2 stationnent dans l'atmosphère pour au moins cent ans. Les pays occidentaux industrialisés et le Japon sont pour une large part responsables de cela. L'échec des différentes réunions du Giec dont les décisions ne sont pas contraignantes – à part celles du Protocole de Kyoto qui n'a toujours pas de suite- est dû à l'entêtement mortel pour les petits pays, des pays pollueurs anciens et nouveaux (les pays émergents), les uns ne veulent pas changer leur mode de gaspillage, les autres rêvent de les rejoindre pensant à tort que l'énergie c'est la croissance. C'est tellement vrai que deux exemples permettent de comprendre les enjeux en décidant de sortir du nucléaire parce que dangereux, elle veut diminuer son empreinte écologique en misant sur les énergies renouvelables, c'est bien mais alors pourquoi dans le même temps elle va ouvrir aussi 25 centrales à charbon pour compenser le nucléaire…Le cas de la Chine est aussi édifiant. Ce pays est le pays de la démesure. Dans le temps où il construit le barrage des Trois Gorges de 20.000 MW (une fois et demi la production algérienne) il investit aussi dans le renouvelable (premier dans le solaire et l'éolien (une éolienne de 2 MW toutes les deux heures). Dans le même temps, il construit une centrale à charbon par semaine et un réacteur nucléaire tous les six mois. Seule une prise de conscience planétaire permettra d'aller vers une transition énergétique apaisée. Il n'est pas trop tard. Un signe? Les Américains se mettent au bio. «En fixant de nouvelles règles du jeu pour pouvoir accéder aux assurances, la nouvelle loi américaine régule par la même occasion l'usage des produits phytosanitaires et l'exploitation des terres, histoire de préserver l'environnement mis à mal par les changements climatiques. En mars 2009, Vilsack, secrétaire d'Etat à l'Agriculture, déclarait: «L'agriculture doit évoluer, et je pense que les changements climatiques et les impératifs énergétiques fournissent une opportunité idéale. […] Cette crise énergétique et climatique est une opportunité formidable. Mais le changement, c'est toujours difficile.»

Il y a peut-être là une prise de conscience qui va sauver la Terre.


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