DzActiviste.info Publié le dim 7 Juil 2013

La Tunisie leader maghrébin de l’innovation, l’Algérie à quatre places du dernier.

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Abdelkader Zahar
samedi 6 juillet 2013 11:59

Le Maghreb de l’innovation est en constant recul, selon l’indice mondial de l’OMPI pour 2013. La Tunisie maintient quand même son leadership dans la région. Alors que l’Algérie continue à creuser vers le bas du tableau mondial.

 

La Tunisie est en tête du Maghreb dans l’indice mondial de l’innovation 2013 (GII 2013) de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Même avec la perte de 11 places, la Tunisie se classe à la 70e position mondiale, dans la catégorie des pays à revenu moyen-supérieur, avec une note de 35,82/100. Le Technopark El Ghazala est cité comme référence en matière de « dynamique de l’innovation dans le monde arabe ». « Avec un écosystème diversifié » El Ghazala « peut créer un environnement dynamique où l’innovation peut prospérer », indique le rapport de l’OMPI. « Il comprend une pépinière d’entreprises, un centre de recherche dédié à l’industrie TIC (Centre Etude Recherche Télécommunications ou CERT) et différentes écoles de télécommunication, y compris deux écoles doctorales, et plusieurs divisions de recherche en relation avec des disciplines liées aux TIC », affirme encore le document de l’OMPI. Le plus important, selon l’Organisation, c’est que le technopôle El Ghazala permet un transfert de technologie entre des multinationales et des entreprises locales des TIC. « L’environnement offert par El Ghazala, à travers des mécanismes de transferts de technologie des multinationales vers des PME nationales, le partage des ressources, la collaboration universités-entreprises, et la participation à des foires et autres événements thématiques, a contribué à favoriser la synergie avec différents acteurs du technopôle. Par exemple, 23% des partenariats inter-entreprises ont été mis en place pour travailler sur divers projets, et 23% sont en voie de mise en forme », ajoute le GII 2013. Aussi, le nombre d’employés travaillant au Technopark El Ghazala est passé de 500 en 2005 à 2000 actuellement.

Un léger recul du Maroc

Dans le GII 2013 de l’OMPI, le Maroc a perdu 4 places, en se classant 92e mondial avec une note de 30,89/100, dans la catégorie des pays à bas revenus. Le Parc Haliopolis d’Agadir, de traitement des produits de la mer, est également cité dans le rapport annuel de l’OMPI comme exemple d’innovation dans le monde arabe. « Agadir, à travers Haliopolis, est devenue au cœur de la stratégie halieutique (du Maroc), pour renforcer la contribution du secteur de la pêche à l’économie nationale en triplant sa valeur ajoutée pour atteindre 22 milliards dirhams d’ici 2020″. A ce propos, le rapport indique également que le secteur de la pêche et de la transformation des fruits de mer « est doté de ressources humaines qualifiées, et de centres de formation spécialisés dans l’industrie halieutique. Selon le rapport de l’OMPI, le gouvernement marocain « a mis en place un package attractif d’incitation pour encourager les entreprises à investir à Haliopolis ». Lancé en 2009, le Parc Haliopolis vise à « regrouper tous les acteurs de la chaîne de valeur de la transformation des fruits de mer, et d’intégrer les différents acteurs comme sources d’innovation », ajoute le GII 2013.

L’innovation en Algérie… peut attendre

Dans le rapport 2013, l’Algérie perd 14 places en se classant au 138e rang mondial (sur 142 pays au total) en matière d’innovation, avec une note de 23,11/100. Dans le sous-indice input de l’innovation, elle arrive à la 112e place (31,61/100), contre la 141e place (12,62/100)dans le sous-indice ouput de l’innovation. Par secteurs, l’Algérie réalise la 118e place dans le chapitre « Institutions » qui comprend les politiques de régulation, de l’environnement des affaires et de développement durable. Dans le chapitre « Ressources humaines et Recherche », l’Algérie se classe 79e mondial (47,1/100). En matière d’infrastructures TIC et autres, elle réalise la 93 place (125e pour les e-services gouvernementaux et 111e pour l’e-participation). Alors qu’en ce qui concerne la « sophistication du marché » (crédits bancaires, investissement et concurrence), l’Algérie arrive à la 114e place (38,4/100). Dans le chapitre « Sophistication de l’économie » qui comprend le niveau de formation des travailleurs, la recherche et développement, et les brevets, l’Algérie fait pire que son classement global en arrivant à 139e place. Tout comme dans le « L’Ouput de créativité », qui comprend la création d’entreprises TIC et la créativité on-line, où elle atteint la 140e place. Parmi d’autres pays du classement mondial de l’innovation, nous retrouvons l’Egypte (108e), la Syrie (134e), et le Yemen (142e). Comme pour Oman, le Koweït, les Emirats Arabes unis, le Bahreïn, le Yémen, la Syrie, l’Azerbaïdjan, l’Egypte et le Liban, les performances de l’Algérie en matière d’innovation sont jugées en-dessous de leurs niveaux de revenus.


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