DzActiviste.info Publié le mer 26 Mar 2014

La VIGILENCE POLITIQUE est essentielle.

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La VIGILENCE POLITIQUE est essentielle.

De jeunes militants parmi les organisateurs de la marche du 22 mars à Paris sont excédés par les provocations des médias islamistes. La télévision de la progéniture d’Abassi Madani s’est livrée à une grossière manipulation. Elle a présenté des provocateurs professionnels comme simples citoyens qui auraient pris part à cette marche. L’un d’entre eux a brandi devant la caméra une pancarte sur laquelle il était possible de lire : « Fis = Transition ».

« Fis = Transition » ? Ah, bon ? Eh bien, oui ! Le fis est une transition assurée vers l’État théocratique, l’État des mollahs, des pasdarans ; celui des GIA, des Ben Aicha, Benhadjar, Belhadj et autre illuminés. Effectivement, la transition prônée par le Fis et ses affidés de l’islam politique est cela.

Pour la vérité il faut dire que les organisateurs ont déjoué la provocation. Ils ont sommé ces activistes de ranger leur panoplie et de se plier aux mots d’ordres de la marche. Seulement, il faut relever que ce genre d’initiative est d’autant plus vulnérable à la provocation que le niveau de VIGILENCE POLITIQUE est bas. La marche devait être intitulée « marche des démocrates » ou « marche pour la démocratie » ou pour « le changement démocratique ». L’insistance sur la présence de la notion de démocratie dans la dénomination de la marche était pertinente. Elle se vérifie a posteriori.

Toute initiative politique a vocation à lever des forces, à rassembler. Mais lever et rassembler quelles forces, pour quelle perspective ? Dans le cas présent il est clair que la présence des islamistes était indésirable. Pourtant, ils ont jugé qu’une manipulation était possible, pourquoi ? C’est donc qu’il y a une faille.

Le clivage avec les islamistes n’est pas dans le passé. Bien qu’ils soient étrangers au mouvement de libération nationale, qu’ils aient continuellement combattu le progrès et l’émancipation sous toutes ses formes. Le clivage n’est pas seulement dans leur penchant djihadiste, ou dans les affres de la subversion insurrectionnelle qu’ils nous ont fait subir. Il est surtout dans la façon de voir et de concevoir l’avenir. Le projet patriotique national démocratique est inconciliable avec le projet califal despotique et théocratique. Le premier se conçoit comme la reconnaissance d’une égalité totale aux citoyens dans la Res publica et une liberté absolue des individus dans la Res Privata. Alors que, le projet de l’Émirat d’Algérie, s’énonce comme une soumission totale des croyants dans l’espace public et une inquisition permanente dans la vie privée des individus. Bien sûr il y a les Ben Daafar et les Merzouki pour croire dompter le monstre, et on leur découvre des adeptes dans le fameux front du boycott en Algérie.  Entre un peuple souverain et une Oumma soumise quel compromis voulez-vous trouver ?

Or, les approches quelque peu naïves ( ?) de vouloir abattre le régime en acceptant une alliance avec l’islamisme  – modéré, qui n’a pas pris les armes,.. – ne peuvent que tourner à la faveur de ce dernier qui, sur le plan stratégique, est d’une unité sans faille. À vouloir éviter la guerre, l’on récolte le déshonneur et la guerre. Il ne faut, donc, jamais hésiter à cliver fortement avec les tenants du projet islamiste. Le niveau de vigilance politique de ce point de vue-là était plus élevé lors du rassemblement, du 1er Mars, devant l’ambassade d’Algérie à Paris. D’ailleurs, à la suite de ce rassemblement, la tentative de provocation menée par les mêmes milieux appuyés par leurs sous-marins dans certains médias français a été facilement déjouée.  Alors que ces mêmes sous-marins sentent qu’ils ont des passerelles avec certaines composantes qui figurent dans la préparation de la marche du 22 mars.

Il peut paraitre que la radicalité est dans la dénonciation « des Bouteflika » ou dans la phobie des généraux ; seulement, cette radicalité « agitatoire » se fait au profit de celui qui aura popularisé son alternative. La radicalité, la vraie, s’inscrit dans la teneur concrète de l’alternative.

Que voulons-nous ? Nous voulons un renouveau de notre mouvement national. La reprise de notre marche émancipatrice vers plus de liberté, plus de justice sociale, plus de progrès. Nous voulons la République promise par le Congrès National de la Soummam. Une république démocratique et sociale qui récuse la théocratie et condamne le féodalisme. Toutes nos actions doivent traluirent cette radicalité. Même lors d’un match de boxe, vous avez beau donner des coups de poing si vous ne développez pas une stratégie votre défaite est assurée.


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