DzActiviste.info Publié le mar 17 Sep 2013

L’affaire Amirat Allaoua

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Après le complot des colonels réglé de la manière que l’on sait, le G.P.R.A, avait à faire face à une nouvelle crise. Le docteur Lamine Debaghine, ministre des Affaires étrangères, accusait une partie du gouvernement -en particulier Boussouf soutenu cette fois par Ferhat Abbas– d’avoir «suicidé» un jeune membre de la délégation F.L.N, au Liban de passage au Caire.

Le jeune homme, Amirat Allaoua, attaché à la délégation de Beyrouth, avait été renvoyé de son poste par son chef, Kabouya Brahim, qui l’accusait d’avoir tenu à un consul étranger des propos malveillants sur l’attitude de certains membres du G.P.R.A, et de leurs épouses! En sanction le jeune diplomate s’était retrouvé planton dans l’immeuble du F.L.N, au Caire! Mais sa mésaventure ne l’avait pas calmé. Il se répandait en critiques de plus en plus acerbes contre les chefs de l’extérieur, renouvelant ses accusations contre les mœurs «légères» de leurs épouses, et surtout évoquant en termes trop précis la «disparition» d’Abane Ramdane. Ferhat Abbas, ami intime du père d’Allaoua, l’avait morigéné d’importance, puis, le jeune homme s’étant rebiffé, le vieux leader l’avait violemment giflé. Quarante-huit heures plus tard, le corps d’Allaoua basculait d’une fenêtre du cinquième étage de l’immeuble du F.L.N., L’affaire Allaoua commençait.

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Article original rédigé par aziz3d et publié sur Guerre d’Algérie
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