DzActiviste.info Publié le lun 20 Fév 2012

Laghouat: Deux chomeurs risquent 5 ans de prison

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Le responsable du comité national des droits des chômeurs (CNDDC) à Laghouat, Hadj Nacer Aïssa se dit victime «d’un abus de pouvoir de la part du wali de Laghouat. La justice s’est emparée de mon affaire pour appuyer les desseins de ce dernier ».

En effet, depuis qu’il a commencé ses activités militantes pour les droits des chômeurs, en janvier 2011, il est poursuivi en justice. Les accusations qu’on lui impute sont, entre autres, trouble à l’ordre public, insultes et menaces. Il risque 5 ans de prison.

Même si l’affaire remonte à 2011, notre interlocuteur affirme que «les pressions se sont accentuées au lendemain des manifestations organisées à Laghouat en janvier 2012. Des actions auxquelles, il a appelé les citoyens de Laghouat à se mobiliser en masse.

Le responsable du CNNDC de Laghouat, nous a exprimé au téléphone son indignation: « je suis contre ce genre de pratiques. Les rassemblements dans les espaces publics est un droit constitutionnel avant tout ».

Le verdict est tombé en février 2012 et concerne également le vice-président du CNDDC. Ils ont été été condamnés par contumace à cinq de prisons fermes. «Le verdict je l’ai reçu quelques jours après. Je n’ai même pas été présent lors du jugement. Je sens qu’on veut me menacer et entraver ainsi mon action », nous dira au téléphone Hadj Nacer Aïssa. « En sa qualité de Wali, mon accusateur exploite ainsi la justice et abuse de son pouvoir pour casser l’action citoyenne », poursuit-il.

Mais, Hadj Nacer ne compte pas se taire pour que d’autres personnes ne soient pas victimes de ce genre de pratiques.

«Autour de l’affaire règne des zones d’ombre qui consistent par exemple à m’annoncer au niveau de la justice lorsque j’ai cassé le jugement, qu’il serait inutile que j’engage un avocat », détaille notre interlocuteur.

Le 14 mars prochain, Hadj Nacer Aïssa comparaîtra devant la justice. Il compte entre temps très bientôt saisir le commissariat aux droits de l’homme de l’ONU à Alger. «J’ai déjà saisi le bureau régional de la ligue algérienne des droits de l’homme (LDDH) à Laghouat», nous confiera notre interlocuteur.

Hamida Mechaï
EW 20 02 2012


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