DzActiviste.info Publié le lun 14 Oct 2013

L’Aïd Al-Adha. Une Fête Dans La Misère !

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Mohamed Ibn Khaldoun

1378264_626623770693731_1489232062_nCe n’est plus un camouflé, nul ne peut cacher le soleil avec le tamis ! La majorité des Algériens souffre aujourd’hui d’une vraie misère. A 2 jours de la fête de l’Aïd, personne de ces misérables n’a pensé à l’acquisition du mouton. « Ce n’est plus comme avant, aujourd’hui on est à bout de souffle, après la rentrée des classe, il ne me reste que la télévision à revendre pour pouvoir acheter quelques kilos de viande pour les petits enfants » Dira un Algérien qui travaille au SMIG depuis 9 années.

Par contre, il existe les autres algériens, une minorité qui se la coule douce, sans se soucier du problème financier. Une minorité qui prend en otage une majorité, la nomenklatura, Les responsables, les cadres des partis de tous bord, les députés qui ont été élus par les voix des misérables et qu’ils avaient vite oubliés dés leur entrée sous la coupole du boulevard Zighoud Youcef.

Ces Algériens qui vivent dans la précarité dans un pays appelé l’Algérie, plein de ressources, attendent toujours (Godo) l’amélioration de leur condition de vie, ils sont très très nombreux et se comptaient par millions. Leurs voix électorales, peuvent facilement changer les choses en leur faveur, s’ils savaient bien l’utiliser dans bonne enveloppe et s’ils trouvent leur –héros-, qui pense vraiment à leur situation.

L’Aïd est là , mais très froidement, comme si un autre drame a frappé le pays. Personne n’y pense. L’anomie a atteint cette majorité, la malnutrition des enfants,

Le rapport rédigé par l’ONU relatif à l’alimentation et l’agriculture, a fait état d’un nouveau scandale pour le pouvoir actuel de Bouteflika. La malnutrition de la majorité appauvrie en particulier les enfants atteints de l’anémie 42,5 % et les carences en micronutriments, vitamines à 15,7 %. Le rapport démontre que 15, 9 % des enfants sont très mal nourri et demeurent sous-alimenté. Le rapport aunisien ne précise pas les causes de cette ‘’famine’’ imposé par la politique économique.

Cette politique économico sociale, impopulaire anti pauvre imposée, d’abord à travers l’ancien premier ministre, l’impopulaire Ahmed Ouyahia, a débutée avec la privatisation et le bradage des entreprises et usines, l’ouverture du bazar en autorisant l’exportation de la nourriture du peuple sans aucun respect de la loi de l’auto insuffisance, le cas du poisson, de datte et la pomme de terre, ce qui a fait flamber les prix à l’intérieur du pays. Le taux du dinar que malgré la très bonne santé du trésor de l’Algérie il demeure le plus bas au Maghreb, ce qui fait uniquement le bonheur de la mafia politico financière, qui semblait tenir la vie d’une grande partie de la population Algérienne entre ses mains. Le rapport de l’ONU, accable le pouvoir d’avoir provoquer cette défaillance dans la nourriture du peuple. Un échec voulu où l’anarchie régnait dans les milieux du commerce, des prix et surtout la grande différence dans les salaires, entre les misérables payés au SMIG de 18000 da, ou au filet social, et les titulaires de hauts salaires à coups de dizaines de millions. La nouvelle politique a fait surgir dans tous les créneaux du commerce des réseaux mafieux sous couverture de pseudos commerçants, distributeurs, revendeurs, exportateurs, importateurs. Qui agissaient en toute impunité.

On se rappelle déjà de la 49 ème session de la commission du développement social qui siège à l’ONU, organisait durant la période du 9 au 18 février 2011, dont l’ordre du jour était la pauvreté en Algérie. Alors que Kamel Chir, le représentant du pouvoir en place, l’or de son intervention, il avait affirmé que l’Algérie avait adopté deux plans quinquennaux de développement, soit 200 milliards de dollars pour réduire la pauvreté, en indiquant que le PIB était passé de 1801 dollars en 2000 à 5081 dollars en 2008 par habitants. Alors que le bilan est restait alarmant. Le nombre de pauvres dépasse largement la dizaine de millions. La société se clochardise. Trop d’exclus, trop de SDF, trop de chômage trop de piston, trop de favoritisme, trop de mendiants. L’ex classe moyenne est tombée complètement dans la misère.


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