DzActiviste.info Publié le sam 22 Juin 2013

L’Algérie des panseurs, et celle des saigneurs…

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Les gens spéculent à qui mieux. C’est la mode du jour. Chacun y va de sa lecture. Chacun se la jouant grand- prêtre. Il y en a même qui s’improvisent maraboulitiques.
En l’absence d’une vraie information, institutionnelle, médiatique, ou salonique, c’est la noria des popolitologues, des zanalystes, des jornanistes politiques, des X-perd, des météokhrologues, et autres heu en tout genre.  C’est le temps de l’aboubris dans le pays de l’abourab.
En vérité, le problème est simple. Les flibustiers qui ont jeté le grappin sur tout le pays, depuis 62, et leurs bâtards après eux, leurs bâtards pourritiques bien sur,  sont en train de discuter des parts de butin qui doivent revenir à chaque frère de la côtelette. C’est juste là où ça coince. Ni problème de mouvance politique, ni Amar Bouzouarr. Quand ils auront trouvé un terrain d’entente, quand ils sauront sur quel prête-nom ils auront jeté leur dévolu, pour gérer leur parc zoologique, alors ils vous sonneront, pour aller déposer vos bulletins dans vos boites à faire semblant. Et ils vous diront ce qu’ils auront décidé pour vous. Ils condescendront à vous faire dire, par de vrais faire-part, de faire votre part de marché, c’est à dire d’aller à vos propres abattoirs en hurlant jich chaab maak ya foulène.
Et vous, comme de braves gens, sages et conscients des périls qui pèsent sur la nation, comme l’a si bien dit Si souzof, vous irez faire votre devoir, en bombant le torse, et il vous sera même permis de pisser votre patriotisme à deux balles, si vous en ressentez le besoin pressant. C’est un privilège qui est toujours consenti à ceux qui doivent passer à la casserole.  Comme la dernière cigarette du condamné.

DB


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