DzActiviste.info Publié le sam 10 Nov 2012

L’Algérie, le pays le moins prospère du Maghreb.

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Fella  Bouredji

In http://blog.slateafrique.com/paroles-algeriens/

L’Algérie est dans le top 10 des pays qui entravent le plus les libertés individuelles. A la 137ème place sur 142 pays. Ce qui fait d’elle, le pays le moins prospère du Maghreb.

La Tunisie serait moins prospère que le Maroc. L’Algérie, elle, serait encore moins prospère que les deux réunis. C’est ce que révèle le dernier classement de Legatum prosperity Index qui évalue chaque année la « prospérité » des pays selon plusieurs critères (santé, éducation, entrepreneuriat, gouvernance, sécurité, capital social et libertés individuelles). L’Algérie est ainsi à la 100ème place sur 142 pays. Le Maroc à la 73ème place et la Tunisie au 78ème rang.

Si les pays nordiques squattent le haut du classement avec la Norvège en première place, les pays africains sont, eux, au plus bas, avec la République centrafricaine à la dernière place, soit 142ème et l’Éthiopie à la 132ème place. Les pays arabes ne sont pas en reste, avec le Yemen, classé 134ème. Les Etats-Unis, pour leur part, sont au 12ème rang et la France au 21ème.

Dans tout ça, l’Algérie devient le pays le moins prospère du Maghreb, et c’est à son régime autocratique qui entrave tant de libertés individuelles, qu’elle le doit.

L’Algérie dit NON aux libertés individuelles

Si l’Algérie a réussi à se positionner sur la 50ème place grâce au critère économique (un grand merci à nos précieux gisements d’hydrocarbures), à la 75ème place pour la santé (Ils se sont forcément trompés dans leurs calculs là!), à la 77ème place sur le plan de l’éducation ( là aussi, il y a des doutes), c’est dans les libertés individuelles qu’elle fait son plus mauvais score. 137ème sur 142 pays (les calculs sont forcément bons ici).

Classement désolant qui lui permet de se faire une place au Top 10 des pires pays en matière de libertés individuelles. Pas étonnant. En Algérie, les rassemblements dans les espaces publics restent interdits plus d’un an après la levée de l’état d’urgence. Les militants des droits de l’Homme sont de plus en plus traqués, les opposants sévèrement surveillés et les non-musulmans ont tout intérêt à garder leur profession religieuse secrète. Et la liste est encore longue. Mauvais classement mérité donc!

Fella Bouredji


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