DzActiviste.info Publié le dim 6 Oct 2013

L’ALGERIE ou la culture du non développement

Partager

 

ChrikiPlus de 50 ans nous séparent de l’indépendance du pays et force est de constater que le gâchis, dans tous les domaines, est incommensurable et semble inexplicable.

Pourquoi un pays, avec des potentialités immenses n’arrive pas à décoller et reste tributaire, ne serait-ce que pour son alimentation, de l’étranger et 92% de ce que nous consommons nous proviennent de pays qui se régalent d’écouler ainsi leur surproduction ?

Pourquoi notre pays vient d’être classé parmi les derniers pays que ce soit dans le monde de l’éducation, de la corruption ? Pardon, on est les premiers en Afrique concernant les achats d’armement, c’est à croire, que l’on va déclarer la guerre à la terre entière, plus de 9 milliards de dollars en 2013 !…

Pourquoi dans le classement des universités du monde, notre pays n’y figure même pas parmi les 2000 premières ?

Pourquoi un pays, de 38 millions d’habitants, dont plus de 65% ont moins de 30 ans, est dirigé par une équipe de grabataires ?

Pourquoi un pays, cinq fois plus grand que la France, est obligé de constater que la jeunesse choisi de se jeter à la mer pour rejoindre l’Eldorado que de rester dans un pays qui ne leur offre que des murs à soutenir ???

Et je pourrais ainsi allonger mes litanies !…

Notre pays a subi des politiques basées sur le mimétisme. Au lieu de s’appuyer sur nos sages  traditions qui ont toujours fait preuve de discernement dans tous les domaines, nos dirigeants se tournés vers l’étranger pour importer jusqu’à un nouveau mode de consommation.

Est-ce que nous étions habitués à la baguette de pain ???

Est-ce que l’on consommait de la viande à tous les repas ???

Y avait-il dans chaque logement une salle de bain, pour ne citer que ces exemples ???

Les pinces sans rire me rétorqueront que nous aspirions à nous rapprocher des modes de pays qui nous ont précédé dans le développement qui n’aspire en fait qu’en une amélioration des conditions de vie des citoyens.

 

Et de ce postulat que nos dirigeants se sont jetés, « pétrole aidant », dans une course effrénée et surtout dans une démesure hallucinante, à vouloir absolument copier les autres pays et à y adopter leurs critères de développement.

Le plus ridicule, à mon sens a été un indicateur de la ration alimentaire journalière. Les nutritionnistes occidentaux ont, sur la base d’un niveau de vie occidental, déterminé que la ration journalière d’un individu est de 2500 calories par jour !… Nos statisticiens de l’époque se sont jetés sur leurs calculettes et ont tracé des projections qui n’avaient aucun souci du mode de vie de l’algérien-type… Et l’on a assisté à une gabegie qui perdure encore de nos jours. Le regretté Boubagra n’a -t-il joué dans un sketch, dont les plus vieux se souviennent, où à force de nourrir la poubelle avec des baguettes de pain rassis et non consommés, a fini par dévorer son pourvoyeur le jour où il n’avait rien à lui offrir… C’est pour dire que l’Algérien n’a pas besoin impérativement de 2500 calories par jour.

Nos ancêtres ont vécu avec largement moins que cela. Mais, en annonçant cela dans un amphithéâtre en 1980 devant une flopée d’universitaires, j’ai eu droit à une bordée d’huées, mais j’avais conclu mon intervention en donnant rendez-vous à mes détracteurs en l’an 2000. On a traversé 13 années après cette date et la réalité vient confirmer mes appréhensions. Comme j’aurais aimé me tromper…

C’est pourquoi, j’ai toujours pensé que le meilleur n’est jamais bon, mais le bon est toujours bon. C’est un fait, mais il fallait conserver une humilité qui nous aurait éviter de soumettre notre pays à une dépendance alimentaire qui risque de nous avilir de plus en plus vis–vis de l’étranger qui considère notre pays comme une source non négligeable de profits.

L’entreprise de trouver une solution semble compromise car la mondialisation a une conséquence dévastatrice sur l’ensemble des jeunes algériens, africains ou simplement de jeunes qui veulent mimer les autres jeunes de la planète qui vivent dans l’opulence. L’exemple récent de cette semaine où 300 jeunes somaliens et Erythréens ont perdu la vie aux larges des côtes de Lampedusa !…

Je pourrais développer encore finement mon intervention mais je pense que cette mouture est déjà suffisante pour un débat d’idées que je propose aux lecteurs de LQA.

==========================================================

Badreddine BENYOUCEF, Nîmes France


Nombre de lectures: 268 Views
Embed This