DzActiviste.info Publié le sam 2 Nov 2013

l’Algérie use de son veto à l’égard de l’Association de lutte contre la corruption

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CONVENTION DE L’ONU CONTRE LA CORRUPTION

El Watan, 31 octobre 2013

corruption-algérieLe grain de sable dans la machine à bakchichs. L’Association algérienne de lutte contre la corruption dérange et son président, Djilali Hadjadj, n’est pas fana de muselière. Et il le fait savoir.

Dans un communiqué rendu public hier, l’Association anticorruption (AACC) crie à l’exclusion et à l’«abus de veto». «Le pouvoir algérien, dénonçant l’association, vient d’exercer de nouveau son veto, guillotine anticitoyenne d’un autre âge, à l’encontre de l’AACC à la veille de la 5e conférence des Etats-parties de la Convention des Nations unies contre la corruption (UNCAC), battant ainsi un triste record mondial du seul pays utilisant cet interdit.»

Ce droit de veto, rappelle le président de l’association, a été déjà utilisé à trois reprises par le gouvernement algérien : en 2009 et 2011 lors des 3e et 4e Conférences des Etats-parties de l’UNCAC de Doha et Marrakech, et lors de la Conférence des Etats-parties de la 6e Convention onusienne contre la criminalité transnationale organisée en 2012 à Genève.

La Convention des Nations unies contre la corruption a été ratifiée par l’Algérie en 2004 avec des «réserves». Si l’Algérie a ratifié cette Convention, précise l’AACC, ce n’est pas «par volonté politique de lutter contre la corruption, mais uniquement pour en bloquer les mécanismes internationaux de surveillance de (son) application». «Le pouvoir algérien a tout fait, ajoute M. Hadjadj, pour limiter l’implication de la société civile dans la mise en application des dispositions de la Convention.»

L’AACC ne s’avoue pas vaincue pour autant. En dépit du veto gouvernemental, l’association sera représentée à cette 5e édition des Etats-parties (Panama, du 25 au 29 novembre 2013) par l’intermédiaire de la coalition internationale des Amis de la Conventions dont l’AACC est membre et aussi par le biais du «Rapport parallèle» sur l’application de la Convention par les Etats membres. «Le rapport de l’AACC sur l’application de cette Convention par l’Algérie sera, avise l’association anticorruption, rendu public la veille et sera largement diffusé.»

Mohand Aziri


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  1. Walid dit :

    Oui mais demain devant Dieu, qui usera de son Veto, devant le chatiment divin !?

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