DzActiviste.info Publié le lun 2 Juin 2014

L’ANC pose les bases de son programme

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CHARTE DE L’ALLIANCE POUR LE CHANGEMENT

El Watan, 1er juin 2014

P120530-101-790x347L’Alliance nationale pour le changement (ANC), composée d’anciens cadres du FFS et de l’ex-FIS, a rendue publique sa charte pour le changement.

Dans un document de trois pages, les membres de l’ANC rappellent, en préambule, les raisons qui ont poussé des personnalités d’horizons différents à s’unir pour la création de l’Alliance. «De crise en crise au sommet des appareils, l’Algérie est entrée dans une phase de régression extraordinairement dangereuse. L’heure est venue pour agir et dire non à l’Etat policier, à la corruption et à l’étouffement des libertés. Le 27 avril 2014, des citoyens et citoyennes algériens (nes) ont lancé un appel annonçant la formation de l’Alliance nationale pour le changement (ANC)», peut-on lire dans le document. En outre, l’ANC propose des valeurs inaliénables comme base de travail. Elle bannit l’usage de la violence comme moyen pour accéder au pouvoir. «L’usage de la violence pour accéder au pouvoir, se maintenir au pouvoir, régler des différends politiques ou œuvrer pour un changement politique doit être banni.»

L’ANC, qui compte «bâtir un Etat de droit sur la base d’un large consensus entre tous les Algériens et Algériennes», propose de remettre à plat les lois sur la concorde civile et propose «une véritable réconciliation nationale dans le cadre des devoirs de mémoire, de vérité et de justice et loin de tout esprit de vengeance». Politiquement, l’Alliance défend l’idée d’une période de transition. «Une période de transition consensuelle» pour mettre en place le changement et sans en exclure le pouvoir qui est par ailleurs averti de la détermination de l’ANC à aller au bout de sa démarche.

«Nous sommes disposés à faire le changement, à travers une période de transition consensuelle, avec la participation du pouvoir actuel. Mais nous le ferons sans lui s’il persiste dans sa fuite en avant.»Dans sa charte, l’ANC rappelle quel rôle doit avoir l’ANP dans un Etat de droit. Si elle considère qu’«une Armée nationale populaire forte et unie, ainsi que des services de sécurité performants sont une garantie et une nécessité pour l’Etat de droit», elle renvoie les militaires dans les casernes et lui dénie le droit de se mêler de la politique. «Ces institutions devront garantir l’intégrité du territoire et la sécurité des citoyens, mais ne devront en aucun cas imposer des choix politiques ou entraver l’exercice plein et souverain de l’expression populaire», juge l’ANC.

Salim Mesbah


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