DzActiviste.info Publié le dim 25 Août 2013

LE BRADAGE DU COMPLEXE DES PLATRES d’ORAN. Les Travailleurs Lancent un appel aux Instances et organisations des droits de l’homme

Partager

PAR/ MOHAMED IBN KHALDOUN

Knauf-OranLe dossier ERCO-KNAUF, n’est pas prêt à se ficeler, cet immense complexe unique en son genre en Afrique et dans le monde Arabe, réalisé en 1974, et entré en phase de production en 1978, avec 300 employés, a toujours et sans interruption réalisé des bénéfices annuels, qui dépassaient les vingt milliards. Cette usine malgré sa bonne santé financière a été bradée sous couverture de la privatisation le 14 mars 2006, en dépit des cris d’alarme des 156 travailleurs, qui étaient prêts à la prendre en charge.

Malheureusement ça n’a pas été de l’avis des hauts cadres de l’ERCO en l’occurrence les quatre cadres qui ont participé à la session de l’usine. C’est suite à une commission rogatoire des autorités Allemandes que l’odeur d’une transaction occulte est arrivée en Algérie pour que la justice à travers le tribunal d’Oran est saisi officiellement de ce dossier, et le juge d’instruction a déjà entendu les cadres de l’ERCO et le représentant du partenaire étranger, ce dernier a été écroué tandis que quatre cadres Algériens sont mis en examen par le magistrat instructeur sur une des affaires liées à la privatisation de ce complexe . Ce nouveau scandale est à feuilleton multiples, d’autres affaires seront mises à jour probablement, par les travailleurs qui depuis l’année 2002 se battaient en justice contre cette infrastructure géante qui est l’ERCO, les travailleurs sont prêt à témoigner. Comment cette immense usine qui faisait la fierté de toute l’Algérie en matière de production des différents types de plâtre, des faux plafonds et des carreaux de cloisonnement a été ‘’bradé’’ au profit de son ancien constructeur qui n’est outre que le partenaire étranger KNAUF, celui-ci revient trente années après pour acquérir l’usine pour une bouchée de pain !!!

Le témoignage des travailleurs jette toute la lumière sur un éventuel complot, dans lequel plusieurs acteurs ont participé aux fins de se débarrasser de ce complexe et de lui faire changer de main et de nationalité. Monsieur Temmar Abdelhamid en sa qualité du ministre de la privatisation à l’époque et l’ors de son passage à Oran, , nous avait déclaré que cette privatisation est très bénéfique pour l’Algérie et pour les 156 travailleurs qui vont avoir un bon avenir professionnel avec l’opérateur étranger. En ajoutant :« L’avenir, c’est dans le développement des ressources humaines. Aujourd’hui, tous les pays cherchent à attirer les investissements directs étrangers. L’Algérie est un pays attractif pour les investisseurs étrangers. Dans notre pays, pour un dollar investi, l’investisseur en gagne deux ! Nous
avons le gaz et une main-d’œuvre bon marché. Mais nous manquons de cadres bien formés. C’est un handicap qu’il faut éliminer avec la formation, l’amélioration de l’enseignement et le recyclage », Au complexe des plâtres, M. Temmar a salué la filiale algérienne du groupe allemand Knauf qu’il a qualifiée d’entreprise citoyenne : « Au moment où les privatisations s’accélèrent, le gouvernement mise beaucoup sur le transfert de technologies, le maintien des postes d’emploi et l’investissement. A chaque fois, les postes d’emploi ont été maintenus et même l’encadrement comme à Asmidal » s’est félicité précédemment le ministre lors de son passage à l’ERCO Seulement quelques semaines après, les procédures avaient pris
d’autres orientations, Le service de Sécurité est dissous, et son personnel qui s’est sacrifié durant la décennie noire pour la protection de ce complexe, à été mis à la porte contre une indemnité très inferieure, soit le salaire de 21 jours pour chaque année travaillée, alors que le personnel qui a remis la démission il a perçu un salaire de 45 jours par année travaillée. la direction générale de SODEPAC- SOPLAF-ERCO avait insisté à se débarrasser des travailleurs, selon les désirs du nouveau propriétaire qui a entamé des recrutement de personnel venu tous d’Alger, faisant fi de l’article 5 de la Résolution N° 3 qui stipule le maintien du personnel, en proposant aux anciens travailleurs qui maitrisaient les équipements de l’usine une indemnité de départ à savoir une indemnité de 45 jours par année travaillée pour tous travailleurs qui opte pour le départ maquillé en démission. Des dizaines de lettres de démission déposées en une semaine Avec comme cerise sur le gâteau une quote part de 10 % du prix de cession de l’usine est octroyée aux 156 travailleurs présent dont PV d’huissier fait foi. Cette manifestation financière a diminuée le mécontentement des travailleurs qui devraient percevoir cette quote part, mais à ce jour et depuis 2006, aucune nouvelle de cette indemnité, Nous avons contactés à ce sujet la SGP et l’ancien ministre de la privatisation M. Temmar Abdelhamid, mais nous n’avons reçu aucune information, compris du côté syndical UGTA. Le magistrat instructeur est entrain d’éplucher le dossier KNAUF- ERCO, dont le représentant de Knauf Algérien a été écroué et quatre cadres de l’ERCO mis en examen. D’autres sources révèlent des informations relatives à l’implication du représentant de KNAUF
Algérie et qui ne sont ni confirmées ni infirmés, révèlent que des sommes très importantes en euros ont étés remis aux cadres algériens.

Cette information est prise dans le conditionnel, tant que la source judiciaire ne l’a pas encore déclarée. Plus encore KNAUF quelques temps après son installation a été confronté à un autre scandale. Il s’agit d’une commission d’enquête dépêchée par la direction générale de la Douane Nationale auprès du complexe des plâtres de Fleurus, pour procéder à des investigations approfondie relatives à des fausses déclarations douanières d’une valeur de 37 millions de dinars. Les faits remontent à partir du 14 mars 2006, date de la prise de l’usine à 50% par Knauf ainsi que le pouvoir d’agir et le management. Et afin de lui faciliter les tâches et les opérations d’importations de cet investisseurs, les douanes lui avaient permis d’aménager au sein du complexe un parc sous douane, pour lui permettre d’évacuer du port tous les équipements importés d’Europe. Un bureau est ouvert à l’usine pour l’inspecteur des douanes M. S. afin de superviser sur place les ouvertures des conteneurs en sa présence.

Mais l’opérateur, a à maintes reprises, agira en absence de l’inspecteur des douanes, et présentera à posteriori des documents concernant ces opérations. L’enquête primaire des douanes a déterminée
que les documents de déclaration présentés ne correspondaient pas à la valeur réelle des équipements importés.

Du côté Algérien et en 2007, des équipements acquis par l’ERCO d’une facture de plus de 130 000 euros, arrivés au port d’Oran réceptionnés par la direction générale du complexe, on fait immédiatement l’objet
de rejet à la ferraille sur ordre du directeur général du complexe D’autres équipement appartenant à l’ERCO ont aussi été bradé et écrasés vendu au poids à l’ORWO d’Oran. Une perte sèche pour le
trésor public, Les travailleurs ont été privés de leur droit à l’indemnité du rendement depuis l’année 2002, dont l’ERCO avait usurpé une partie et malgré les procédures judiciaires et les jugements en
faveur des travailleurs les responsables de l’ERCO et la direction KNAUF n’avaient répondus favorablement à l’expert judicaire, les copies des documents en notre possession confirment que cette obstination et la défiance des lois. Les droits des travailleurs sont depuis 2008 bloqués, tout simplement parce que KNAUF déclare ne pas être concerné et a refusé de collaborer avec l’expert judiciaire pour lui remettre les dossiers des travailleurs pour calculer le les droits de chacun, alors qu’il devrait garder les dossiers à son niveau, étant donné qu’il a fourni des certificats de travail à tous les travailleurs concernés. Quant à l’ERCO ses quatre cadres n’avaient même pas sympathisés avec leur personnel et déclare ne pas posséder de dossier des travailleurs. Les travailleurs ont mené un combat judiciaire depuis 2002 et ils venaient ce mois d’avril gagner le procès, mais ni l’ERCO, ni le ‘’nouveau propriétaire’’ n’ont répondu favorablement à la justice Algérienne. Des responsables qui défient les lois de la République, et qui semblaient être au dessus de la loi.

Alors que 156 travailleurs la plupart livré s à une misère en attente depuis 8 années leurs droits la prime du rendement usurpée par les responsables de l’ERCO, l’indemnité du départ et la quotte part des 10 % sur le prix de cession. Ils comptent aujourd’hui sur les instances et les organisations de défense des droits de l’homme, pour dénoncer se qui se tramait dans l’ombre, et surtout la destination de leur pourcentage qui semblait aujourd’hui DETOURNE


Nombre de lectures: 2083 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Displaying 8 Comments
Participer à la discussion

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>