DzActiviste.info Publié le lun 24 Déc 2012

Les fables d’Ettromba : LE CANDIDAT ET L’ELECTEUR

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Pauvre « Citoyen » contre un mur adossé,
Tenait dans sa main un semblant de carte d’électeur.
Maître «Roublard », par la députation alléché,
Lui tint à peu près ce genre de propos flatteurs:
« Hé ! Bonjour, Monsieur De l’Electeur.
Je vois en vous le guerrier, le patriote, le vrai décideur !
Voyez en moi le sauveur, l’unificateur, l’auguste législateur.
En force ! Allez voter ! Bravez tout, n’ayez pas peur.
Sans mentir ! Vous paraissez d’un non-semblable courage,
Prouvez le -le jour du vote – et en ma faveur exprimez votre suffrage,
En Islamiste je vous dis : « vous allez droit au Paradis.  »
En pseudo-démocrate :  » Je vous offrirai patates et radis.  »

En socialiste : « Travail et Logement sont sur ma liste. « Je vous le redis
Le « Hitiste » se relèva, et dit : « Dites-donc, Mon bon Monsieur,
N’avez-vous pas honte, Nous prenez-vous pour des corbeaux ?
Vous avez de l’audace, mais vous n’êtes certainement pas beau.
Votre costume et cravate, mal assortis, sont démodés,
Les slogans et les discours que vous prononcez sont facilement décodés.
Si vous pensez que nous sommes toujours à votre écoute,
Vous débarquez d’une lointaine planète, sans doute.
Ce peuple, pour vos semblables, n’a point d’oreilles
Allez chanter votre antienne ailleurs, vous êtes tous pareils
L’histoire a gravé à jamais : Que par le passé,
Votre bras, sans vous lasser, vous n’avez cessé de hausser
Pour venir pleurnicher: Trois cent mille dinars ! C’est loin d’être assez.
Votre flatterie ne semble guère aboutir, cette fois-ci.
De grâce, changez de chemin et ne repassez plus par ici.
Pensez-vous vraiment faire de nous une énième proie ?
Sachez, triste enjôleur à la langue de bois
Que la confiance, comme la virginité ne se perd qu’une seule fois.
Au nom des Martyrs et « Kassamen » vous nous avez trahis.
Vous leur êtes indignes. Sans scrupule, vous avez, tout envahi.
Ce que vous a semblé une carte de vote dans ma main,
N’est en réalité que du papier à tabac pour le rouler le joint de demain
Afin d’oublier ma misère ma galère et surtout ma faim
Et attendre avec une âpre impatience que votre règne prenne FIN.
En mon for intérieur je vous conseille : Relevez-vous de votre abjection!
A défaut, votre seul remède est une Massive Abstention.  »
Le candidat sans honte ni gêne jura que ne l’y prendrai plus.



M. Hamouda-2012- (

inspiré de la fable de Lafontaine : Le corbeau et le renard)

Moralité : To vote or not to vote that is the question ?


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