DzActiviste.info Publié le jeu 5 Sep 2013

Le décès des Moudjahidines entre les Deux Poids, Deux Mesures. Quant les Authentiques Partent dans l’Anonymat

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Mohamed Ibn Khaldoun

2012-11-moudjahidine_246527577Lundi dernier, un vrai combattant pour la liberté de l’Algérie nous a quitté, décédé aux urgences de l’hôpital d’Oran. Il s’agit d’un grand nom d’une famille qui a jouée un grand rôle dans l’histoire de la Révolution Algérienne. Fendi Lakhdar, l’ancien officier de l’ALN/ANP, qui a quitté la vie militaire en 1966, devant le fratricide entre les frères d’arme pour le pouvoir. Depuis il n’a jamais cherché ni courir derrière les gros et grands avantages distribués continuellement aux dits Moudjahidines.

Fendi Lakhdar, fils de Fendi Mohamed l’organisateur et recruteur de l’ALN au profit de la Révolutions de Novembre 1954. Il était chef du Colonel Benhaddou Bouhadjar alias colonel Othmane chef de la Wilaya V. et du commandant Abbes, premier chef de la 2ème région militaire d’Oran. Fendi Mohamed arrêté par les éléments du 2ème bureau jugé , condamné et exécuté le 20 décembre 1955. Fils de Fendi Abdelkader, chef de la résistance contre le colonialisme, arrêté à son tour et exécuté à l’age de 31 ans. Fils de FENDI Abdellah ould Sidi Slimane Bousmaha, Chef de l’état-major de l’armée de l’Emir Abdelkader, le héros qui a vaincu les troupes française dans plusieurs batailles et a constitué une seconde armée après l’arrestation de l’Emir Abdelkader, assisté de son adjoint Amar le Kabyle. Les deux héros blessés l’or d’une bataille, faits prisonniers et déportés à Versailles en France. Fendi Abdellah jugé arbitrairement, condamné à mort et exécuté à Toulon en 1872. Son adjoint Amar le Kabyle, se donna la mort en apprenant l’exécution de son chef.

Le petit fils Fendi Lakhdar qui rejoint le maquis à l’âge de 17 ans en 1957, est connu chez la population, surtout de Sidi Bel Abbes, il les a débarrassés du plus dangereux sanguinaire de la légion étrangère, Lakhdar avait mis un terme à cet officier légionnaire, raciste et assassin, ainsi que plusieurs opérations dans la ville d’Oran et ses environs.

L’annonce de son décès à Oran lundi dernier, n’a même pas fait l’objet d’une brève publication dans les journaux locaux et nationaux. Et son enterrement n’a enregistré aucune présence ni des poids moyens ni des poids lourds qui se proclamaient famille Révolutionnaire. Alors que les oranais se sont habitués à constater les cortèges des 4X4, bus et tambours, l’or de décès d’un des noms de la nomenklatura et des pages de journaux locaux n’hésitaient pas à consacrer des lignes et des lignes. Voilà comment, les Algériens sont arrivés et réussis à oublier ou marginaliser leur patriotes et Moudjahidine authentiques.


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