DzActiviste.info Publié le mer 29 Mai 2013

Le film sur l’Emir Abdelkader, ne voit jamais le jour !?

Partager

Emir AbdelkaderQui a peur de l’Emir Abdelkader ? Cette question demeure posée jusqu’au jour où un producteur réalisera le grand film du fondateur de l’Etat Algérien.

Mohamed Ibn Khaldoun

« L’Emir Abdelkader » Scénario qui raconte l’histoire de la plus grande agression terroriste française contre l’Algérie, l’histoire de la grande résistance du peuple Algérien sous le commandement de l’Emir Abdelkader Ben Mahieddine. Bien que ce scénario expose en teintes Sombres une des périodes les plus dramatiques du colonialisme français, elle demeure encore inconnue du grand public et surtout de la nouvelle génération. On se rappel déjà l’ors de notre rencontre avec le grand réalisateur Syro-américain Mustapha El Akkad, il venait de terminer la réalisation du grand feuilleton d’Omar El Mokhtar, nous lui avons posé la question de tourner en Algérie l’Emir Abdelkader, sa réponse était :

« Je veux bien mais je n’ai pas été contacté pour ce sujet, j’ai lu l’histoire de ce valeureux combattant, mais je ne peux pas être plus Algérien que les Algériens »

Cette réponse est restée calquée dans notre mémoire, car si on réalise ce film, c’est certainement il aurait relaté des événements qui auraient constitué un acte d’accusation impitoyable contre la France. L’Emir Abdelkader bien que très populaire en Algérie et au monde arabe, est complètement inconnu en Europe et en Amérique surtout en France qui, pourtant l’avait emprisonné à Versailles puis exilé en Syrie où il sauva d’un génocide certain des milliers de Chrétiens parmi eux des suisses que leurs enfants aujourd’hui ont voté contre l’Islam qui a protégé leur parent d’une mort certaine .Le gouvernement du Danemark détient à ce jour une copie de la lettre de remerciement du peuple et du gouvernement Danois adressée à l’Emir Abdelkader qui lui a été remise par l’Ambassadeur du Danemark en Syrie. C’était au nom de l’Islam que l’Emir Abdelkader défendra les Chrétiens. Alors qu’un Danois ignorant caricatura le Prophète de l’Islam dans nos jours ! Nous ne devons pas craindre le passé et ce serait une grave erreur de continuer à ignorer des pages de notre récente Histoire ou encore pire de nous contenter d’une version mythique et frelatée en vertu d’une charité, mal motivée envers la patrie. Que vienne le film de l’Emir Abdelkader avec tous ses manichéismes et ses excès, qu’il nous rappelle la férocité des Généraux Trezel, Bugeaud, Desmichls, Damrémont, Drouet d’Erlon, d’Arlanges, le Maréchal Valée, De Lamoricière, Voirol commandant de l’armée d’Afrique, des traitres Dasbonne Abdellah, et Youcef, (Syriens naturalisés français) du lieutenant Allegro de Brossard, pour ne citer que ces sinistres criminels et le génocide d’entières populations Algérienne.
Qu’il nous rappelle avant tout qu’il n’y a jamais eu un Nuremberg pour les délits de lèse-Afrique et qu’aucun colonisateur Français n’a jamais payé pour les crimes commis en Afrique contre les Africains et en Algérie contre les Algériens.

Qu’il nous rappelle enfin que c’est exactement dans les maquis de l’Algérie, les Douars et villages que doit être recherchée l’origine d’une férocité nouvelle, celle qui plaisait tant à Massu, Bigeard et aussi De Gaule. La répression en Algérie de l’Emir Abdelkader explique les bombardements aériens meurtriers des habitants des Douras et de Sakiet Sidi Youcef, de la Kabylie, les atrocités contre les militants. C’est dans les montagnes de l’Algérie que le soldat Français a appris à crucifier les Algériens, à les pendre, à les décapiter, à les transformer en torches, à les larguer par les trappes des avions. Nous savons bien qui fait barrage à cette production grandiose qui est le film de l’Emir Abdelkader et sa résistance qui à partir du sang répandu par les colonisateurs Français et leurs valets, le nationalisme Algérien a survécu, s’est renforcé et c’est aujourd’hui il milite pour une Algérie libre et prospère.

FENDI ABDELLAH
Le chef de l’armée de l’Emir demeure inconnu Toute une famille condamnée et exécutée par l’autorité d’occupation

L’Histoire de l’Algérie demeure ‘’cadenassée’’ par des gens qui n’admettent que ceux qui leur semble marcher avec leur fausse histoire. Depuis 1986, date du début de nos recherches et investigations dans un des créneaux de l’histoire authentique de la résistance et révolution algérienne et tous les résultats réalisés, à ce jour j’ai compris beaucoup de choses et j’ai appris aussi certaines vérités, mais j’ai rencontré devant moi un mur, une muraille, un silence glacial et aucune compassion pour mettre à la portée et à la lecture de tous les Algériens et non Algériennes aussi, une toute petite histoire d’un groupe de valeureux combattants qui s’est sacrifié pour que vive cette patrie l’Algérie.

Pour donner un aperçu, nous commençons par citer, les deux combattants pour la liberté de l’Algérie, il s’agit de FENDI Abdallah ould Sidi Souleimane Bousmaha et Amar le Kabyle. Le premier est le chef suprême de l’armée algérienne au temps de l’Emir Abdelkader, le second est son adjoint. Fendi Abdallah, né à Saint Louis aujourd’hui Boufatis à une trentaine de kilomètre à l’Est d’Oran, frère de lait de l’Emir Abdelkader, il organisa la défense armée de l’Algérie et devint chef de l’état major de l’armée, son adjoint Amar le Kabyle, un algérien de la Kabylie. Les deux hommes ont combattu côte à côte contre l’invasion française à partir du 3 juillet 1830.

Pour pouvoir entrainer son armée, Fendi Abdallah, créa plusieurs institutions, à travers le territoire algérien et pour une grande caserne, Fendi Abdallah n’hésita pas à acquérir de son propre argent une grande terre dans la commune de Boufatis appelée à nos jours terres de Moulay Smain, selon l’acte de propriété enregistré au tribunal d’Oran, dont nous avons pu obtenir en 1990 une copie de l’achat de ce terrain évalué à 20kilos et demi d’Or, remis par Fendi Abdallah de son propre chef. C’est au dit terrain qu’a eu lieu la fameuse bataille d’El Macta pendant deux jours dans laquelle l’armée d’occupation a enregistré de lourdes pertes : plus de 800 soldats tués et autant de blessés. Fendi Abdallah tenant le coté Ouest et Amar le Kabyle le côté Est. C’est dans cette bataille que les généraux français ont déclaré leur défaite à Paris.

Au niveau de l’état civil de Benfréha en 1986 nous avons constaté sur place et sur un registre de l’état civil les empreintes de cette famille Fendi. Voir facsimile du document reproduit tel qu’il a été rédigé par l’autorité d’occupation à cette époque. Sur l’extrait du registre-matrice sont inscrits les observations suivantes :’’ Fendi Abdallah chef d’une armée rebelle, fondateur et chef d’état major de l’armée de l’Emir Abdelkader, né à legrand, il défendit l’Algérie contre les français sous les ordres de l’émir Abdelkader de 1812 – 1847, il voulait exterminer les français. Après l’arrestation de l’émir, il souleva une deuxième armée contre le général De Lamoricière 1847-1849, puis contribua à la défaite de l’armée française. Le général lui-même échappa à plusieurs attentats, il avait anéanti la planification militaire en Algérie et jeta le trouble à l’intérieur des officiers du général de Lamoricière. Fin 1849, il demanda de l’aide au roi marocain mais celui-ci avait culbuté sa demande, blessé et arrêté avec son lieutenant Amar le Kabyle à El Macta, interné à Versailles (…) condamné à mort, après le 1er prairial, il fut exécuté sur ordre militaire à Toulon. Amar le Kabyle, se donna la mort en apprenant l’exécution de son chef’’.

Des héros parmi les héros Algériens d’une époque que nous avons tous oubliée et dont les ‘’historiens’’ ne parlaient jamais.

Après l’assassinat des deux patriotes algériens, Fendi et Amar, le fils Fendi, Abdelkader reprendra la lutte, beaucoup de kabyles se sont joint à lui, mais hélas, sans aide extérieure, surtout que les marocains avaient combiné avec les colonialistes français de maintenir un siège du coté de la frontière Ouest. Fendi Abdelkader fut arrêté, jugé et condamné à mort à l’âge de 31 ans. Sa sœur Aïcha comme l’indiquait l’observation des autorités d’occupation :’’ Elle épousa son cousin, belle et spirituelle, elle joua après l’exécution de son frère un rôle actif, elle lutta contre les infidèles de sa famille, mais sans succès, elle s’enfuit à Damas.

Enfant de Fendi Abdallah.

Depuis, et malgré nos recherches, nous n’avons pas encore reçu de ses nouvelles (traces) en Syrie.

FENDI MOHAMED L’ARTISAN DE LA WILAYA V ET PREMIER MARTYR DE LA REVOLUTION DE NOVEMBRE

Encore, poussant nos recherches, on se retrouve en 1953, avec le petit fils de Fendi Abdallah, il s’agit de Mohamed fils du Chahid Abdelkader. Mohamed, depuis 1953, il préparait la révolution de Novembre 1954. Il recruta des hommes pour cette révolution parmi eux Ben Haddou Bouhadjar qui devient le Colonel Othmane chef de la wilaya V et M. Abbas qui devient Commandant, chef de la 2ème région militaire à l’indépendance. Fendi Mohamed ne survivra pas jusqu’à l’indépendance, il a été arrêté par les autorités d’occupation : coupable de haute trahison et complot envers la République Française et outrage au drapeau, condamné à mort, il sera exécuté le 20 décembre 1955. La cour Martiale prévoit en temps de paix comme en temps de guerre : la surveillance par la haute police envers cette famille FENDI privée des droits mentionnés en l’Art. 42 à perpétuité. Toutes nos recherches sur les traces d’Amar le Kabyle sont demeurées infructueuses. Toujours nous lançons l’appel à tous ceux qui peuvent contribuer pour faire connaitre La Famille d’Amar le Kabyle, compagnon et combattant de l’Emir Abdelkader, d’enrichir cet article.

Quand le colonialisme spolie les biens et l’autorité algérienne fait la sourde oreille

Cette famille, s’est sacrifiée pour l’Algérie, ses biens spoliés par le colonialisme Français, les terres de Fendi, demeurent à nos jours, en 2012 nationalisées, alors que l’unique membre de cette famille qui demeure en vie est FENDI Lakhdar, un ancien Moudjahid, officier de l’ALN, qui a quitté la vie militaire en 1966, il n’a jamais cessé de revendiquer la restitution des biens spoliés par la France et nationalisés par l’Algérie indépendante. Dans les documents, on découvre que les terres de Fendi à Beni Ounif et à Boufatis (Oran) spoliées par le colonialisme français ont été redistribuées aux colons et aux amis fideles à la France’’, famille très dévouée à la cause Française en Algérie’’. Durant les années quatre vingt dix, un expert a été désigné par la justice pour délimiter les biens de Fendi pour une éventuelle restitution, mais à ce jour aucune nouvelle, et toutes les procédures sont tombées à l’eau. C’est-à-dire les biens de cette famille de Martyrs et de loyaux combattants demeurent NATIONALISES.

Nous sommes en possession de toute la documentation officielle sur cette famille, ainsi que les actes de propriété délivrés par le tribunal d’Oran en 1991, justifiants la propriété légale de cette famille qui demeurent toujours spoliés 50 années après l’indépendance !!!


Nombre de lectures: 3818 Views
Embed This

Commentaire



Laisser un commentaire

Displaying 1 Comments
Participer à la discussion
  1. ismail dit :

    je née dans cette terre foret de moulay ismail, et maintenant je suis fière qu’il s’agit d’une terre de PREMIER MARTYR DE LA REVOLUTION DE NOVEMBRE, l’héro Fendi Abdallah.

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>