DzActiviste.info Publié le ven 6 Déc 2013

Le gaz de schiste : inopportun certes, mais pas un faux débat

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Son inopportunité réside dans le fait qu’il éloigne des vraies questions prioritaires que le gouvernent doit prendre en charge tout de suite pour lancer les jalons d’une réelle stratégie d’ensemble comme la transition énergétique, le modèle de consommation interne, l’efficacité énergétique, la vérité des prix des produits pétroliers et gaziers etc. il n’est pas non plus un faux débat parce qu’il pose le problème de l’eau qu’il faudrait préserver coûte que coûte aux générations futures.

L’Algérie demeure dangereusement dépendante des hydrocarbures. L’Algérie demeure dangereusement dépendante des hydrocarbures.

En effet, le ministère de l’environnement et les détracteurs de l’utilisation de cette ressource ont réduit l’exploitation et le développement du gaz de schiste à ses impactes écologiques entre autre la contamination des nappes d’eau douce par les produits chimiques nécessaires à la fracturation hydraulique mais ni les pour ni les contre ne disent comment trouver la quantité d’eau nécessaire ce qui laisse supposer qu’on vise la nappe de l’Albien qui désormais n’appartient pas uniquement à l’Algérie. Trois rencontres de portée nationale n’ont malheureusement pas réussi de répondre aux préoccupations que suscite cette aventure (1). Qu’en est-il exactement ?

1- Des contraintes économiques en Algérie

Même si la démarche économique entreprise après l’indépendance reste historiquement et idéologiquement discutable (2), il existe une unanimité sur le fait que les changements opérés par les différents gouvernements qui se sont succédé sur le modèle de développement ont échoué. Cet échec a extrêmement fragilisé l’économie nationale et la rendue fortement dépendante de facteurs exogènes dont le contrôle échappe complètement aux décideurs. Il s’agit de prix du baril sur lequel on indexe celui du gaz, le cours du dollar, montant de la facture de vente des hydrocarbures et enfin les conditions de pluviométrie qui régule la facture alimentaire. Il est donc tout à fait normal que l’Algérien s’intéresse plus que tout autre à l’évolution du marché gazier pour drainer des devises nécessaires à son développement et s’enquérir de la santé du dollar. En 2012, les exportations algériennes hors hydrocarbures ont totalisé 2,18 milliards de dollars, soit 3% de la valeur globale des exportations. Ce pourcentage tombe à 1,1% si on en retranche celles réalisées par Sonatrach (hydrocarbures) et Fertial (ammoniac) (3). Quatre entreprises réalisent 83% de ces exportations. Sonatrach a exporté pour 935 millions de dollars de produits dérivés des hydrocarbures en 2012, contre 481 millions de dollars pour Fertial (ammoniac). Somiphost (phosphates) et Cevital (sucre) sont les deux autres exportateurs importants dont les montants restent relativement marginaux eu égard aux chiffres globaux des exportations. Pour arriver à cette performance médiocre, le consommateur algérien se prive des belles dattes qu’elle met à la disposition du marché européen pour une facture ne dépassant pas les 25 millions de dollars, les truffes pour 8 et 3 pour l’échalote. L’ancien


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