DzActiviste.info Publié le ven 12 Juil 2013

Le gaz n’est pas le seul domaine où l’Algérie subit des contrecoups, pour le Matin Dz, par Mohand Bakir, membre du CNLC

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Le secteur des hydrocarbures pourvoit actuellement à 97 % des revenus du pays. Ces ressources servent, malheureusement, à maintenir un statu quo dangereux et illusoire. La redistribution d’une partie de la rente pétrolière sous forme de salaires ou de transferts sociaux promeut le clientélisme et condamnent les valeurs de l’effort et du travail dans notre société.
L’exploitation du gaz de schiste se fera au détriment d’un choix stratégique. Celui de la mobilisation de l’eau du système aquifère du Sahara L’exploitation du gaz de schiste se fera au détriment d’un choix stratégique. Celui de la mobilisation de l’eau du système aquifère du Sahara

La conjoncture économique mondiale est marquée par une crise qui perdure dont l’une des conséquences est de comprimer la demande énergétique, et pousse les différents Etats à chercher des réponses endogènes et/ou de court terme pour répondre à leurs besoins en énergie. Leurs choix sont multiples : nucléaire, renouvelables, retour au charbon, mobilisation des non conventionnels. Sans oublier que les pays les plus avancées travaillent à faire évoluer leurs réseaux de distribution d’énergie, à la maîtrise de leur consommation, à l’améliorer leur efficacité énergétique de l’intensité énergétique de leurs économies ; ils consentent un effort considérable pour développer de nouvelles sources énergétiques. Leurs regards se tournent de plus en plus vers les océans, le marémoteur, les hydrates de méthanes, les parcs d’éoliennes en offshore, etc.. Le domaine énergétique connaît des évolutions fulgurantes. Osons le mot : des révolutions.

De façon plus immédiate, l’Algérie est exposée à des contre-coups liés aux développements des non conventionnels Etats-uniens. La réduction des importations gazières US a précipité les prix à la baisse sur les marchés spot (marché libre). Cela fragilise un élément clef de notre politique gazière construite sur la conclusion de contrats à long terme où le prix du million de BTU (british termal unit) est indexé sur celui du baril de pétrole. D’où les difficultés pour l’Algérie à maintenir un niveau appréciable de livraisons de gaz et à consolider ses contrats à long terme. Il faut le dire ; nous allons vers l’échéance de nos contrats actuels et les conditions de leurs renégociations sont extrêmement difficiles. La qualité des pétroles de schiste – qui s’avèrent légers et pauvres en soufre – les fait entrer en concurrence directe avec le Sahara Blend.

Les mutations qui marquent le secteur énergétique sont profondes. Elles sont autant liées à la stagnation de la demande énergétique, qu’aux mutations technologiques. Sans oublier la question climatique qui, quelque peu occultée à la


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