DzActiviste.info Publié le mar 29 Jan 2013

Le Kanoune de baba mezroub…

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Les gens n’en peuvent plus de devoir se prêter à l’atroce corvée de lire les choses très alambiquées qui se donnent le nom d’analyses politiques. Ils croient lire pour pouvoir comprendre, et quand ils ont fini de se farcir les milliers de mots, souvent très compliqués, qu’on leur fait ingurgiter, comme autant d’huile de ricin, ils finissent généralement par comprendre encore moins que ce qu’ils savaient, avant d’entreprendre la très laborieuse corvée qu’ils se sont tapés. Et toute la foule d’analystes, d’experts, d’observateurs, en tout genre, et sous toutes les latitudes, semble prendre un malin plaisir à mettre des rallonges et des chicanes à leurs interminables soliloques, comme s’ils ne pouvaient expliquer des choses simples, de façon simple et concise, comme si dire les choses simplement était le plus sûr moyen de se disqualifier aux yeux de ses lecteurs. Comme si l’intensité du brouillard, dans lequel on enveloppe son baratin est le meilleur argument de perspicacité. Comme si le meilleur moyen de guider un aveugle, est de le confier à un autre aveugle, mais qui sont très prolixe.

J’inaugure donc, à partir d’aujourd’hui, un nouveau genre d’analyse, de lecture, de réflexion  ou comme il vous plaira de qualifier l’exercice très simple auquel je vais me livrer, et qui consistera à dire les choses de la façon la plus claire, et la plus concise qui soit. Même s’il faudra sacrifier aux interminables nuances.

Voici donc le premier kanoune. (Au sens de brasero):

Chariâ pas !


Partout au Mali, dans toutes les localités maliennes précédemment occupées par les islamistes, la population est en liesse, heureuse d’accueillir l’armée française. Une armée étrangère pourtant, celle de l’ancien occupant. 

Les Maliens semblent heureux d’avoir été débarrassés de ces zélés zélateurs de la chariâ. Ceux-ci avaient commencé par détruire les mausolées plusieurs fois centenaires de marabouts locaux, avant de s’imposer en rigoureux censeurs des moeurs. 
Le Nord du Mali s’est vite transformé en cirque wahhabite, où l’application très littérale de la chariâ a fait des ravages. Amputation de mains, flagellations, obligation de tenues vestimentaires dites islamiques, et autres dispositions rédhibitoires tels que l’interdiction de l’alcool, de  la musique, des fêtes, des cafés, des jeux de société. Tous ces petits riens qui étaient le sel de leur modeste ordinaire.
Les gens manquaient de tout, mais l’allégresse n’était jamais loin. Il suffisait de peu pour que la joie fuse. Dans une société bariolée et débonnaire, où la musique et le rire sont comme l’air qu’on respire.

Moralité: Bien qu’ils sachent très bien que cette intervention française n’a rien de philanthropique,  les musulmans maliens préfèrent des soldats étrangers qui les libèrent, à leurs coreligionnaires qui leur pompent l’air.

DB 


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