DzActiviste.info Publié le mar 11 Juin 2013

Le ministre de l’information, Mohamed Said ne sait plus sur quel pied il faut danser.

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Complot-manipulationIntitulé ministre de la communication et non de l’information, une question qui se pose : On communique ou on informe !? Si comme il le précisait le ministre, la communication institutionnelle en Algérie trébuche et a besoin d’être organisée. Son prédécesseur ministre Mehal, par son expérience professionnelle dans le domaine de l’information en Algérie système APS, voyait autrement. C’est-à-dire l’information en Algérie devrait être éloignée de toute manipulation du pouvoir et des institutions de force.

C’est une première aussi, quant un ministre en place, déclare que la ‘’communication’’ en Algérie trébuche et a besoin d’être organisée’’. Ce que tous les ministres qui se sont défilés au gouvernement, n’avaient jamais eu le courage de le dire publiquement. Mais que visait le ministre avec le mot certains ne se sont toujours pas adaptés à cette arme efficace pour communiquer avec le publique ! Est-ce les sources d’informations ou les éditeurs de journaux ? Effectivement dans ce contexte, le ministre devrait d’abord ‘’balayer devant chez lui’’. Moins d’un mois, une ‘’communication’’ a été censurée au niveau du tirage. Le ministère auteur de cette ‘’initiative’’ n’a à ce jour communiqué au public lecteur, les tenants et l’aboutissement de cette affaire. L’unique communication était « la poursuite de l’éditeur, pour atteinte à la sécurité de l’Etat », comme si ces deux journaux allaient faire exploser une arme de destruction massive ! Puis plus rien.. aucune nouvelle de la procédure si elle est entamée ou annulée ?

L’information en Algérie, n’a pas trébuchée seulement, mais elle ne s’est jamais relevée d’une violente chute depuis 1963. Jusqu’à décembre 1988, tous se filtrait par le canal de l’APS, les journaux gouvernementaux agissaient déjà à cette époque en ‘’copie collé’’ sur les nouvelles que diffusait l’APS, La sélection des directeurs généraux et rédacteurs en chef faisaient que les journaux planaient en pilotage automatique à partir du siège du ministère de l’information, que lui aussi atteint par la ‘’maladie de l’auto censure’’ qui a contaminée les bataillons de journalistes. Rappelons-le, quant le directeur général du quotidien ‘’El Djomhouria’’ Habib Rachdine, c’est fait éjecter de son siège, suite à la parution d’une enquête sur les membres de la Zaouia des Lahouel de Oued El Kheir, proches de l’ancien Président de la République, Chadli Bendjedid. Selon les informations, le journal n’a fait que communiquer, utilisant une communication qui n’a pas trébuchée et ca lui coutait son poste.

D’autres cas moins brutales ont étaient enregistrés, ici et là, jusqu’à 1989, où le pouvoir acculé à favoriser l’émergence d’une nouvelle presse écrite indépendante mise aussitôt à contribution dans la bataille du contrôle de l’ensemble des médias indispensables pour assurer aux nouveaux partis politiques une certaine audience et une certaine influence sur l’opinion publique. Cette opération multiforme a procédé, accompagné et suivi celle qui a plongé en octobre 1988, l’Algérie dans un effroyable tourbillon de violence. Des centaines de vies humaines ont été sacrifiées pour l’apparition d’une lueur du projet ‘’démocratie algérienne’’.

Comme dans un grand orchestre classique, associations, partis, presse etc . a joué de son instrument la partition qui lui a été attribuée au rythme des événements. Que le lecteur se souvienne de l’extraordinaire soutien apporté par la presse écrite et par les chaînes de télévision françaises du 5 septembre au 5 octobre 1988. Tous les représentants algériens des intérêts français en Algérie ont été à la Une des journaux. Ils ont animé des émissions spéciales. Ce sont les télévisions françaises qui ont couvert ‘’les événements’’ avec un professionnalisme remarquable. Les caméras françaises étaient au cœur des émeutes et à plusieurs reprises leurs trépieds ont été plantés juste avant que les émeutiers n’apparaissent devant les objectifs. La presse algérienne tout à fait absente durant ces événements, seul le quotidien du soir El Massa, a publié une seule fois dans la dernière page des photos d’émeutiers bastonnés par les policiers des anti émeutes ! Durant ce brasier, c’est la presse française qui soufflaient sur les flammes avec d’autant plus de facilité que les journalistes français voyaient s’ouvrir devant eux toutes les portes


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