DzActiviste.info Publié le mer 5 Mar 2014

Le modèle pakistano-afghan, un produit d’exportation pour les Pays Arabes

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En Algérie, des lycéens et de jeunes adultes sont recrutés pour aller au djihad en Syrie. Les écoles religieuses privées, comme celles de l’Etat, versent dans l’embrigadement et l’endoctrinement des jeunes.

L ’année dernière, une chaîne de télévision étrangère a consacré un reportage aux écoles religieuses au Pakistan. Financées par les pétrodollars des monarchies du Golfe, elles se comptent par milliers, notamment dans les régions déshéritées proches de l’Afghanistan. Leurs élèves sont des enfants pauvres de sept à dix-huit ans. Le programme de formation s’articule essentiellement autour de l’enseignement religieux : textes du Saint Coran et des hadiths, en veux-tu, en voilà, sans faire de distinction entre les vrais et les faux.

A la clé – pour mieux bourrer le crâne de ces talibans (l’équivalent de taleb chez nous) – les mouderrès (enseignants) leur délivrent des interprétations puisées dans le bréviaire wahhabite et extrémiste. A la question du journaliste : «Quel est ton but ?» Tous les talibans interviewés – y compris les plus jeunes – ont répondu à l’unisson : «Faire le djihad et mourir en martyr pour notre religion et aller au paradis.» Résultats des courses : ils constituent la chair à canon des attentats-suicide commis dans la région et dans d’autres pays.

Ce profil de formation et de recrutement «à la pakistanaise» est adopté en Somalie par les parrains des «shebabs» (les jeunes) qui ne sont rien d’autre que des élèves et anciens élèves d’écoles religieuses.

En Algérie, surfant sur la vague wahhabo-salafiste importée du Moyen-Orient, des jeunes lycéens et des jeunes adultes (moins de trente ans) sont recrutés pour aller au djihad en Syrie.

suite de l’article sur elwatan


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