DzActiviste.info Publié le sam 22 Juin 2013

Le Parlement est une institution de décor, le pays est géré par téléphone.

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Carnaval fi dechraZehira HOUFANI-BERFAS

 

« Le Parlement est une institution de décor. Et les députés ne sont pas les députés du peuple mais ceux des partis politiques. Ces derniers sont au service du pouvoir en place», estime le député du FFS. Il soutient que « tout le pays est géré en dehors de la loi, en dehors des institutions et par téléphone », lit-on dans les colonnes d’El watan de ce jour.

Ces déclarations de Me Mustapha Bouchachi, ex. président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), nous laissent perplexe et nous renvoient à ce qu’il y a de plus triste de notre âme algérienne. Non pas que nous sommes surpris par cette affligeante réalité de notre peuple, mais simplement qu’elle nous rappelle que ce militant de terrain, leader du mouvement des marches réprimées de 2011, fait aujourd’hui partie de ce parlement de décor, dont la seule utilité est de taire les aspirations du peuple et légitimer le pouvoir aux yeux de la communauté internationale.

Triste situation que la nôtre où se mélangent ainsi dans la même enceinte mercenaires acquis au régime et « politiciens » sans le moindre pouvoir, sinon celui de déplorer la fuite en avant d’un pouvoir résolu à se maintenir quel qu’en soit le prix. La façon dont se déroule la question de la succession du président est la meilleure démonstration que le peuple est exclu encore une fois de l’avenir de ce pays et que le jeu se fait en cercle fermé avec des complicités étrangères… comme toujours. Il restera à nos « élites » les critiques d’après coup et la vie continuera d’être insupportable en Algérie. De même qu’en 2011. Le régime a promis des réformes, certains militants comme Me Bouchachi ont pensé qu’ils pouvaient influer sur le cours des choses en entrant à l’APN, alors que le boycott semblait plus approprié pour obtenir de vraies concessions. 2 ans plus tard, le pouvoir a durci le ton, est revenu sur ses promesses, renvoyant dos à dos les revendications du peuple et les espoirs de ceux qui ont cru pouvoir l’infléchir. Il est tellement sûr de gagner à tous les coups qu’il continue de se choisir comme seul et unique successeur.

 


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