DzActiviste.info Publié le mar 28 Mai 2013

Le pauvre Algérien a perdu confiance en la classe politique

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La majorité des algériens a perdu confiance en la classe politique, voilà une nouvelle qui enfonce le thermomètre dans toutes les prétentions des prétendants et qui rassure au moins sur la lucidité des citoyens qui cherchaient à voir au moins le bout du tunnel.

Par : Mohamed Ibn Khaldoun

algerien-classepolitiqueL’Algérie tourne en toupie folle, les dangers s’amoncellent, les équilibres politiques chavirent, l’intégrisme de tous bord s’impose, le dinar n’a aucune valeur, des milliards de dollars dans les tiroirs du trésor, la violence fait frémir, le trafic de drogue règne en maître, des dealers partout dans chaque quartier. Le favoritisme, la corruption, le non respect des lois, les violations du code de la route, le mépris…. Tous ces maux existent dans chaque pays, surtout en cette période. Mais dans notre pays ils sont néanmoins très exceptionnels. Présents parmi nous du matin au soir.    Pendant ce temps, sur le théâtre-comique médiatique, les mêmes acteurs fatigués par des années de métier militant mobilisateur, débitent ce qui leur sert d’idéal, plaire, tenir, durer, garder la place, avoir belle figure dans le miroir aux mille mensonges, aux mille générosités payées par les taxes imposées aux pauvres contribuables dans chaque facture, même dans celle d’une eau pseudo potable, alors qu’elle est imbuvable, quoi qu’il en coûte, même au prix de reniement, de revirement, de déguisement, sans tenir aucun compte de cette nouveauté : Les Algériens (la majorité pauvre) souffrent d’une souffrance qui ne supporte plus la négation du réel. Nous sommes devant une vérité qui ne se cache pas, c’est la vérité d’une méfiance entre gouvernant et gouverné, entre nouveaux riche par l’argent sale et la classe moyenne appauvrie par les privatisations en cascade, les compressions des travailleurs et le grand chômage qui persiste. On n’a plus la fierté des usines que les travailleurs Algériens avaient réalisés durant les années soixante-dix… L’adversité, maintenant, elle leur rit au nez, ils la voient en face. C’est ça, la vérité de la crise. Elle dégrise, elle désenchante, on ne croit plus aux bobards, on n’accepte plus les  solutions de bricolage. Les fondements démocratiques vacillent, des antis émeutes mobilisés et bien nourris, bien payés avec rappel, un syndicat UGTA qui enfonce le clou dans le cercueil des travailleurs résiduels, des retraités et des étudiants, cet union général a mal défendu le SNMG et a tout de même le culot de valider le taux de 18 000 DA. En quelques lignes, c’est le grand désordre confronté à l’impuissance morale des politiques, les mêmes qui détiennent le pouvoir depuis des années sous des étiquettes différentes, mais les mêmes, qui ont perdu, aujourd’hui, toute crédibilité à force de fanfrelucher par la seule communication sur les malheurs des hommes, sans oser faire les réformes qui changent vraiment le pays ! L’indignation de certains politiques  serait –elle une réponse aux  derniers discours du chef du gouvernement !

Depuis 1999, date de la première élection du Président Bouteflika, des électeurs qui ont toujours voté en sa faveur, sortent de leur mutisme et s’expriment ouvertement, qu’ils ne sont nullement satisfaits du rendement et de la marche à suivre de certains ministères du gouvernement sensé travailler en faveur de cette majorité. Ces électeurs sont aussi très déçus par l’ampleur qu’a prise le fléau de la corruption et De la dilapidation des deniers publics.

Ce n’est ni un sondage ni une enquête effectuée au niveau de cette masse populaire. Seulement un reportage routinier. D’ailleurs tous les services de sécurité spécialisés n’ignorent pas à quel point le citoyen, aujourd’hui est confronté plus que jamais à une vraie crise de survie.

Le pouvoir d’achat qui persiste à appauvrir plus les foyers, appelés dans un passé proche la classe moyenne des travailleurs, fonctionnaires et retraités civils. Cette couche de la société algérienne, ne cesse d‘exprimer ses douleurs face à ce qu’elle appelle la léthargie et le laissez aller des responsables, en l’occurrence certains Ministère : le commerce, la pêche, le transport, l’enseignement, la privatisation, la solidarité, les télécommunications.

D’abord ces électeurs constatent que le ministère du commerce a abandonné le terrain à une vraie mafia qui manipule les prix selon son bons vouloir, sans aucune intervention énergique  en matière de régulation, pour preuve ils dénoncent que le prix du sachet du lait est à 30 da alors qu’il est fixé à 25 da, le prix du pain diffère d’un boulanger à l’autre, ce qui a favorisé, la production clandestine du pain qui est vendu à 10 da, mais son poids réel est inférieur aux normes ! Quand au prix du sucre il atteint 90 da. Des habitants proches de la frontière Ouest se sont rabattus sur le sucre marocain vendu à 50 da le kilo !! Ce ne sont là que des exemples. Les prix des produits des sociétés étrangères telles les boissons gazeuses devant l’absence de toute régulation, ont augmenté abusivement. Quant aux autres produits d’alimentation générale, Dieu seul sait comment les prix sont fixés. Certains commerçants sans scrupule déclarent à qui veut les entendre qu’il n’existe plus de contrôle de prix, et qu’ils vivent la liberté des prix selon l’offre et la demande. Le Ministère de la pêche, est aussi désigné par ces électeurs, pour avoir occulté la vérité dans toutes ses déclarations concernant la cherté et la rareté du poisson, alors qu’il n’a jamais parlé de l’exportation du poisson algérien vers les pays européens. C’est cette exportation disaient les citoyens, qui a provoqué la hausse des prix et la disparition du poisson du marché algérien. Ce n’est que dernièrement que l’Union Européenne avait suspendue l’importation du poisson à partir de la ville d’Oran, pour mauvais conditionnement., alors pourquoi permettre et autoriser cette exportation de poisson, qui ne fait d’ailleurs qu’enrichir une grande partie de pêcheurs en euro au détriment d’un peuple. Même la dernière mesure qui consiste à l’emploi des caisses en plastic n’est point respectée, et aucun contrôle n’est effectué. Le respect des loi est laissé pour compte,.

Le ministère des transports, ciblé lui aussi de n’avoir à ce jour pas pris le taureau par les cornes et procéder à un assainissement dans ce secteur qui ne cesse d’humilier quotidiennement les citoyens usagers du transport air, terre mer. Le Ministère de l’enseignement est « accusé » à son tour de tous les maux qui touchent, élèves et enseignants. La méthode pédagogique qui laisse à désirer et qui nécessite de véritables réformes depuis des années, et qui tarde à venir au point où une forme de violence scolaire est apparue. L’ex ministère chargé de la Privatisation dont était chargé M. Temmar, est mis à l’index, d’avoir mal géré, la privatisation des entreprises réalisées durant la décennie soixante dix, qui faisaient la fierté des travailleurs algériens, certaines ont été bradées au profit des étrangers avec la complicité des hauts cadres gestionnaires.et du Ministre. Les articles des résolutions de cession élaborés par le ministère, ne sont jamais appliqués ni respectés .les doléances des travailleurs actuels et ceux « liquidés » adressées à ce ministère n’obtiennent jamais de réponse .

Le ministère de la solidarité, et ses nombreuses DAS au niveau national, dans certaines wilayas, les citoyens inscrits tels les handicapés, sont des laissez pour compte par la DAS, surtout dans les villes de l’Ouest du Pays, par contre des bénéficiaires d’indemnité de chômage, occupent des commerces illicites, et réalisent des bénéfices, supérieurs au revenus qu’un cadre au détriment des démunis Là aussi l’assainissement tarde à se déclencher. Aussi les maisons de vieillesse ou des démunis, transformées en lieu d’accueil de toutes les couches, des malades mentaux, séjournent en compagnie des saints d’esprit et des malades chroniques. Le Ministre des télécommunications, qui est le plus moins communiquant. on lui reproche l’humiliation des citoyens usagers d’Algérie Poste, les détenteurs de CCP, tous corps confondus, en particulier les milliers de retraités, qui depuis plus d’une année, vivaient le calvaire, avec Algérie Poste, et le centre CCP : pas de carnets de chèques, la lenteur dans les bureaux de poste, un seul guichet pour des centaines d’usagers, certains bureaux dépourvus d’imprimantes, difficulté d’accéder à la fiche de position des avoirs, l’attente infernale devant le guichet, défaut souvent de liquidité pendant plusieurs jours, défaut de connexion à l’Internet. Des quartiers sans facteurs, Pas d’imprimés à la disposition des usagers (il faut supplier et prier le préposé pour un imprimé de chèque de secours) . Des installations bâclées des lignes téléphoniques dans certains nouveaux quartiers. Les responsables ne répondent jamais à l’appel des usagers.

Le ministère de l’intérieur, qui est chargé d’assurer la sécurité de la population. Ces électeurs constatent que les atteintes aux personnes (agressions corporelles) ne cessent de prendre de l’ampleur dans les grandes villes et ils comptent estomper ces mauvais souvenirs. Les vols, les meurtres sont enregistrés chaque mois en cascade. La présence de policiers dans les quartiers chauds ou populaires est absente, à l’exception du passage très rare des patrouilles motorisées. Le vol des véhicules lui aussi a pris des dimensions graves au point où des assassinats sont commis pour détrousser le citoyen automobiliste. L’insécurité régnait à outrance et les postes fixes de contrôle (barrage de police ou gendarmerie) leur position connus par les criminels et les malfaiteurs qui dévient toujours leur trajet pour ne pas tomber dans ces postes. A l’Ouest toujours le trafic de drogue est devenu monnaie courante, des centaines de dealers recrutés par les trafiquants, des innocents poussés par le chômage, souvent inconnus aux fichiers des services de sécurité. Ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur, malgré la vigilance des policiers. Pour le ministère de la justice, il est temps de réviser le code pénal et celui des procédures pénal, enfin, ces électeurs constatent que le chef du gouvernement, justement ,a ce profil particulier des gens qui se font marcher dessus, qui dictent une note ou une instruction, la voient souillée par des membres de son propre exécutif et ne réagit pas, et comme toujours c’est au niveau du citoyen que s’arrête la TVA, les chiffres des factures, il est devenu le dindon de la farce, épuisé, son porte feuille vidé par les videurs de l’Etat, ne peut plus imaginer qu’il vit réellement dans un Etat de droit.

 


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