DzActiviste.info Publié le mar 22 Avr 2014

Le politologue Chafik Mesbah invité du direct sur Radio M ce mardi matin (source Maghreb Emergeant)

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Le politologue Chafik Mesbah invité du direct sur Radio M ce mardi matin (source Maghreb Emergeant)

Les pronostics sur une poursuite de la crise politique au lendemain de l'élection du 17 avril ont été dramatiquement servis par l'actualité en Kabylie. Mais d'autres évolutions sont possibles. La forte abstention de jeudi dernier les maintient elles en lice ? Pour en parler, un analyste politique très avisé, l'ancien colonel du DRS Mohamed Chafik Mesbah.

Le président Bouteflika 4 n'aura pas de période de grâce. Il fallait en douter après la campagne hallucinatoire et parfois chaotique qui a conduit à sa réélection le 17 avril dernier. Mais les évènements se sont tendus au-delà du redouté. Entre la terrible embuscade qui a emporté 16 soldats et en a blessé une dizaine en haute Kabylie et la répression policière féroce du 20 avril toujours en Kabylie, les ingrédients du pire sont déjà là. Ce scénario de la violence figure parmi les trois chemins d'avenir que propose le politologue Mohamed Chafik Mesbah dans sa lecture de l'après vote. Parmi les deux autres, le statu quo et la transition pacifique, c'est bien sur le premier qui parait le plus réaliste avec la reconduite de Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays. Mais le président malade et absent peut-il laisser les choses en l'Etat après un semestre fracassant pour la cohésion de son pouvoir ? Si le "cercle présidentiel" a une feuille de route par ou commence-t-elle ? Et va-elle conduire au chamboulement des rapports de pouvoir entre l'institution présidentielle et la haute hiérarchie de l'armée en particulier le DRS ? Sous-encadrement civique et statuquo Le politologue Chafik Mesbah cite souvent le sous encadrement civique et politique de la société algérienne comme un "atout" du statuquo, un affaiblissement des solutions alternatives. Celle qui a émergé sur le plan idéel durant les derniers mois, une transition politique consensuelle, a besoin d'un contenu plus précis, alors qu'elle bénéficie déjà semble-t-il du renfort de Ali Benflis. Elle a surtout besoin d'un évènement fondateur. Que la contestation populaire, éparse, sporadique et sous-organisée, n'arrive pas encore à déclencher. Une transition politique à froid parait impensable, alors que le gouvernement se pense encore être riche pour longtemps et fait des acquisitions à domicile à 2.6 milliards de dollars (Djezzy). Rien pourtant sur la scène politique, ne paraît être parti pour ressembler à l'avant campagne électorale de 2014. Mais jusqu'où ira la différence dans l'Algérie du début du 4e mandat ? L'invité du direct de Radio M en parlera donc avec l'une des personnalités les plus indiquées pour cela.


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