DzActiviste.info Publié le sam 7 Sep 2013

Le pont des suicidés à l’heure de l’amour

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Alger, un samedi après-midi chaud et ensoleillé. Ils sont une quinzaine. Des jeunes, des moins jeunes. Des visages connus, d’autres inconnus. Ils se sont retrouvés sur le « Pont des suicidés ».

Ce pont, est en fait un immeuble, sur le toit duquel passe la route. Les architectes parlent d’immeuble-pont. Sauf qu’ici, dans le quartier du Telemly, on nous raconte que des gens se sont jetés du haut de l’immeuble. Pour les en empêcher, la municipalité a posé de très hautes grilles le long du pont. Bref, quand tu demandes ta route, « le pont des suicidés » est plus connu que le parc qui est juste à côté.

Et c’est là que ce sont retrouvés ce matin, ces jeunes Algérois pour… accrocher des « cadenas de l’amour ». A l’image de ce qui se fait sur le Pont des Arts à Paris.

 

 

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Kader, un militant politique que je connais depuis un moment, m’a dit : « Nos jeunes ont besoin d’espace d’expression pour dire ce qu’ils veulent, sans être prisonniers d’une idéologie qu’on veut leur imposer, qu’elle soit orientaliste ou occidentaliste ».

Un jeune couple, que je ne connaissais pas, m’a dit : « On s’aime, tout simplement, et on a trouvé que c’était une bonne idée ».

Une dame, la quarantaine, venue seule, m’a dit : « C’est un cadenas pour l’amour, pour la paix dans le monde… Inch’Allah »

Kader a ajouté : « Pour que des jeunes, aujourd’hui, vienne dire cela, devant des caméras, c’est bien la preuve que notre société évolue doucement ».

 

Le pont des suicidés

 


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