DzActiviste.info Publié le lun 28 Oct 2013

Le Pouvoir d’Achat à l’Agonie. Les Oranais Boycottent Plusieurs Produits de Consommation

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I.M

MISERE2Suite à la hausse exorbitante des prix de certaines denrées alimentaires et à l’appel de l’association des consommateurs, les oranais pour une fois, ont procédé au boycott des légumes secs tels l’haricot sec (240 da le kilo), les lentilles, le pois chiche les œufs (14 da l’unité) le poulet plus de 300 da le kilo, les boissons gazeuses, le poisson (la sardine à 300 da le kilo), les dattes et bien sûr la viande fraiche et surgelée.

L’association de défense des consommateurs a lancé un appel au boycott des œufs, dont le prix unitaire a atteint les 15 dinars, ce qui a fait reculer les consommateurs à l’achat et fait monter le mécontentement contre les deux ministres de l’agriculture et du commerce, bien que des taxes ont été abrogées au profit des aviculteurs, c’est le contraire qui s’est passé, avec une flambée des prix du poulet et des œufs, sans faire intervenir les ministres. A vrais dire, la déception est terriblement ressentie par les Oranais et les Oranaises qui n’arrivent plus à comprendre ces augmentations anarchiques des prix, plusieurs fois dans l’année. Un représentant de l’association n’a pas hésité à accuser les instances officielles, les grands commerçants et les producteurs devenus intouchables et incontrôlables, car ils fixent les prix selon leur bonne humeur bafouant tous les principes de la régulation et des lois de la République, sans que la direction du commerce ne réagisse.

Le rapport rédigé par l’ONU relatif à l’alimentation et l’agriculture, fait état d’un nouveau scandale pour le pouvoir actuel de Bouteflika. La malnutrition de la majorité appauvrie en particulier les enfants atteints de l’anémie 42,5 % et les carences en micronutriments, vitamines à 15,7 %. Le rapport démontre que 15,9 % des enfants sont très mal nourris et demeurent sous-alimentés. Le rapport onusien ne précise pas les causes de cette ‘’famine’’ imposée par la politique économique.

Cette politique économico sociale, impopulaire anti pauvres a imposé, d’abord à travers l’ancien premier ministre, l’impopulaire Ahmed Ouyahia, qui avait débutée avec la privatisation et le bradage des entreprises et usines, l’ouverture du bazar en autorisant l’exportation de la nourriture du peuple sans aucun respect de la loi de l’auto suffisance, c’est le cas du poisson, de la datte et de la pomme de terre, ce qui a fait flamber les prix à l’intérieur du pays. Le taux de change du dinar qui malgré la très bonne santé du trésor public algérien, demeure le plus bas au Maghreb, ce qui fait uniquement le bonheur de la mafia politico financière, qui semble tenir entre ses mains la vie d’une grande partie de la population Algérienne. Le rapport de l’ONU, accable le pouvoir d’avoir provoqué cette défaillance dans la nourriture du peuple. Un échec voulu, et où l’anarchie régne dans les milieux du commerce, des prix et surtout concernant les inégalités dans les salaires, entre les misérables payés au SMIG de 18000 da, au filet social, et les titulaires de hauts salaires à coups de dizaines de millions. La nouvelle politique a fait surgir dans tous les créneaux du commerce des réseaux mafieux sous couverture de pseudos commerçants, distributeurs, revendeurs, exportateurs, importateurs. Qui agissent en toute impunité.

On se rappelle de la 49 ème session de la commission du développement social qui siège à l’ONU, organisée durant la période du 9 au 18 février 2011, et qui avait comme ordre du jour, la pauvreté en Algérie. Alors que Kamel Chir, le représentant du pouvoir en place, lors de son intervention, avait affirmé que l’Algérie avait adopté deux plans quinquennaux de développement, soit 200 milliards de dollars pour réduire la pauvreté, en indiquant que le PIB était passé de 1801 dollars en 2000 à 5081 dollars en 2008 par habitants. Tout cela alors que le bilan est resté alarmant. Le nombre de pauvres dépasse largement la dizaine de millions. La société se clochardise. Trop d’exclus, trop de SDF, trop de chômage trop de piston, trop de mendiants. L’ex classe moyenne est tombée complètement dans la misère. Le favoritisme, la corruption, les dilapidations, la criminalité et le banditisme, se sont clairement développés depuis.

L’Algérie a été classée en 2003 à la 107 ème place sur 173 pays par le PNUD (programme des Nations Unies pour le développement). En 2005, elle était juste derrière la PALESTINE OCCUPEE SOUS BLOCUS. Qu’elle Honte !!!!


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