DzActiviste.info Publié le jeu 28 Mar 2013

Le pouvoir face à la problématique question religieuse.

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Par HAMMANA Mahmoud

pt85279Bien que ce n’est pas évident, la mosquée fut toujours l’institution la plus soumise au diktat de la sécurité militaire depuis l’indépendance.

Le rôle d’avant-garde de la renaissance islamique en Algérie joué par la mosquée au lendemain de l’indépendance et particulièrement avec l’avènement du multipartisme de 1988 accentua les réticences du pouvoir qui multiplia les restrictions tout azimut à l’endroit des édifices du culte dans la perspective de priver la mouvance islamiste de son principal champ de bataille et de son atout lui imputant tous ses tares et en le rendant injustement responsable du climat délétère qui affecte la société.

Cette démarche s’étant avérée par la suite inutile en raison de l’attachement de l’algérien à sa religion,il fallait penser donc à une solution radicale pour saper la sacralité de la mosquée.

C’est dans cet esprit qu’intervient la nomination de GHOULAM ALLAH à la tète de ce secteur qui n’allait pas tarder à faire parler de lui à l’image des Imams qu’il a tenu à recruter selon ses propres critères pour prendre le relai ;,le péché de la pédophilie et du harcèlement sexuel auxquels s’exposent nos enfants au niveau des écoles coraniques en est la parfaite illustration et de la détérioration consommée des rapports Etat-administrés.

Un ministre qui ne réagit pas à un tel sacrilège qu’il considère comme une affaire banale indigne d’intérêt n’est pas celui qui va s’embarrasser des prêts octroyés aux entrepreneurs et prélevés sur la collecte de la Zakat.

L’algérien se trouve ainsi affecté dans ce qu’il a le plus cher et il y va de son avenir de se soulever contre ce fléau recrudescent que le pouvoir tente de consacrer au sein d’une société algérienne conservatrice.C’est plus important que la défense des droits de l’homme et de la démocratie qui ne saurait avoir de sens dans un pays ou l’on se joue de la confession de cette façon.

L’immobilisme du citoyen face à ce fléau qu’il ne pouvait imaginer eu égard à son caractère immoral s’agissant d’une atteinte à la pudeur d’une part et d’autre part touchant ces lieux sacrés est à chercher dans le fait qu’il succombe ingénument à la thèse officiel de l »acte isolé » qu’il sied au gouvernement en mal d’alibis de prêcher mais qui, réellement a tendance à se perpétuer pour devenir le phénomène le plus grave que la société algérienne ait eu à gérer et à propos duquel le Ministre des affaires religieuses GHOULAM Allah n’a soufflé mot étant plus intéressé par la Fatwa sur la compatibilité de la femme avec la fonction de Mufti en ne se gênant pas lui-même de franchir toutes les limites pour empiéter dans le domaine des docteurs de la Charia alors qu’il a failli à ses propres prérogatives en s’abstenant à toutes démarches immunisant les mosquées contre les dangers du courant WAHABITE qui n’a jamais été fustigé, mieux encore ,avalisé par les autorités en tant que contre poids à la montée de l »intégrisme religieux » !. Et ce dans le cadre d’une stratégie de longue date tendant à la perversion des mœurs comme ultime recours pour juguler la percée de l’intégrisme religieux perçu par le pouvoir comme un danger qui pèse sur sa pérennité et le credo du terrorisme mettant en danger son avenir politique dans le dessein macabre de maintenir la société,qui se trouve ainsi démunie de l’élément catalyseur, dans un état de dépendance vis-à-vis du de l’autorité publique comme seule source de légitimité et prévenir ainsi toutes velléités de résistance pour répondre aux vœux des partisans de la laïcité et par fidélité au rôle destructeur assigné par l’occident croisé.

Ce n’est pas sans raisons que la mosquées demeure la seule infrastructure exclue du plan d’action de l’Etat et dont la réalisation est livrée intentionnellement à l’initiative privée pour être ensuite versée dans les « HABOUS »relevant ainsi un vice juridique alors que la gestion des mosquées aurait due être confiée à une structure non gouvernementale ,au même titre que l’église, même dans le cas contraire ,afin de lui permettre de jouer pleinement le rôle de parlement des musulmans qui lui échoit au sens Coranique du terme,et également la volonté de l’Etat de ne dépenser aucun sou pour ce type de projet.

Cette dichotomie traduit ,on peut plus claire ,la conception officielle maçonnique du volet confessionnel en général et ce qui se rapporte à l’islam tout particulièrement qui veut la récupération de la mosquée ,qui demeure régie par les officiels en fonction des contingences politiques au lieu d’être restituée à sa vocation initiale, de façon à ce qu’elle soit aux services exclusifs des décideurs contre toutes logiques.

HAMMANA Mahmoud,
retraité-Algérie


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