DzActiviste.info Publié le sam 10 Nov 2012

Le Quatar se taille la part du lion en Algérie

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Nombreux se sont posé la question de savoir pourquoi Al Jazeera a soudainement mis une sourdine pour tout ce qui concernait les protestations populaires en Algérie. 
En fait, cette chaîne de télé avait reçu, de son émir, l’instruction très ferme de ménager l’Algérie, et d’éviter de traiter des sujets qui pourraient laisser penser que le peuple algérien pourrait entrer dans une dynamique insurrectionnelle. L’émir du Qatar avait été pris dans la glu de la mafiocratie algérienne, et il ne demandait pas mieux, puisque celle-ci lui offrait toute l’Algérie sur un plateau d’argent.
Le régime algérien a vite  compris, en plein milieu des secousses qui ont ébranlé les pays voisins, qu’Al Jazeera pourrait devenir dangereuse pour lui. Il a fait appel alors à l’une de ses méthodes les plus éprouvées. La corruption. Et ainsi, après que les steppes algériennes aient été mises à la disposition de centaines d’émirs en tout genre, venus chasser des espèces protégées, et qui y ont commis un véritable carnage, des années durant, sous la protection de la Gendarmerie nationale, le régime a invité le Qatar à rejoindre la tables des convives de marque. 
Des dizaines de gros contrats ont été signés dans l’opacité la plus totale. Des contrats qui touchent à tous les secteurs, où le Qatar a raflé la mise. Les enjeux financiers seraient tellement importants que c’en est devenu un secret d’Etat.    
Mais entre autres, certains ont été rendus publics, parce qu’il n’y a pas de moyens de cacher ce qui ne le peut pas. Projet de construction d’un grand complexe de fabrication d’engrais chimiques dans la région de Souk Ahras, Projet de construction d’un complexe sidérurgique à Bellara, ainsi que sept autres gros contrats dans le dommaine des mines et de l’Industrie. D’autres contrats, bien plus consistants, concoctés dans le secret concernent le domaine énergétique, et vont permettre au Qatar de devenir un acteur privilégié dans les activités d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures, ainsi que dans leur transport maritime. Des discussions ont lieu, actuellement, sur l’exploitation par ce pays, de gisements d’or, dans la mine de Tirek Amesmessa, dans le Hoggar. Sans compter les grands projets immobiliers, touristiques, et commerciaux, qui ne se comptent plus..
Ennivré par un tel succès, par une telle « amabilité » du régime algérien, les Qataris mettent les bouchées doubles. Ils ont exprimé le souhait très ferme de devenir le premier partenaire étranger en Algérie, en matière d’exploitation de divers minéraux.  Le Ministre algérien de l’énergie et des Mines a déclaré à l’APS que « Les hommes d’affaires qataris sont également intéressés par les mines de plomb, de zinc, de la baryte et de bentonite, des substances utilisées dans l’industrie pétrolière ».
Tout ça parce que le régime a une peur bleue d’une chaîne de télévision qui fait dans le proxénétisme médiatique. Tu te prostitues, je te laisse faire ce que tu veux, sinon, je lâche mes journalistes sur toi. C’est malheureusement comme ça que ça se passe dans ce cloaque. Dommage pour les journalistes d’Al Jazeera, mais ils seront désormais étiquettés comme ils doivent l’être. Ils se sont laissés acheter. 
Al Jazeera a été, que nous le voulions ou non, un formidable catalyseur des révoltes populaires. Mais elle avait montré dès le début des printemps arabes qu’elle avait une curieuse façon d’exploiter l’information, lorsqu’elle avait observé un black-out total sur les exactions contre le peuple bahreïni.
Maintenant, le roi est nu ! Cette chaîne n’est qu’un outil au service de gros jouisseurs, de petits roitelets qui se croient grands défaiseurs de rois. C’est la fable de la grenouille et du boeuf qui se joue sous nos yeux. La grenouille continuera à s’enfler, jusqu’à en crever !
DB


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