DzActiviste.info Publié le dim 12 Jan 2014

Le Quatrième mandat présidentiel ou le quatrième coup fatal porté à l’Algérie ?

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koursi détraquéAhmed AMOKRANE


Alors que la phase de convalescence du président de la république s’avère plus longue que prévue,des voix irresponsables et intéressées s’élèvent contre toute logique,lui demandant de se représenter pour un quatrième mandat !

Ayant disparu de la scène politique et médiatique particulièrement depuis bientôt un an,le président s’est montré très diminué physiquement sur les rares images diffusées .

Au moment où le peuple algérien s’attendait à une application pure et simple de l’article 88 de la constitution pour incapacité du président à assumer ses fonctions,les opportunistes de tous bords et contre tout bon sens,réclament un quatrième mandat !

S’impose alors une question : Quelles sont les motivations des partisans d’un tel projet ?

Pays riche aux énormes moyens,l’Algérie aiguise les appétits des prédateurs locaux et étrangers qui se bousculent pour maintenir le statu quo dans le seul but de préserver leurs privilèges tout en continuant à enfoncer le pays .

En effet,aprés le premier coup fatal porté à la révolution algérienne il y a 56 ans par des aventuriers avides de pouvoir qui se sont permis de rejeter les déclarations avangardistes du Congrés de la Soummam,allant jusqu’à assassiner un de ses architectes en l’occurrence Abane,les ennemis de la liberté et du peuple algérien,se sont livrés en juillet 1962 à un autre exercice dévastateur symbolisé par le coup d’Etat commis par l’armée des frontières contre le gouvernement provisoir de la république algérienne (G.P.R.A),portant ainsi un deuxième coup fatal à la révolution algérienne .

Sans vision politique,ni idéologie tranchée,les putschistes de Juillet 1962 en prédateurs affamés ont fini par retourner leurs armes contre leurs propres complices d’où le coup d’Etat militaire de 1965 .

Incapables de gérer le pays,Boumédiéne et ses amis, cèdent rapidement au populisme et à la médiocrité dans le cadre d’un banditisme politique qui survivra au président colonel , d’où l’échec qui débouchera sur les événements d’Octobre 1988.

Malgré la bonne volonté et la sincérité de Chadli Bendjdid,le mal était si profond et l’esprit de prédation était si présent au point où les réformes du président et de son premier ministre Hamrouche et la tentative de démocratisation du pays,finissent dans un bain de sang avec à la clé une guerre civile qui a causé la mort de 200000 algériens et provoqué la disparition de milliers de citoyens . La responsabilité des drames provoqués par cette guerre civile,revient en grande partie aux déserteurs de l’armée française que Boumediéne a promu par simple calcul égoïste pour se préserver d’un éventuel coup d’Etat . Les putschistes de 1992,se sont avérés une bombe à retardement confectionnée par le chef de l’armée des frontières en 1962 et qui a fini par exploser aux visages des algériens 30 ans après lors d’une décennie noire représentant le troisième coup fatal subit par notre pays .

Aujourd’hui,des prédateurs locaux motivés par le seul souci de préserver leurs privilèges,bradent l’économie nationale et la souveraineté du pays à des puissances étrangères et particulièrement à l’ancienne puissance coloniale juste pour s’assurer de leurs soutiens dans le but de maintenir le statu quo en appelant à un quatrième mandat . Compte tenu des données,une telle stratégie s’avère un véritable quatrième coup fatal porté à notre pays par des prédateurs locaux et étrangers .


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