DzActiviste.info Publié le jeu 31 Juil 2014

Le Recrutement des Universitaires en Algérie. Entre le favoritisme, le Piston et la Chkara

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chkaraMohamed Ibn Khaldoun

Âmi Ahmed le vieux du quartier populaire de la ville demeure perplexe. Père de deux enfants universitaires diplômés, ils avaient participés dans tous les concours de recrutement que soit dans la vie civile (Police, Douane, Pompiers etc) ou militaires, sûrs de leur réussite dans les tests et concours, ils ne seront jamais appelé. Depuis leur sortie de l’université, ils ont grimpé dans l’âge où point qu’ils se retrouvent aujourd’hui dépassés pour re-concourir et c’est le chômage à vie qui les attends, m’expliqua clairement Âmi Ahmed qui ajoute, qu’il est tout à fait sûr que les recrutements se fassent selon le favoritisme, être parenté par un influent, ou la dernière solution acheter un poste.

Âmi Ahmed me dira que les fils de Flane tout à fait faible et uniquement avec un bac sont devenus des officiers importants et encore les enfants d’Âmi Ahmed son blanc comme neige, car l’enquête d’habilitation les a qualifiée chaque fois, surtout que leur père est un patriote nationaliste qui aime sa patrie durant toute sa vie, il avait accompli des missions que même ceux qui sont aujourd’hui députés, ministres, sénateurs ou membres des comités centrales n’aient accompli le Un dixième.
Âmi Ahmed parle et dénonce : « Le malheur dans notre pays, c’est que les recruteurs ne se basent plus sur les références, compétences, intelligences et qualification devant un candidat favori, il suffit d’être le fils de Si Flane ou parrainé par Feltane ou hadarat, qu’il choisira le métier qu’il veut, tandis que nos enfants sont orienté vers le filet social, un titulaire de mastère on l’écrase pour un salaire mensuel de 12 000 da et pour une urée déterminée moins d’une année ! Hada Haq walla Batel !?
Leurs enfants me dira Â2mi Ahmed, ils avaient obtenus tous les avantages, même les bateaux de pèche offerts par l’union Européenne les meilleurs postes, l’ANSEJ etc. Ils ont réussis à construire l’écart entre leurs enfants et nos enfants.

Nos enfants, las d’attendre des jours meilleurs, ont choisi de traverser la méditerranée à bord de moyens de fortune, dans une aventure à haut risque. Mais quand le gouvernement a opté pour le soulagement de ses jeunes on instruisant l’ANSEJ pour faciliter la réalisation de jobs pour les jeunes, là aussi une grande partie des enfants de riches, qui ne sont nullement dans le besoin se sont accaparés des droits des pauvres. Et puis les députés ont votés les sanctions pénales pour les Harraga. Cet écart s’est élargi très rapidement. Une inégalité élevée soulève une question morale et peut contribuer à des tensions sociales. Pour Faire la comparaison des deux types. C’est-à-dire Nos enfants et leurs enfants. Il est préférable de la présenter sous la forme d’un assemblage de récit ;
« Leurs enfants, bien entretenus, habillés des boutiques Parisiennes ils n’utilisent ni bus ni train, ni taxi, mais des véhicule avec et sans chauffeur, un, deux et trois Jets Skis. Même quant ils tuent ou blessent des pauvres gens dans la plage, on les condamne que très légèrement. D’ailleurs ils habitent loin des misérables,

Nos enfants, mal nourris, stressés en permanence, habillés par made in Algeria ou par la contrefaçon et dans la plupart du temps par « el bala de la friperie » ils s’entassaient jusqu’à la centaine dans le petit bus, un bus Karsan ou Toyota avec les jambes pliées.

Leurs Enfants, inscrits, dans de meilleures écoles privées, chez de meilleurs enseignants spécialisés, ils apprennent la langue de voltaire et ne donnent aucune importance a la langue maternelle.
Nos enfants, entassés à cinquante dans une classe, tentaient d’apprendre la langue maternelle sans donner d’importance à la langue du colonisateur.

Leurs enfants, accueillis comme des princes par les surveillants généraux, tandis que nos enfants accueillis avec certaines brutalités par certains surveillants généraux qui ressemblant à des videurs de cabaret ou de bar.

Leurs enfants, passent leurs vacances dans des pays lointains au delà de la méditerranée, dans des clubs privés, tandis que nos enfants demeurent dans leurs quartiers, les uns en vendant des cigarettes au détail, d’autres en gardant des voitures en stationnement ou dans des parkings de fortune de nuit.
Leurs enfants, passent l’été, à la côte d’Azur, transportés par Aigle Azur.
Nos enfants iront à la première plage voisine à l’aide de l’auto-stop et un casse croûte de ce qui restait du repas de la veille et une pastèque.

Leurs enfants, disposent de téléphones portables, dernière génération avec toutes les options Internet.
Nos enfants beaucoup en mal de vie, malgré leurs diplômes, malgré leurs aptitudes, malgré leurs connaissances, contraints à l’oisiveté déconsidérés, par un gouvernement dépassé par les événements.
Leurs enfants habitent dans de superbes résidences, chacun son aile libre et très bien meublée avec des vigiles et des dobermans et présence des patrouilleurs jour et nuit.

Nos enfants vivent entassés dans une même pièce, filles et garçons, parfois font le tour de rôle pour dormir. Ils gardent toujours l’appartement F2 bien vacant occupé en 1962.

Leurs enfants, se marient trop tôt, ils célèbrent leurs mariages dans de grands hôtels très luxueux, à coup de dizaines de millions, et passent leurs lune de miel chez les amis de leurs parents à l’Etranger avec des chèques bien numérotés en euros ou en dollars.

Nos enfants, ne se marient pas. Faute de moyens financiers, faute de logement, faute de boulot, faute de matériels, faute de liberté de choix d’une politique sociale et dans le cas ou l’un se marie il ne dispose que de trois jours de lune de miel (congé mariage de trois jours s’il travaille encore)
Leurs enfants, à leur majorité avec ou sans diplôme, ils sont installés dans les meilleurs postes de responsabilité, dans les meilleurs entreprises, les meilleurs administrations du pays, où ils sont favorablement recrutés , tandis que nos enfants sont faits pour le service national, ils iront faire la chaîne devant les bureaux de L’ANEM pour avoir la fameuse carte bleue. Ils se soumettent à la loi de : Techghil Chabab » l’ANSEJ, sans réussir à avoir un boulot quelconque ou un projet. D’ailleurs on leur réserve les boulots du nettoyage des accotements des chaussées des grandes routes, d’autres pour éviter les conflits, ont opté pour l’émigration clandestine. Ils partent chaque semaine dans une aventure au risque de leurs vies, la plupart du temps un aller sans retour, puisqu’ils chavirent dans le large.
Leurs enfants sont des supers enfants, les poches pleines, ne fréquentent que les clubs privés, les pizzerias chics et les restaurants à menus gastronomiques.

Nos enfants, misérables, atteints du mal nutrition, ils se contentent d’un pseudo casse croûte à la « Kalantika » comme ces centaines de Lycéens et lycéennes qui viennent des villages et douars éloignés avec leur déjeuné : un bout de pain et un œuf..

A l’université, leurs enfants chacun son véhicule, et nos enfants arrivent en bus sans aucun tarif d’étudiant, entassés comme dans une boite de sardines.

Leurs enfants, ignorent complètement le but et les visées de l’occupation coloniale de l’Algérie pendant 132 ans, ils ne savent rien de notre glorieuse révolution.

Nos enfants, ont appris de A à Z. les parcours historiques de notre lutte et ses étapes, pour l’indépendance, ils ont appris KASSAMANE par cœur, avec le couplet de « Ya Franca » Leurs enfants, comme par hasard, ils ont appris la « Marseillaise » quand ils étaient là bas. Aujourd’hui ils nous chantent a travers Khaled el mostaârab ‘’On a gagné’’ ! Oui, exactement ils ont gagné depuis 1962, et nous nous demeurons kif-kif, comme avant 1962, conclura Âmi Ahmed


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