DzActiviste.info Publié le sam 2 Fév 2013

Le roi ‘ Tab Jnanou’ et la bande des Tagarins : Pour qui sonne le glas?

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par Ahmed Benhada.

« La mort ne surprend point le sage, il est toujours prêt à mourir
». (J.F.).

Une certaine presse aux ordres, formée dans les bas fonds du pouvoir pourri et corrompu essaie de nous faire passer des serpillières politiques pour de probables présidentiables. Ce qui prête à rire, c’est que cette presse qui n’est que ‘la voix de son maître’ feint d’ignorer les dessous de tables de ses géniteurs, et par là vouloir nous induire en erreur par des hypothèses ineptes. Qui ne sait pas dans ce pays foutu qu’est le notre, que Ouyahia, Belkhadem, Soltani, et la suite ne sont que de pauvres bougres dont la cotation à la bourse politique d’Alger se situe entre epsilon et zéro.
Alors laissons cette presse bien formée à l’école du mensonge et de la médiocrité narrer les exploits, les prouesses et les ambitions de ces tartarins au service de sa majesté le roi ‘Tab Jnanou’, ou au service de ‘la bande des Tagarins’. Hadj Moussa, Moussa Hadj.
Cette presse mesquine prend la friperie de Bir el Ater pour de la soie de Thaïlande…
La genèse du pouvoir en Algérie est basée sur la force, la conspiration et le crime, et son maintien relève de la corruption, de la peur et de la violence. Néanmoins, il me parait utile de faire une rétrospective sur l’histoire de mon pays pour mieux saisir la dialectique du pouvoir ; pour cela il est très utile de rappeler certains événements marquants de cette histoire.

Ainsi, l’assassinat de Abane Ramdane en décembre 1957, le coup d’état contre Ferhat Abbas en août 1961, le coup d’état de Mohamed Boukharouba en juin 1965, et enfin l’assassinat de Mohamed Boudiaf en juin 1992 procèdent de cette logique du pouvoir, qui consiste à éliminer les meilleurs. Cette conception de la gestion du pays s’est confirmée de plus en plus après le 19 mars 1962 et jusqu’à nos jours par l’élimination des meilleurs enfants d’Algérie.
A nous de méditer l’élimination de l’élite algérienne entre autres : Boukhobza, Lyabes, Belkhenchir, Djaout, Boucebsi, Mekbel, Guenzet, Alloula, et beaucoup d’autres parmi les meilleurs…
Il faut retenir également qu’à chaque fois que les caporaux du cabinet noir s’étaient retrouvés dos au mur, dans des situations très délicates, ils avaient sorti un joker pour passer l’obstacle, comme se fut le cas en 1962 avec Benbella, puis en 1978 avec Chadli, encore 1992 avec Mohamed Boudiaf, et enfin en 1999 avec Bouteflika.
Seulement aujourd’hui, il ne reste plus aucun joker pour les stratèges du pouvoir pourri et corrompu. Tant pis pour eux et tant mieux pour nous ; sauf que la disparition de Boudiaf a été une perte qui n’a d’égale que la fin de tout un espoir. Maintenant, si on observe de prés ces choix opérés par la junte au pouvoir on peut déduire que les pseudos candidats avancés par cette presse aux ordres n’ont aucune chance d’être proposés par les maîtres du système au moment de vérité d’Avril 2014.
Mais qui donc vont choisir les maîtres penseurs du pouvoir militaire pour être leur favori en Avril 2014 ?
Il y a 04 options au choix pour les faiseurs de rois du pouvoir ; ‘les militaires’ doivent :
1/. Convaincre le président sortant pour rempiler pour un quatrième mandat et ainsi gagner du temps, en cas de grabuges faire endosser à Bouteflika tous les dégâts. Seulement, Abdelkader el Mali flairant toute la combine a lancé à tue-tête et devant tout le monde ‘tab jnani’. Est-ce qu’il va revenir sur sa décision première et jouer le ‘match barrage’ d’avril 2014…? Ce n’est pas aussi sur, surtout que dernièrement il a fait passer deux lois, l’une pour garantir une immunité éternelle à sa famille et à lui-même, et l’autre avoir toutes les possibilités de transfert de fonds sous
couvert de soins médicaux et autres…

2/. Relancer un ancien du sérail qui a été écarté, une victime du pouvoir et du FLN en raison de ses idées pseudos modernistes, un démocrate version maison. Dans ce cas de figure, les décideurs en trouveront plusieurs spécimens. Puis avec un peu de publicité et de tapage médiatique et le tour est joué, puisque les FLN/RND et les accessoires ne feront que suivre les directives à la lettre entraînant dans leur sillage les habitués de la mamelle et les tarés parmi le tiers état. Ainsi, les caporaux du pouvoir auront le choix de la couleur, la belote, la rebelote et le ‘dix de der’.

3/. Opter pour un technocrate connu sur la scène internationale pour sa rigueur dans la gestion des affaires de l’économie un ‘Mario Monti’ algérien, reconnu pour sa probité et sa compétence sur la scène nationale et qui a été également victime du système. Dans ce cas de figure, ce joker aura le soutien discret mais très efficace du pouvoir et de ses relais auquel s’ajoutera une partie importante de ce qui est appelé le courant démocrate version Benyounes/Sadi et
même islamiste type Ghoul/Soltani. Seulement, ce joker pourrait se révéler très risqué pour tout le système, comme l’a été par le passé le brave Mohamed Boudiaf ; et le pire dans ce cas de figure, le pouvoir pourri et corrompu ne pourra pas faire appel à Boumaarafi…

4/. Quitter la scène politique, retourner aux casernes, opter pour une armée professionnelle, républicaine apolitique et moderne, ainsi laisser la politique aux politiciens, et pourquoi pas jouer le rôle d’arbitre et de garant de la constitution et de la continuité de la république. Une révolution des œillets à l’algérienne qui sera suivie par le dégraissage de l’ANP des éléments médiocres et corrompus qui seront traduits devant des tribunaux populaires. Par cette dernière mue salvatrice, l’ANP méritera le titre de noblesse de digne héritière de la glorieuse ALN, celle des baroudeurs de l’intérieur.

Seulement, les officiers algériens tel que je les ai connus sont loin, même très loin de penser ainsi ; eux qui bouffent l’œuf du casse-croûte destiné au djoundi de garde la nuit ; on ne peut comparer ces gens aux officiers de la révolution des œillets. Les officiers de notre armée appartiennent à la préhistoire culturelle, ils sont beaucoup plus prés de la gloriole armée de Bokassa 1er.

Bien sur, il y a quelques exceptions.
Ainsi, comme nous le voyons dans les 04 cas de figure, il n’y a aucune place pour les deux zozos du duo FLN/RND, l’un ce n’est qu’un clown soudanais perdu sur cette patrie amazigh, et l’autre ce n’est qu’un élément du makhzen marocain qui se fait passer pour un pur amazigh.
Et le peuple algérien dans tout ça…? Là est la question, là est l’inconnue, et là est le mystère…!
Nous le tiers état, nous n’avons que peu de choix dans cette course de vérité, notre dilemme est connu depuis des lustres ‘être ou ne pas être des citoyens à part entière’. Jusqu’à ces derniers temps, nous avons toujours refusé d’être des citoyens parce que nous avons abdiqué devant la cupidité et la lâcheté héritées d’une culture et d’un mode de pensée anachroniques. Cette vérité relative aux tares culturelles énormes que véhiculent la majorité d’entre nous, se vérifie par notre comportement au cours des 50 ans écoulés.
Nous avions chanté ‘viva Benbella’, puis viva ‘Boumediene’, ensuite ‘viva Chadli’, encore et toujours nous chantons ‘viva
Bouteflika’. On nous fait sortir pour des marches spontanées de soutien à nos maîtres fouetteurs et nous avons chanté ‘mamia thaoura ziraia’, puis ‘djich chaab dhad radjia’, et maintenant nous chantons ‘one two three viva l’Algérie’. Dans ce cas de figure, nous n’avons aucune chance de passer ou d’être au deuxième tour avec le candidat du pouvoir, bien sur il y aura une nuée de lièvres vus et connus comme Rébaine, Hanoune, Djaballah, etc. … Pour le décor sans plus.
Et qu’est ce qu’il y a lieu de faire alors…?
Il faut une union sacrée entre les islamistes et les démocrates autour des idéaux de justice et de liberté, cette union à laquelle doivent faire appel des hommes sages, respectés et considérés des deux camps à l’image de Yahia Abdenour, Ait Ahmed, Ahmed Taleb, Mourad Dhina, Youcef Khatib, Mohamed Harbi, Ahmed benbitour, Mokrane Ait Larbi, Abdelaziz Rahabi, Lyamine Zeroual, Rachid Benyelles et d’autres encore. Cette union proposera un candidat du renouveau jouissant de l’estime et de la confiance de la majorité en raison de son honnêteté notoire, sa compétence reconnue, et son courage dans l’épreuve. Par ce choix certes difficile et dur à faire passer en raison des rancœurs et des rancunes des uns et des autres, nous arriverons à rivaliser avec le candidat du pouvoir pourri et corrompu, et même à le battre.
Cette union sacrée doit s’articuler autour des valeurs universelles prônées par la déclaration historique du 01 Novembre 1954 et confirmées par la charte du congrès de la Soummam. Ces principes intangibles que tous les signataires doivent respecter, idéaliser et sacraliser, doivent être consignés dans une charte ou convention nationale qui sera la référence de base de la rédaction de la constitution d’une république démocratique et sociale telle que rêvée par les fondateurs du FLN/ALN historique.
Maintenant, il est du devoir de tous les hommes probes, sages et respectés parmi les enfants de ce peuple de s’impliquer pour la sauvegarde du pays et de la nation…
Par cette action salutaire et hautement symbolique, tous les enfants dignes de l’Algérie meurtrie et trahie entendront : «sonner le glas de ‘la bande des Tagarins’ et de leur compère le roi ‘Tab Jnanou’ ».

A bon entendeur salut…
Signé : ahmedbenhada.


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