DzActiviste.info Publié le ven 8 Fév 2013

Le Soleil d’Algerie 2013-02-08 20:49:00

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Cette vidéo est très significative de ce qui se passe, non seulement en Tunisie, mais dans tout le monde musulman. Oui, je sais ce que je dis. J’ai bien dit, monde musulman. Yaw ! Sobhan ellah. Je sais ce que je dis.
On est dans une guerre. On aurait cru que nous sommes dans des confrontations qui exigent presque  qu’ion leur sacrifie des vies.
En vérité, quand j’ai un peu gratté, j’ai découvert que le grand chambardement, et les immenses sacrifices qui l’ont accompagné, ne sont que des états d’esprit. Haham jaw,qui ne mesurent rien, qui n’évaluent pas les souffrances des autres. Juste qu’ils veulent s’exprimer. Ils ne savent même pas que leurs merdes qui s’affrontent sont des questions existentielles, des états d’âmes qui roulent des mécaniques, ils nous cassent les couilles. Même pas éthiques, ni moraux,  Juste une question de façade, au sens bâtiment et travaux publics du terme. Des dehors, des atours. Du Schmilblick.
Notre plus grand problème, à nous autres musulmans, ou supposés musulmans, ou à peu près, qui avons enfanté Ibn Rochd, Ibn Sinna, El Khawarizmi, Zyriab, et tout cet éveil qui a sorti l’occident de l’ornière, de la boue, et de la bêtise, est juste une question d’oripeaux.
Oublions le reste !  Quoi ? Nous, inférieurs, subalternes, rétro-humains, infrahumains, n’avons rien à dire. C’est juste, pardonnez-nous,  que nous ne savons pas comment cacher nos femmes. Comment les gommer, les occulter, les éclipser, les subtiliser à la vue des autres.
Je veux attirer l’attention sur les gardiens des deux lieux saints de l’Islam. Les connaissez-vous ? ILS passent leur temps, et dépensent l’argent de leurs peuples, au Crazy Horse, aux Folies bergères, et autres temples où s’effeuille le beau sexe.
Donc, notre grand problème civilisationel, en ce moment, en ce moment précis, maintenant que les peuples explosent, pour se porter résolument contre les despotes qui les ont broyés, notre problème ne consiste plus, désormais, que dans la façon avec laquelle nos allons exposer nos « femelles ».  Ha haaaa. Nos femelles ! Notre jardin privé. Nous nous posons donc la question.
Faudra-t-il les emmitoufler dans des enveloppes surprises, en faire des 404 bâchées, ou les exposer, toutes frétillantes, à poil, ou presque ?  Où allons nous nous positionner ? Dans le camp des tahannines ou dans celui des Hommes. Vu sous l’angle inverse, les mêmes camps sont ceux des hommes et des femmes libres, ou celui des bloqués de la cafetière.
Notre grand problème civilisationel, au moment où es peuples s’interrogent sur la couche d’ozone, semble donc être celui de tenues de camouflages. D’une façon ou d’une autre. Faut se positionner les gars, et les garces ! Excusez-moi les filles, mais au point où nous barbottons, on simplifie. Les Hommes, les Omelettes, les gars, les garces.
Donc, notre problème, en pays d’islam, de là où est partie une très grande aventure humaine, celle qui a sorti les foules occidentales de leurs miasmes, pour les porter au pinacle de la pensée humaine, celle qui a été le terreau fertilisant de la philosophie, de la poésie, de la musique, du raffinement en toute chose, notre seul problème, si tant est que nous voulons lui trouver une solution, est comment doivent être habillées nos femmes.
On ne parle de rien d’autre, ni des cohortes d’affamés, ni des exploités, ni des handicapés, ni des veuves, ni des orphelins, ni des chômeurs, ni de ceux qui se risquent en haute mer, à bord de fragiles esquifs, pour rejoindre la rive des kouffars, ni de l’usage éhonté que la dynastie saoudienne fait des richesses de son sous-sol, ni du complot inimaginable qui est perpétré contre des peuples entiers, par des mafiocraties qui ne se cachent même pas. Non ! On n’en a rien à foutre de tout ça. Bof ! Coupez-moi en petits morceaux si vous voulez, pourvu que vous cachiez ce sein, ou ce cul, que je ne saurais voir.
Nous, ce qui compte pour nous, et ce pourquoi nous sommes prêts à mourir, que nous soyons d’un bord ou de l’autre, c’est comment seront habillées nos poules. Comment elles eront habillées, ou comment elles seront exposées. Miam, miam…Ya bon les poules !
Cette fille, dans cette vidéo, chante l’hymne national tunisien, avec une grande émotion. Il est vrai que pour ne pas choquer sa propre famille, elle aurait pu ne pas exposer avec autant de « générosité » son « comptoir ».
En l’occurrence, c’est presque de la provocation. En l’occurrence, fallait soit être con, soit faire express. Et comme elle ne pouvait pas faire exprès.
Cette fille, a eu l’honneur de chanter l’hymne de son peuple, à un moment historique particulièrement exacerbé. Elle ne pouvait pas, ne pas tenir compte, par conséquent, de ses valeurs, de ses pudeurs. C’est une Tunisienne. Malgré cela, elle a violé une pudeur. Nous ne sommes pas des occidentaux, bruts de décoffrage. Nous sommes ce que nous sommes. Bons ou mauvais. Mais nous sommes !
Cette fille, qui a eu l’honneur de chanter l’hymne tunisien, un texte d’une très grande intensité, est venue, comme une dinde, étaler ses atours, pour rester correct, sans tenir compte du contexte. Mais bon ! Elle a commis une grande faute.
Malgré cela, même si elle a commis plus qu’une faute de goût, parce qu’elle est comme la plupart des beurettes, quine savent plus, malheureusement, à quel sait se vouer, dans cette très pénible dualité, et quoi qu’il en soit, elle n’a pas commis de crimes de lèse-islam. Et quoi ? Elle a montré ses seins ? Et après ?
Alors, juste parce qu’elle n’a pas été suffisamment conseillée, parce qu’elle n’avait pas évalué, à sa juste mesure, cette magnifique et très symbolique prestation, et qu’elle nous a « gratifiés », du spectacle de sa très abondante poitrine, est-ce, pour autant, que le djihad doit être décrété ?
 . En tous les cas, les commentaires qui ont été postés sur cette vidéo, et que je vous invite à lire jusqu’à la lie, jusqu’à l’écoeurement, jusqu’à la saine colère que je souhaite, vous montreront combien graves sont les phases historiques que nous traversons. Nous sommes pris en otage, d’un côté, par des gardiens du temple, qui prétendent regler nos moindres souffles, nos plus intimes convictions, nos plus intimes libertés, et de l’autre, par des succédanés d’occidentaux, de produits synthétiques totalement coupés de notre identité, et qui nous reprochent de ne pas être démocrates, au moment où ils cerchent à nous imposer, de la façon la plus violente qui puisse s’imaginer, des attitudes qui ne sont pas les nôtres. Regardez ! Et tirez vos propres conclusions. Mais n’oubliez pas, que le plus important, est de nous tenir aux cpotés du peuple tunisien, celui qui lutte pour sa liberté et sa dignité, et qui ne reconnait qu’une seule vraie autorité: Celle du peuple souverain.


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