DzActiviste.info Publié le mer 25 Avr 2012

Le suicide revisité dans la wilaya de Tizi Ouzou

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La faculté des sciences humaines et sociales de l’Université de Tizi Ouzou a organisé ce 25 avril, avec le CRASC (centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle) d’Oran, une journée sur le suicide. Il m’a été demandé de revisiter ce phénomène social  dans la wilaya de Tizi Ouzou. Voici le résumé de mon intervention.

Le suicide – et la tentative de suicide – constituent des passages à l’acte traumatisants qui interpellent les familles des victimes mais aussi, je devrais dire surtout, la société dans son fonctionnement (ses dysfonctionnements ?), ses mécanismes régulateurs et l’expression de son émoi. Un phénomène social qui convoque les émotions de chacun et qui suscite un questionnement permanent ; un fléau qui fait naître, au sein du groupe social, une indicible inquiétude et un confus sentiment de culpabilité.

Quand bien même chacun voudrait, par lassitude et agacement ou simplement par habitude, s’en détourner, la réalité nous rattrape et nous rappelle à l’ordre. J’en veux pour preuve ce qui vient de se produire dans la wilaya de Tizi Ouzou : trois enfants, préadolescents, se suicident presque simultanément, en se pendant. Quelques jours plus tard, un collégien de la wilaya de Bord Bou Arreridj met fin, de la même manière, à son existence dans l’enceinte de son école et dans l’Oranie, un collégien tente de s’immoler par le feu à l’intérieur de l’établissement qu’il fréquente. Pour funestes qu’ils soient, voici des événements pour le moins préoccupants.

Au suicide de l’adulte – qui constitue toujours un drame pour les familles mais qui est relativement « cohérent » parce qu’il peut trouver son sens dans les motivations « visibles » qui ont amené le sujet à commettre ce geste – vient s’ajouter celui de l’enfant qui semble une réalité tangible mais demeure, toutefois, inintelligible parce que les raisons qui sont à l’origine du passage à l’acte restent obscures.

Dans mon propos, je me limiterai, à la lumière des données récentes, à revisiter le suicide dans la wilaya de Tizi Ouzou. Une opportunité pour rappeler aux pouvoirs publics que ce phénomène ne doit pas être cantonné dans une comptabilité macabre – égrenée par la presse nationale, par les services de sécurité ou encore par ceux de la protection civile – mais que ce phénomène doit être interprété comme un véritable problème de société qui appelle à une profonde réflexion et attend une prise en charge appropriée.

Voici l’exposé en question.

Le suicide à Tizi Ouzou revisité

   


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