DzActiviste.info Publié le jeu 23 Mai 2013

Le « talon d’Achille » du régime algérien se trouve-t-il à Tibhirine ?

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Ya chaab FikA. By

Nonobstant ce cas en instruction, toutes les raisons et toutes les « interprétations fantasmatiques » ne suffiront guère à la lecture « voulue » des événements, ceux concoctés dans les « laboratoires » gouvernants, surtout quand il s’agit de la vraie « raison d’État » entre un pays et son ex- « appendice ». Le fait d’une décolonisation d’une Algérie par une lourde guerre qui finissait par une indépendance confisquée. Issue elle même d’accords d’une « intelligence vénale et satanique », en plus d’un embrigadement « incestueux » à long terme d’une élite « infiltrée », afin qu’elle s’accapare avec ses complices d’outre-mer, les richesses de millions d’algériens et de martyrs. Tout cela dans une histoire commune en bribes, tumultueuse et non encore écrite, pleine de « squelettes dans les placards des deux républiques », et encombrée d’actes frappants d’antan et d’aujourd’hui, non encore officiellement corroborés, tels entres autres, cet assassinat des moines de Tibhirine, ou bien tout simplement un cas d’actualité basique, le réel bilan de santé de Bouteflika détenu par les médecins militaires de l’ex-métropole.

‘’Toute vérité n’est pas bonne à dire à « chaud…» ‘’ Dixit Bouteflika au début de son premier mandat présidentiel dans une chaine de télévision française à propos du cas des moines assassinés. À vrai dire, aurions-nous entendu une autre « interprétation plus hallucinatoire » de sa part, si cette vérité avait été « tiède » à dire à l’époque ? Pourquoi pas à « froid », vu le timing à la veille de la visite du juge d’instruction français à Tibhirine ? Pourtant dans la réplique du président, loquace à ses débuts, il y avait une petite part de vérité. C’est qu’elle n’est pas bonne du tout à dire cette vérité ! Sans pour autant se juger, s’outrager ou se préconiser du droit à l’expression, ou du style de l’analyse, du verbe ou de la suggestion, en attendant, et jusqu’à preuve du contraire, c’était bien Bouteflika qui a eu « chaud » cette fois ci, et qui prend du « frais » et du repos aux Invalides, car « l’isthémie » avait rendu sa fonction présidentielle quelque peu « invalidante » pour le moment, et il n’aurait peut-être plus jamais l’occasion de revenir sur le sujet.

Bref, on n’irait pas « desservir la cause » encore une fois, si on se permettrait une dernière « divagation » en inversant le scénario, l’antithétique de la vraie « raison d’État ». Sans doute, parce que cette dernière dépasse tout entendement humain dans la coopération machiavélique des « services » avec la bénédiction du politique. En quelques sortes, on reculerait justement pour mieux avancer : On riposta chez les observateurs imprégnés des idéaux des droits de l’homme, que le faux rapt des trois agents consulaires en 1993 à Alger, avait constitué la raison principale au montage par les « services » de l’opération chrysanthème en France pour réellement inculquer, entre autre les éléments de sa logistique, le syndrome de la peur du terroriste islamiste, et évidement du « beur » suspect en permanence au sein de la population française, comme jadis avec la frayeur du fellagha.

Alors, on se demanda encore chez les mêmes observateurs, quel aurait été également le réel « quitus d’État » recherché par les « services de renseignements » quant à une supposée issue heureuse du kidnapping des moines de Tibhirine ? Car, c’était bien l’objectif initial à plusieurs « desseins », celui du général Smain et « officieusement » celui de son homologue français. En tous cas, le général algérien du contre –espionnage de l’époque, bien qu’il était un criminel délinquant et un fin limier du renseignement, il n’aurait jamais eu à s’aventurer dans un coup tordu de ce genre sans l’aval express de barbouzes français. Et la suggestion de Marchiani à Smain, de lui montrer comment jouer sincèrement avec l’émotion nationale française avec l’exemple du rapt des agents consulaires en 1993, avait-elle été indirectement fatale, quant à la « caution tacite » française dans « l’opération des moines » ? Du coup, faudrait-il déduire en filigrane, que la gestion du « terrorisme pédagogique » en Algérie, fut-elle quelque part assistée, partagée et même « zélée », dans le cas des moines et dans d’autres plus atroces, par tous les « services » confondus ?

Supposé que cet enlèvement des moines aurait été résolu, sans aucune perte de vie, par les forces algériennes. Déjà de ricochet, Bouteflika n’aurait jamais été coopté président trois ans plus tard. Et Zeroual aurait demeuré en poste de chef de l’État dans un régime qui aurait resté identique et plus « compact » à celui d’aujourd’hui, mais avec une « vitrine présidentielle » en meilleure santé, de probité remarquable et de volonté avérée en la personne du président. Et sans conteste, avec une corruption moins généralisée et « un printemps berbère » qui aurait eu probablement toutes les raisons et atouts pour réussir le changement en Algérie, bien loin avant l’épidémie du printemps arabe.

Mais malheureusement, cela n’a jamais été le cas. Pourquoi ? Parce que jusqu’à date, on ne sait pas réellement qui avait vendue et soutenue la candidature de Bouteflika auprès des décideurs de l’armée algérienne, hormis l’un d’entre eux, l’ex cardinal Larbi Belkhir décédé, qui en usa la paternité de l’idée pour masquer les vrais commanditaires de la candidature, juste à la fin d’une décennie noire de sang, par laquelle, le cas de Tibhirine avait pesé lourd dans la balance du pouvoir, en poussant Zeroual à la démission après tant de massacres et de dommages collatéraux.

Indubitablement, pour le juge français, les actes s’en tiennent en premier titre à un enlèvement et des assassinats. C’est son mandat et son instruction se basera sur des faits et des preuves. Ceux qui impliqueront les responsables et exécutants de cette affaire macabre. Cependant, les algériens espèrent que cette affaire des moines fasse aboutir d’autres enquêtes sur toutes les ramifications criminelles et corruptibles qu’entretient le système France Algérie, ce « bras long » français qui fait du tort et du pire au pays, surtout depuis le coup d’État de 1992. Pour conclure dans la « fantasmagorie » de l’humeur et de l’analyse, on pourrait discourir que le régime algérien et ses lobbies métropolitains, pourraient facilement déchoir un jour des monts de Tibhirine.

 

A.By


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