DzActiviste.info Publié le lun 7 Jan 2013

L’émir du Qatar, le vrai chikour du régime.

Partager

       
Il n’y en a plus que pour l’Emir. C’est comme ça qu’ils l’appellent en haut lieu. Ils ne disent même pas émir du Qatar, mais juste l’Emir, avec des vibratos dans la voix. Ils ont une peur bleue de sa chaîne. Et ils le lui ont fait savoir. Ils l’ont juste supplié de ne plus traiter de l’Algérie, de ne pas souffler sur la braise qui couve, de ne plus relayer les manifestations des aigris, les mouvements de protestation des jaloux, et surtout de ne plus donner la parole aux traitres opposants . Aux vrais opposants en vérité, ceux qui luttent pour libérer leur pays de l’emprise mortelle qui le broie, et compromet irrémédiablement son avenir.

C’était tout ce que voulait l’Emir. Tu parles que c’était tout ce qu’il attendait. Alors, pour faire flamber les enchères, il a encore pressé sur le furoncle, juste un peu, jusqu’à ce qu’ils se mettent à plat-ventre, et  lui crient d’arrêter le massacre, de leur dire ce qu’il voulait, tout ce qu’il voulait.
Alors lui, en bon négociant, qui vend de la liberté d’expression au kilo, par correspondance ou derrière le comptoir, selon que ca lui rapporte ou non, et qui gère le programme de sa boite en fonction de la docilité des uns et des autres, a vite compris qu’avec les Algériens, ca va être le pied. Le pied, je vous dis !
Alors, il a commencé à demander des choses. De plus en plus exorbitantes ! Avec le rictus menaçant du proxo. Des contrats en tout genre, et par dizaines,  des hectares de terrain qui coûte de l’or, à Zéralda et ailleurs, des concessions minières, des commissions sur les achats d’armement, des courtages sur des achats d’équipements militaires, des brisées de chasse, pour finir d’éteindre des espèces en voie de disparition. Et comme il a compris qu’on ne pouvait vraiment plus rien lui refuser, il a exigé, que quand il partait en chasse, avec sa smala, pour achever les ernières outardes et les dernières gazelles de nos steppes et de notre Sahara, il devait être accompagné par un service d’ordre jamais consenti à quiconque, toute une compagnie de gendarmerie, avec des protections concentriques, et même héliportées. Sans parler de la foule de domestiques qu’on lui fournit, des quantités énormes de champagne, de caviar, et autres mets de choix. Peut-être même de la chair fraîche.
Il semble même qu’il s’est mis en tête de devenir le conseiller en titre du Président, en matière économique, des « conseils » sans appel qu’on ne saurait décliner. Il serait à l’origine du dispositif législatif qui se concocte en ce moment, pour privatiser Sonatrach et ses filiales, l’air de rien.Un dispositif qui va verser des pans entiers de l’économie du pays dans la gibecière du gros tas.
L’appétit venant en mangeant, il a tout simplement décidé d’avaler ce bled siba qu’est devenue notre malheureux pays, parce qu’ils n’y a plus d’hommes pour le défendre.
Cette chose épaisse, ce sac à merde, ce charognard qui se repait de la chair des peuples, en nous la jouant leur justicier, se vautre sur une terre arrosée du sang de ses libérateurs, sans aucune retenue, parce que ceux qui ont volé la victoire des braves, sont à son image. Des larrons dans une foire. Et ces gens là se repèrent vite, les uns les autres. Ils se reniflent et se pissent dessus, pour marquer leurs territoires respectifs.
Mais ce mezoued dezbèle, comme disent nos compatriotes jouajlas,  se met le doigt dans l’oeil jusqu’à l’aisselle, s’il croit avoir trouvé la vache à la bouse d’or. Comme disent les mêmes jouajlas, elli yahsab wehdou ichitlou !
L’Algérie lui restera en travers de la gorge. Et lorsque nous libèrerons notre pays, de ses copains et de ses putes, nous lui ferons rendre gorge, et nous le chasserons de notre pays à grands coup de bottes sur son gros popotin.
Et si quelqu’un peut lui traduire, à cette grosse dinde qui se prend pour un aigle royal, qu’il lui dise que le pays des hommes libres n’a été enchaîné que par traitrise, parce qu’il a cru que les embusqués étaient ses héros. Maintenant qu’il a découvert le chacal sous la peau du lion, il s’apprête à lui faire sa fête. Et tout patron d’al jazeera qu’il est, il n’a pas intérêt à avoir des intérêts dans le coin, le jour où la parole reviendra aux Algériens. Parce que si on l’attrape, on le dégonfle.

DB


Nombre de lectures: 261 Views
Embed This