DzActiviste.info Publié le jeu 3 Jan 2013

Les archives du MALG ne seront pas toutes déclassifiées

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Le colonel Boussouf testant les armes sous le regard du colonel Houari Boumediene

Le colonel Boussouf testant les armes sous le regard du colonel Houari Boumediene

Sonia Lyes
TSA 03/01/2013

Les archives du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (MALG), ancêtre de la sécurité militaire, ne seront pas toutes déclassifiées, a laissé entendre ce jeudi, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Dahou Ould Kablia. Président de l’Association des anciens du MALG, Dahou Ould Kablia, qui s’exprimait lors d’une conférence organisée par les douanes algériennes, a indiqué avoir demandé au ministère de la Défense nationale, détenteur de ces documents, « d’examiner et analyser ces archives, notamment celles ayant trait aux différentes étapes de la guerre de libération nationale », soulignant, toutefois « que tout ce qui est confidentiel doit être épargné de cette opération », selon des propos repris par l’APS.

Dahou Ould Kablia a révélé que « certains documents ont été déclassifiés » par l’ancien patron de la sécurité militaire Kasdi Merbah, assassiné au début des années 1990 et remis au Centre national des archives. Il a également révélé que durant la Révolution, les archives du MALG ont été préservées, par souci de sécurité et de confidentialité, à la base Didouche, dans le désert libyen. « Cette base servait comme base de travail pour traiter les documents venant des wilayas et des réseaux du renseignement », a‑t‑il dit.

C’est le défunt président Houari Boumediene, lequel s’est rendu en Libye à la veille du cessez‑le‑feu, qui a ordonné le rapatriement de ces archives à Oran, puis au palais du gouvernement. « En 1965, connaissant l’importance de ces documents, Houari Boumediene avait dit que toutes ces archives allaient remonter au ministère de la Défense nationale », a rappelé Ould Kablia.

L’ouverture des archives, notamment celles inhérentes à la Guerre de libération nationale, demeure un sujet ultrasensible, autant pour l’Algérie que pour la France. Lors de son récent séjour à Alger, François Hollande s’est engagé à permettre aux historiens d’accéder aux archives. Mais en Algérie, cette requête ne sera vraisemblablement pas satisfaite de sitôt. L’ouverture des archives permettra sans doute de lever le voile sur de nombreux épisodes et événements ayant jalonné la conduite de la révolution, notamment l’assassinat d’Abane Ramdane. Après la mise en place de quelques structures dès 1956, le MALG a été créé en 1958. Il était dirigé par Abdelhafid Boussouf.


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