DzActiviste.info Publié le ven 7 Juin 2013

Les Candidats au Bac Les Jours les plus longs Pour Une Surprise de Taille

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Mohamed Ibn Khaldoun

bac2013Cette année les épreuves du baccalauréat n’étaient pas chose facile. La majeure partie des candidats retiennent toujours son souffle. Les épreuves les plus durs et les plus difficiles ont eu lieu cette année. Plusieurs heures après la clôture des examens, les candidats demeurent perplexes, et veulent comprendre ce qui c’est passé cette année ? Des questions surtout pour les épreuves de philos. Une année de préparation semblait partir en fumée.

Les candidats que nous avons croisés, présentent fatalement tous les signes distinctifs d’un postulant au bac : yeux cernés de l’insomniaque qui a passé ses nuits à réviser, les traits durcis par la crispation, ils s’en vont d’un pas rapide rejoindre leurs centres d’examen. Pressés, ils le sont assurément, peur de gâcher ne serait ce qu’une minute d’un temps qu’il est mal exploité. Le bac n’est plus ce qu’il était : un examen diplôme qui donnait accès aux études universitaires ou supérieures. C’est bien plus « On est bachelier ou on ne l’est pas ». De l’issue de ces épreuves fatidiques » dépend le regard fier de papa ou l’œil narquois de la voisine. Le bac chez l’ancienne génération, ça se met sous verre dans un cadre, accroché dans le mur du salon, juste entre la photo du grand papa et celle de la Mecque ‘’Kaaba’’. C’est aussi pour l’heureux candidat, la fin d’une étape donc forcément le début d’une autre. Un parcours du combattant pour ceux qui s’arrêtent à cette borne kilométrique et décident de rejoindre le monde du travail. Le bac n’est plus une critère pour devenir cadre ou officier dans une institution. Sauf si on n’est le fils d’un gros bonnet, car leurs enfants ils ont accès libre partout même auprès des banques pour s’accaparer du crédit réservé aux fils des pauvres. Dorénavant, On a constaté cette année, comment les fils des ‘’quelqu’un’ ont falsifiés les notes et trafiquer les bacs. Une affaire qui demeure entre les mains des magistrats, mais les médias sont sans nouvelle de son évolution.                                                                                                                           
Enfin pour les fils des pauvres qui auront la chance de réussir, tout va changer. Le milieu, les habitudes, les méthodes. Durant des années, on a été un peu considéré comme un mineur qui va à l’école par des profs austères dans des classes où régnait en ‘’maître et seigneur’’, l’instituteur qui la règle à la main indiquait d’un geste autoritaire l’application aux leçons, ou le coin de la salle ou du piquer le nez sur un tableau blanchis à la craie et signes cabalistiques. Il est loin ce temps. C’est pourtant la somme de ces d’enseignement dans le primaire, le moyen puis le secondaire qui déterminera l’issue de fin de cycle terminal en présence de certains surveillants généraux qui ressemblaient aux videurs de cabarets. La nouvelle génération « branchée » les oreilles bourdonnantes de Raï, de Rap, aurait-elle une manière bien à elle d’exorciser les terreurs du bac ? Apparemment guère mieux que ses ainés. L’effet bac est inévitable. L’angoisse aussi-légitime pour tous les candidats- passe également par les hypothèses statistiques. Le pourcentage de réussite moyen oscillait, ces dernières années, malgré l’augmentation constante des candidats et donc, un nombre toujours croissant de « malchanceux ».

Quelles sont les possibilités offertes à ces « niveau bac ?». Redoubler la 3ème AS, repasser le bac en candidat libre, préparer les concours des centres de formation professionnelle, entrer dans la vie active, rester sans activité. Ou bien accomplir leur service national le temps de la réflexion. Et pour les filles ? Nos collègues et confrères, tentent sans doute dans les articles qui vont suivre d’en parler. Quelle pédagogie pour quels résultats. Quelles méthodes pour quels objectifs ? Qui enseigne quoi et comment ?

Après la réussite dans le bac, c’est un autre parcours du combattant qui attend les pauvres, nouveaux bacheliers, un « examen » qui demande de la patience, de l’énergie et surtout du courage et enfin de la chance pour pouvoir dénicher une place à la fac de l’université. C’est plus dur, pendant que tout le monde serait en vacance.


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