DzActiviste.info Publié le mar 18 Déc 2012

Les dessous peu propres de Khalida Toumi selon un ex-fonctionnaire du FLN.

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J’ai bien reçu le rapport que certains cadres du ministère de la Culture ont enfin osé rédiger contre leur ministre pour dénoncer ses frasques qui, au vu et au su de tous, notamment les « Chefs » du pays sont très bien connues. Pour ce qui me concerne, je confirme que le grand Chef ainsi que le Premier ministre d’alors (Abdelaziz Belkhadem), étaient bien au courant – de par mes rapports circonstanciés – des grandes déperditions que nous avons constatées, mon équipe et moi, durant notre séjour difficile dans cette galère pour laquelle je ne peux donner de qualificatif, tellement elle a été pénible pour moi et à ceux qui me secondaient. Je ne parle pas de ces soi-disant sages, « qui n’ont jamais été sages« , mais qui sont venus seulement pour profiter de quelques voyages – en se rapprochant de la ministre – et nous mener la vie dure…, eux-aussi. Ceux-là sont connus dehors…, je ne tiens pas à les nommer.
Cependant, je voudrais, par la présente déclaration, donner quelques éclaircicements à mes frères les Médersiens, tout en leur demandant de bien vouloir en parler autour d’eux, car je tiens à conserver mon intégrité, mon honnêteté et ma sincérité vis-à-vis de tout le monde.
Primo: Il est dit dans le texte « Après le départ de Bechichi, TOUMI a ramené Bouchama. Mais elle ne lui propose pas le titre d’ordonnateur« .
Il faut que les gens sachent que ce n’est pas Toumi, ou Khalida, ou Messaoudi, qui m’a ramené, comme si j’étais une marchandise quelconque qu’elle pouvait vendre et acheter. Je suis ministre et ambassadeur et était encore – je le suis toujours – en « réserve de la République » au moment où le Président lui-même m’avait nommé à ce poste de Commissaire Général d’ « Alger, capitale de la culture arabe pour l’année 2007« . C’est pour cela que j’ai accepté en n’ayant pas cette impertinence d’offenser le Président par un refus. Mais enfin, soyons sérieux, Khalida, ministre, pouvait-elle nommer un autre ministre? D’ailleurs, le Premier ministre d’alors, Abdelaziz Belkhadem, a insisté pour que j’accepte ce poste, parce que je devais renforcer la position du FLN, selon ses affirmations…, quant à la réalité, eh bien, la réalité c’est qu’il n’a jamais levé le petit doigt quand je le sollicitais pour mettre de l’ordre dans les conflits qui m’opposaient à la ministre de la Culture, pis encore, il semblait totalement absent. La vérité est triste…! Lui-aussi avait peur de celle-ci, il ne pouvait l’affronter face à face, d’abord comme un véritable homme et, ensuite, comme un authentique responsable qui se respecte. Je le dis en toute conscience et avec le courage qui me caractérise.
Secundo: il est dit également dans le texte :  « Slimane Cheikh et Ounissi n’ont pas remis les pieds dans la commission mais d’autres sont restés, pour bénéficier des avantages et des grosses voitures et des salaires faramineux. »
Ma réponse est que jamais il n’a été question que Slimane Cheikh soit avec nous. Cependant, une rumeur a circulé pour Zhor Ounissi, mais pas plus. Ainsi, il n’était pas prévu qu’ils remettent ou qu’ils ne remettent pas les pieds dans le groupe, avec tout mon respect pour les deux collègues, avec lesquels j’ai encore beaucoup de relations fratermnelles.
Tertio: Maintenant, pour « les avantages, les grosses voitures et les salaires faramineux« , laissez-moi rire, pour ne pas dire… pleurer.
D’abord, me concernant, j’ai refusé catégoriquement le bénéfice de mon indemnité – une somme appréciable, au demeurant, qui était tout à fait logique, normale et surtout réglementaire pour les 8 mois de responsabilité – ce qui a grandement gêné tous les cadres du ministère, Madame la ministre en premier lieu. Pour cela, j’ai rédigé une lettre à Monsieur le Premier ministre l’informant de ma décision de me désister de cette indemnité et j’ai remis une copie à la minsitre de la Culture pour application en tant qu’ordonnatrice de la manifestation, c’est-à-dire de considérer mon nom inexistant dans la liste des émoluments servis aux cadres travaillant pour la Manifestation d’Alger, capitale de la culture arabe. J’ai considéré cette mission comme du volontariat, ni plus, ni moins. Et c’est mon caractère! 
Quant à ceux qui me secondaient – demandez à mon ami et frère médersien Abdelkrim Ould-Cheikh – ils ne percevaient qu’une indemnité, assez modeste, qui leur permettait de se sentir un peu à l’aise avec le produit de leurs retraites (la plupart étaient d’anciens cadres du pays). 
Les grosses voitures, parlons-en. Elles ont été achetées sur le budget de la Manifestation pour les grands fonctionnaires du ministère. (La ministre, le SG, la chef  de cabinet, et quelques autres privilégiés). Le Commissaire, c’est-à-dire moi-même, j’ai eu droit, après une longue attente, à une Peugeot 607, ancien modèle, que j’ai gardée pendant moins de 4 mois. Je l’ai rendu juste après ma démission. Et alors, n’avais-je pas le droit d’avoir un véhicule dans ce genre, en tant que responsable ?  
Les autres cadres qui militaient avec moi ont eu , pour effectuer leur mission, des « Jetta » basiques et les ont gardées également presque 4 mois. Après mon départ, tout a changé dans l’organisation de la Manifestation et les voitures leur ont été enlevées.
Les avantages… Quels avantages, je vous le demande? Bien avant que Madame la ministre daigne nous octroyer une « bourse » de 50 000 DA, mensuellement , à titre « presque humanitaire« , (comme si on donnait de l’aide aux enfants du Biafra), pour les réceptions et accueils des invités, je payais de ma poche cette somme en thé, café, sucre, et petits gateaux, pour recevoir les visiteurs et permettre à tous les locataires de la « Villa Pouillon » de prendre leur café ou leur thé gratuitement.., chaque fois qu’ils en avaient besoin , sans restriction.
 Conclusion: Pour ce qui est du rapport, je viens de le lire comme tout le monde. Je ne peux, quant à moi, confirmer ou infirmer les chiffres et d’autres accusations, même si, en mon temps, je m’élevais contre certains comportements qui me paraissaient scandaleux. Ce qui a motivé ma démission. Cela dit, je ne peux avancer des chiffres, car je n’avais connaissance d’aucune écriture comptable, tout se passait entre la ministre et son DRH, monsieur Benblidia, et certainement avec d’autres « initiés« .
Enfin, je dois dire quand même une vérité. Les supposés cadres du ministère de la Culture qui s’élèvent aujourd’hui pour se prévaloir comme des défenseurs de la morale, je ne les ai pas vus hier dans ce « tempérament » quand, avec ceux qui me secondaient, j’essayais de mettre sur pied un programme digne d’une Manifestation de l’ampleur que nous nous l’imaginions. Tous les cadres étaient à la solde de la ministre, ils travaillaient pour elle – nuance avec « ils travaillaient avec elle«  -, ils lui rapportaient en extrapolant et en amplifiant tout ce qui se disait à la « Villa Pouillon« , c’est-à-dire chez moi, parce que tout simplement, ils avaient et (ont toujours) peur d’elle.
C’est une vérité que je me devais de dire à mes frères, à mes amis.
Ainsi, et après toutes ces nombreuses combines, ces mauvaises intentions du ministère, après le silence, voire le mépris « d’en haut« , présidence et surtout de chez le premier ministre, je me voyais dans l’obligation de quitter la scène, de jeter l’éponge et de faire une déclaration à la presse pour dire que je démissionne et rentre chez moi.
Pour ce qui est du Premier ministre, Abdelaziz Belkhadem, ce dernier m’a prié de rester impérativement à mon poste et m’a même garanti, dans une démagogie exceptionnelle, au cours de la première et dernière audience que j’ai eue en son cabinet – une audience qui a été longue – que tout allait être réglé dans les 3 jours qui viennent. La suite, vous la devinez, car je n’ai rien reçu après 15 jours d’attente. Ma réaction, quitter le bateau… 
Voilà la réalité.   
Merci de votre aimable attention
Kamel Bouchama
Ancien Commissaire de la Manifestation « Alger, capiatle de la culture arabe, 2007«     


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