DzActiviste.info Publié le ven 2 Août 2013

Les entrepreneurs et le wali de Tizi .

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Par Said Radjef

3-blessés-tizi-ouzou-gardien-communalUne question à tous les journalistes algériens : Est-il plus facile d’arrêter un commandant de compagnie, des chefs de brigades, un commissaire de police et des inspecteurs qu’un entrepreneur ou un promoteur en bâtiment ? Il suffit de la parole d’un délinquant sexuel ou d’un repris de justice pour envoyer à l’ombre n’importe quel officier subalterne de la gendarmerie ou de la police, alors que malgré les émeutes, les manifestations, les désagréments provoqués par les routes coupées et les preuves cumulées, engendrés par la crise de logement, aucun entrepreneur n’a été arrêté.

Et pourtant il ne faut pas être un grand enquêteur du FBI, de la DGSE et du DRS pour comprendre que tous les entrepreneurs sont mêlés à des affaires de corruption. Il est plus facile de mettre aux arrêts un capitaine de la gendarmerie ou un commissaire de police qu’un entrepreneur.

L’arrestation d’un entrepreneur est synonyme de plusieurs périls. Arrêter un entrepreneur, c’est éveiller les soupçons de la population sur les activités illégales du wali, des élus locaux qui exercent des mandats fictifs, des chefs de daïras, des directeurs de wilaya, le commandant de secteur, le directeur de la DGSN, le SG et le chef de cabinet du wali…L’entrepreneur tient tout le monde à la gorge, l’arrêter c’est courir le risque de dommages collatéraux…Un entrepreneur peut construire de façon anarchique, sans respect des lois en vigueur sans que personne ne l’interpelle. Un entrepreneur peut priver des milliers de citoyens d’électricité et de gaz et obliger l’empire Sonelgaz à la soumission sans que personne ne bouge le petit doigt…Le gendarme et le policier n’ont que les camions de sable pour arrondir la fin du mois.

Est-il concevable de construire une cité en plein centre de la ville de Draâ El Mizan sans la moindre viabilisation et sans la moindre infrastructure urbaine, obligeant les citoyens à pirater l’électricité et le gaz avec des fils et des conduites qui traversent la ville de bout en bout ?

Il faut être un entrepreneur d’Azzazga, un wali de Tizi, un chef daïra, un subdivisionnaire et un député un FFS pour réalise une telle prouesse !


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