DzActiviste.info Publié le mer 20 Nov 2013

Les freins à une révolution positive pacifique en Algérie.

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Cherif AISSAT in LQA 18/11/2013

bateau-qui-coule-2Pour arrêter ce folklore de mauvais gout et épargner des vies et de l’argent   

Dans cette contribution, nous tenterons un tableau des freins à une Révolution positive en Algérie et non transition comme soutenue dans certains écrits et déclarations. Nous soutenons un processus révolutionnaire et non transitoire pour deux raisons fondamentales : si la révolution économique enclenchée depuis 1980 qui l’a fait passer de la dirigée à  la libérale a produit des catastrophes sociales et un processus de prédation des richesses nationales; la révolution politique assise sur la légitimité de la décision n’a pas eu lieu. Actuellement c’est dans le monde occidental réputé libéral que se produisent les démonstrations des limites humainement soutenables d’une domination de l’économique sur le politique avec les manifestations comme la série des Occupy, dénonciations de la libéralisation des secteurs de l’éducation et la financiarisation du savoir et le pouvoir de la caste du 1%.

ü  L’âge : la démonstration de la corrélation statistique (a) entre les événements qui se sont produits dans les pays arabes à la fin des années 1980 et début des années 1990 et l’âge qui tourne autour de 20 ans des manifestants a été faite par Courbage et Todd dans Le Rendez-vous des civilisations[i] qu’ils ont coécrit.  

Dans le cas de notre Patrie Algérie, cette lecture  est reconductible pour toute la période post 2000 avec une pensée lourde pour les événements qui l’ont meurtrie comme la tragédie qui a foudroyé la Kabylie de 2001 à 2004 sans épargner les autres régions du pays comme Tkout dans les Aurès.

Les hommes et les femmes qui manifestaient durant les années 1980 et 1990 ont donné naissance à ceux qui manifestent depuis 2010. Déduction, la génération parents de la génération actuelle d’enfants même s’ils sont majeurs n’a pas réussi à ériger la vie sociale qu’elle avait souhaitée. Mieux en mal, elle n’arrive pas à l’encadrer, l’empêche par amour de faire plus qu’elle, elle n’a fait.

Une frange des quadragénaires et quinquagénaires des années 1980 et 1990 constitue les dirigeants et décisionnaires actuels du pays gérontes et/ou grabataires, compétents ou non. 1988-2013, 25 années passées à une vitesse grand V!  

Même si le vocabulaire des enfants algériens est truffé de mots politiques, nous avons identifié les trois strates de la population algérienne : celle qui dirige le pays, celle qui manifeste actuellement et celle entre les deux, celle des parents  qui est sous le chantage par  l’emploi, les revenus et la recherche d’un standing de vie.

Avec le facteur âge, quelques parties prenantes sont déjà identifiées. Laissons pour plus loin l’analyse de leur pouvoir. Plusieurs indicateurs utilisés à l’international peuvent être combinés pour leur analyse numérique. Nous citons : la pyramide d’âge, la force de travail (labor force), le taux de chômage, l’indice de développement humain[ii], l’inflation, appuyés par l’indice de mesure des inégalités que ce soit celui de Gini ou Atkinson.

ü  La mort : qu’elle soit violente ou douce, criminelle ou accidentelle, naturelle ou artificielle et bien qu’elle ait touché de nombreuses personnes des  strates ou parties prenantes définies supra, elle n’a servi à rien.

Un mort n’est ni beau ni laid. À la différence des morts; les morts peuvent être belles ou tristes[iii]. Les défunts qu’ils aient été des chefs d’État,  généraux, ministres; fonctionnaires, chômeurs, pauvres, riches; artistes ou anonymes; la Patrie demeure toujours bloquée. Par déduction, l’Algérie a besoin de vie et de vies. Cette déduction n’étant pas démontrable, la Patrie doit faire son expérience (b) et par empirisme sur le futur quart de siècle, vérifier si elle est la solution ou au moins si elle y participe.

ü  Le racisme : aucune étude ni recherche universitaire sérieuse n’a été publiée sur le sujet en Algérie. Ce constat est valable pour les autres aspects sociaux, politiques et économiques de la Patrie.

Si des articles approximatifs publiés dans des journaux algériens soutiennent cette tare du rapport des algériens aux étrangers, les subsahariens et chinois en particulier; nous soutenons (d) que nos compatriotes ne sont ni racistes ni xénophobes.

ü  Le silence[iv] : d’impuissance, de peur, de démission, d’opportunisme, de posture; de sauvegarde d’intérêts,  induction d’une compromission ou mise au pas; le silence en Algérie a été ravageur. Son corollaire, le bruit a été fait par des clientèles politiques liées aux affaires, des plumes ayant des formes de balles pour armes légères de gros calibre ou des tonneaux vides.

ü  La répression : à voir les armadas répressives déployées durant les nombreuses manifestations qui ont eu lieu dans toutes les contrées du pays sur les multiples préoccupations légitimes des algériens et aussi petites étaient-elles par le nombre de participants qu’elles ont drainés; en ajoutant les informations qui font état de l’intégration de sbires et supplétifs, la répression est sauvage et lourde. Il ne faut pas perdre de vue que les forces de la répression sont aussi une partie  prenante. Si juridiquement, elles ne doivent exécuter que les ordres venant des autorités judiciaires; par délégation de hiérarchie fonctionnelle, elles exécutent les ordres émanant de chefs militaires, la Direction générale de la sureté nationale étant dirigée par un général. Si les forces légales de répression étaient dirigées par des militants des droits de l’homme, la situation aurait eu un autre visage plus positif légitimement et rationnellement pensé.  

C’est une autre partie prenante qui est ainsi identifiée : les corps de la justice, de la sécurité et répression.

ü  L’information : manipulation, intoxication, presse et autres médias : c’est un gros lot. Le premier élément lourd est le mur de la langue. En Algérie, rares les intervenants, journalistes, contributeurs de presse et autres experts qui maitrisent la langue anglaise essentiellement et qui se donnent la peine de se documenter. Certains scribes sont dans une dialectique circulaire : ils croient que ce qu’ils pensent est vrai et pensent que ce qu’ils croient est vrai. Cette dialectique fait que même si les Algériens connaissent la vérité, celle de leur vécu au quotidien, ils croient aux mensonges. Le deuxième élément est la qualité douteuse et tendancieuse de l’information française et arabe. Le troisième étant la multiplicité des sources d’informations individuelles, pure players, Tv sur le web.

Dans la presse dite institutionnelle, même les articles rangés dans le tiroir de la corruption et règlements de compte sont lisses. Avec la manne publicitaire, les habitués de l’opulence et les prétendants, les articles publiés sont destinés plus à faire du fric que pour faire avancer le projet d’édification d’un État de droit. Le travail de sape en profondeur de certaines ONG[v] complète ce paysage.

Des journalistes et correspondants de presse sont soumis à la vindicte des lecteurs et des autorités sans réaction collective comme signer chaque semaine dans un ou deux journaux une tribune collective pour tenter de faire de la presse, un réel quatrième pouvoir persuasif.

Comme indicateurs (c)  de mesure, nous pouvons utiliser l’indice de la liberté de la presse, le networked readiness index, les différents Rapports des instances onusiennes. 

ü  Les artistes : l’assassinat et l’expatriation de certains d’entre eux, une scène devenue inaccessible pour les locaux; la maigreur de la production de ceux qui en restent les a déplacés derrière des rideaux souvent baissés.

ü  Les intellectuels[vi], l’incompétence[vii], le clientélisme: récemment, des scandales sans nom et comble! sans effets ont été ébruités. Des doctorats et diplômes d’études supérieures ont été distribués pour servir à des reconnaissances de compétences et justifier des postes immérités. Cette faune d’escrocs, en plus de se retrouver dans les mécanismes de la prise de décision, a participé à l’éclipse de la bonne graine dont quelques lumières ont été assassinées. Quelques fonctionnaires vous avoueront que les cadres-dirigeants de certaines grandes compagnies sont d’une incompétence et servilité indescriptibles. La preuve est dans la série de scandales liés à leur corruption et l’état de déliquescence dans lequel se retrouvent les fleurons de l’économie productive algérienne : Sonatrach, Sonelgaz, SNTF pour les chemins de fer dont les scandales liés aux chantiers ferroviaires de la rocade et de la boucle du désert en particulier n’ont pas encore commencé à livrer leurs entrailles.

ü  L’opposition politique : en Algérie, à l’exception de quelques partis et leaders, elle relève plus du décor pour le même régime politique. Son action a été plus dans l’accompagnement des mêmes dirigeants de l’État à faire des changements mineurs dans la vie politique et accepter les radicaux dans l’économique. Qu’ils soient gauchistes, centristes ou de droite, le bénéfice de certains avantages matériels a prévalu dans leurs directions. En termes de légitimité et représentativités politiques, aucun parti, aucun député, aucun ministre ne peut les revendiquer. Leur seule carte est celle de la légalité.

ü  Les businessmen, le néolibéralisme et la corruption: qu’ils soient nationaux ou internationaux et avec la complicité de certains décideurs, ils ont pris l’État à la gorge et le peuple en otage. L’exemple vient de la caste des boulangers qui ont menacé d’augmenter le prix de la baguette de pain. À ce chantage, l’État a répondu par une possibilité de la réduction des prélèvements et suprême concession l’acceptation de la réduction du poids de la miche! Et c’est tout le mauvais art de l’action psychologique. Pour la corruption en Algérie, même si elle est de notoriété publique, ce sont des rapports internationaux et les pays occidentaux qui ont révélé son ampleur. L’État algérien a décidé de lancer mollement des enquêtes avec mises sous contrôle judiciaires de certains dirigeants sans dépasser le niveau P-D.G des compagnies.

ü  Le néocolonialisme[viii] : dans un objectif de domination mondiale par les ultralibéraux, les États-membres du Conseil de sécurité de l’ONU s’affrontent à couteaux entre les dents. Dans ce groupe, il faut distinguer les Atlantistes des puissances de l’Est auxquels il faut ajouter ceux qui veulent les rejoindre comme l’Allemagne, le Japon, l’Inde et le Brésil. À cette fin, ils ont transformé le Moyen-Orient, l’Afrique et quelques archipels d’Asie en terrains militaires. Ce qui se passe au Mali après ce qui s’est passé en Libye en sont sous les feux de la rampe pour rester dans le cas de l’Algérie.

ü  La peur : chat échaudé craint l’eau froide. Après tous les massacres commis en Algérie et les doutes qui les entourent, les sorts réservés à certains chefs d’États africains, les biens mal acquis, les comptes dans les paradis fiscaux ou ces enfers des richesses des peuples, les menaces de jugements devant des tribunaux et cours internationaux; la peur est selon nous le frein le plus serré. C’est ce facteur  qui empêche  une révolution pacifique en Algérie. Une révolution et non une transition.

Après l’identification des parties prenantes, des paramètres ou variables d’influence, le lecteur dira que c’est du déjà su. Dans la partie qui suit, nous allons tenter une articulation par l’analyse du pouvoir de ces parties prenantes et de l’influence de ces paramètres sur leurs décisions et par la même voir si la prémisse peur est la plus bloquante,  fixée comme hypothèse est vraie. À cet effet, nous ne prendrons que les paramètres endogènes pour ce qu’ils sont compréhensibles de tous. Les paramètres exogènes comme l’influence des organisations internationales gouvernementales ou non, les situations de conflits et tensions en Afrique du Nord ou même la souveraineté ou sécurité sont à avoir en esprit. 

Pouvoir des parties prenantes Peuple Organisations de la société civile Presse, médias et réseaux numériques Justice et forces de sécurité-répression Autorités publiques civiles Commandement militaire Pouvoir exercé sur une partie prenante
Peuple 2 4 3 10 6 8 33
Organisations de la société civile + partis politiques 3 3 6 8 6 10 36
Presse, médias et réseaux numériques 3 3 3 9 6 10 34
Justice et forces de sécurité-répression 1 3 3 1 4 10 22
Autorités publiques civiles 1 4 4 7 5 8 29
Commandement militaire 1 1 1 1 3 2 9
Pouvoir cumulé d’une partie prenante 11 18 20 36 30 48

 

Note méthodologique sur l’affectation des poids aux différentes parties prenantes (stakeholders)

 

L’échelle du poids des parties prenantes va de 0 à 12. Intuitivement c’est l’échelle de Richter qui est adoptée.

Le pouvoir d’une partie prenante est noté comme suit : 0-1  nul-insignifiant; 2-3-4 faible; 5-6 moyen; 7-8 fort; 9-10 puissant; 11-12 omnipotent.

L’aspect perception n’est pas prégnant dans les poids affectés dans cette illustration. Il a été tenu compte du portrait de l’Algérie faite dans le texte, de ses classements internationaux, articles et analyses de l’auteur et certaines signatures réputées intègres dans divers organes d’information.

Le total cumulé en colonne donne le pouvoir qu’exerce une partie prenante. Le total cumulé en ligne donne le pouvoir qui est exercé sur une partie prenante.

Un poids est affecté au pouvoir mutuel des parties prenantes qu’elles exercent sur elles-mêmes.

L’option pour la sommation des différents poids est justifiée par notre conviction que ces poids peuvent  être interprétés comme des pressions cumulables.

Analyse du pouvoir cumulé des parties prenantes (cumul en colonne)

La première déduction est la possibilité de définir la nature du régime politique qui pourra être mis en œuvre en Algérie: démocratie populaire, social-démocratie, démocratie libérale, dictature populaire ou militaire ou régime fasciste.

La deuxième déduction est que la justice et les forces de sécurité-répression est la partie prenante qui peut faire basculer le rapport de forces ou pouvoir dans notre cas en ce sens que le cumul de 11, 18, 20 et 36 qui donne 85 est supérieur à 78 cumul de 30 et 48.

Additivement  le cumul du pouvoir des quatre parties prenantes de gauche en plus de le dépasser, réduit le pouvoir des deux parties prenantes de droite qui  constituent l’ossature de l’ensemble du pouvoir exécutif.

En calculant le rapport du pouvoir cumulé des parties prenantes telles que réparties arbitrairement,  il est de : 1,09 (85/78).

Ce rapport de pouvoirs ou effet de levier passe à 0,43 (49/114) si la partie prenante « Justice et forces de sécurité-répression » est ajoutée aux deux autorités civiles et militaires.

À travers ce deuxième rapport (0,43), il apparait clairement que le pouvoir judiciaire est central.

Avec un niveau important d’abstraction, considérons que le pouvoir militaire est réellement neutre  et que l’Algérie est dans cet état: le rapport de force passe à 0,74 (11+18+20)/(36+30). C’est une preuve supplémentaire que la justice, émanation du pouvoir  législatif, est au service de l’exécutif et non au service  du peuple au nom duquel elle applique la loi. En introduisant, le pouvoir législatif, c’est une autre partie  prenante qui a été  éliminée pour la raison suivante : l’Assemblée nationale étant une simple chambre  d’enregistrement. L’auteur admet que c’est une faille dans l’analyse. Il faut ajouter à cette faille, la partie  prenante « businessmen et hommes d’affaires » qui à défaut de torpiller l’exécutif s’adapte facilement aux  conjonctures politiques.

Introduction de la prémisse peur

Dans une perspective d’une révolution pacifique en Algérie, nous introduisons cette prémisse qui selon nous constitue le frein majeur à ce changement. Au préalable, nous allons lui donner un sens.

La peur est un sentiment culpabilisant qui empêche toute personne ayant un pouvoir de changer l’état des choses d’agir de crainte d’en subir l’effet manivelle.

Analyse du pouvoir des parties prenantes Peuple Organisations de la société civile Presse, médias et réseaux numériques Justice et forces de sécurité-répression Autorités publiques civiles Comman-dement militaire
Pouvoir cumulé d’une partie prenante 11 18 20 36 30 48
Coefficient multiplicateur peur 2 3 3 4 5 7
Nouveau pouvoir/peur 22 54 60 144 150 336

En faisant les mêmes calculs sur le rapport des pouvoirs des parties prenantes, nous déduisons qu’il augmente exponentiellement. Les conséquences sont visibles dans la défiance populaire, les faibles taux de participation aux élections et autres manifestations populaires.   Dans le cas du regroupement des quatre parties prenantes de gauche qui sont censées  être au coté du peuple et des deux de droite qui représentent le caractère régalien de l’État, nous obtenons 0,57 (résultat de (22+54+60+144)/(150+336)) et loin d’être équilibré. Si nous déplaçons la justice et forces de sécurité-répression vers celles de droite, le résultat et dans une chute vertigineuse, passe à 0,21 caractéristique d’un régime autoritaire. 0,21 est le résultat de (22+54+60)/(144+150+336)

Perspectives pour un processus pacifique et révolutionnaire en Algérie :

Les processus comme une insurrection armée qui pourrait venir de la région la moins soupçonnée de la patrie, le Sud en l’occurrence ou un soulèvement populaire violent qui démarrerait de l’Ouest du pays quand bien même ils sont possibles sont à éliminer dans la perspective ci-dessous.

Nous avons démontré que la partie prenante levier est la justice avec les corps de sécurité et répression. C’est cette partie qui doit s’interroger ou qu’il faut dynamiser par un appui pour plus d’autonomie. Les magistrats égyptiens qui ont jugé l’ancien président (Moubarak) et ceux qui ont destitué l’actuel(Morsi) en sont la preuve sur la force du pouvoir judiciaire.  Ce pouvoir (judiciaire) a réagi avec l’appui populaire qu’ils avaient acquis ou fabriqué avec l’appui des médias

La presse, les médias et les réseaux numériques sont l’autre partie prenante, sans se faire d’illusion sur leurs capacités et de ne pas faire croire à la supercherie des révolutions virtuelles, sont à même de contribuer pour beaucoup dans la transformation révolutionnaire du pays. Ils ont à leur décharge, le manque de formation du peu de professionnels qu’ils comptent et à charge l’engraissement des propriétaires de certains titres ou médias numériques qui n’ont jamais lancé une action pour plus d’autonomie et surtout indépendance. Ils passent aussi par une révolution dans le style de rédaction en appelant un chat un chat et arrêter de nommer de suspects de crimes par des initiales et en mettant des noms sur des juges et magistrats qui dirigent les procès.

Si les explosions des bombes des guerres en Syrie, Libye, Mali sont entendues, les bombes de partition de certains pays d’Afrique comme l’Algérie, le Nigéria et la République démocratique du Congo sont amorcées en parallèle à celle qui veut faire de la Banque africaine de développement une succursale de la Banque mondiale. L’action africaine pour soustraire les pays de la zone CFA de la domination monétaire  française et une coopération plus dense humainement sont des urgences absolues.

De notre point de vue, la menace qui pèse sur notre patrie, ma Jarre que j’adore et en kabyle hamlaghts, va être exécutée dès que la partition de la Lybie sera mise en œuvre et actuellement elle est sur la bonne voie, l’obstacle étant la région du Fezzan, le départage entre la Cyrénaïque et la Tripolitaine étant acquis. En termes de droit international humanitaire, c’est l’absence des processus de Peace building et Peace keeping avec les programmes de DDR (Disarmement, Demobilixation et Reintegration) que doit obligatoirement mettre en œuvre le Conseil de sécurité de l’ONU après tout processus militaire justifiés par les Chapitres 6 et 7 de sa Charte. Le sous-bassement étant l’énergie avec une réécriture des   Accord de la Ligne rouge de 1928 et d’Achnacarry en Écosse en 1928 aussi.

De 1830 à 1945, l’Algérie était étouffée par la France. À partir de Mai 1945, des Algériens ont décidé que ce ne sera plus comme avant. En 1962, la joie, l’honneur et la dignité d’être libres. En 2013, nous nous rendons compte que nous sommes toujours sous domination. Basta. Le peuple ne peut plus attendre 132 autres années.

Cherif AISSAT

Post-scriptum

S’agissant d’une écriture au courant de la plume, les références bibliographiques sont citées uniquement à titre indicatif.  Ce texte est plus une opinion qu’une analyse mais  en aucun cas politique.

(a)    Une corrélation statistique même forte ne signifie pas une causalité.

(b)   L’expérience de la vie permet d’éliminer les morts criminelles en maintenant les morts naturelles et accidentelles.

(c)    L’inclusion de l’index de mesure de l’utilisation des technologies de l’information est justifiée par la variété de sources d’informations qui concurrencent la presse institutionnelle.

(d)   Pour des raisons professionnelles, touristiques ou circonstanciées, l’auteur a parcouru tout le nord de l’Algérie et une bonne partie de  la rocade ou entrée du désert sans avoir vécu ni vu une scène ou acte de racisme.


[i] Youssef Courbage, Emmanuel Todd, Le rendez-vous des civilisations, Seuil, coll. « La république des idées », 2007, 159 p.

[ii] Cherif AISSAT, L’indice de développement humain, un indice mirage, http://dzactiviste.info/lindice-de-developpement-humain-de-lalgerie-93eme-un-classement-mirage/

[iii] Échange entre l’auteur et El-Mahdi Acherchour, écrivain algérien expatrié aux Pays-Bas.

[iv] Abdelatif Bounab, Allez donc dire au silence d’être moins violent, Théâtre, Éditions du Cerisier. 2012 (*)

[v] Ahmed Bensaada, Arabesque américaine. Le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe, Les éditions Michel Brulé, coll. « Synergie », 2011. 118 p. (*)

[vi] Jean Noel Darde, Les voies de la francophonie sont impénétrables. http://archeologie-copier-coller.com/?p=10970

[vii] Omar Berbiche, faux diplômés, www.lequotidienalgerie.org

[viii] Cherif AISSAT, Le conflit en Syrie et la lutte sino-américaine pour l’hégémonie mondiale, Maghreb Émergent. http://maghrebemergent.info/contributions/opinions/item/25274-le-conflit-en-syrie-et-la-lutte-sino-americaine-pour-l-hegemonie-mondiale.html

 


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