DzActiviste.info Publié le mar 25 Déc 2012

Les hôpitaux paralysés pendant trois jours

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paramedicaux-algerieGrève nationale des paramédicaux

Les paramédicaux ont entamé hier une grève de trois jours. D’après Lounis Ghachi, président du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), le taux de suivi de ce débrayage est estimé à 90% à l’échelle nationale. Un service minimum est tout de même assuré. Durant la matinée d’hier, les paramédicaux avaient tenu des sit-in au niveau des hôpitaux.

Dans la capitale, «la grève a été suivie à99%», déclare M. Ghachi. Bien qu’un service minimum soit assuré au centre de soins de proximité de Mohammadia, l’effectif paramédical a répondu favorablement à cette grève. Les infirmiers portent tous des brassards sur lesquels est écrit : «Nous sommes en grève.» En plus des revendications socioprofessionnelles, les infirmiers dénoncent le manque flagrant de médicaments. «J’ai acheté des compresses stérilisées. Avant d’aller changer le pansement dans ce centre de soins (Mohammadia).Quand l’infirmière a terminé de nettoyer ma plaie, elle m’a demandé si j’avais acheté aussi le sparadrap», témoigne une citoyenne habitant les Bananiers.

Et de poursuivre : «L’infirmière s’est procuré du sparadrap chez une autre malade ayant subi récemment une intervention chirurgicale et qui se soigne régulièrement au niveau de ce centre médical», révèle notre interlocutrice.
Même constat au niveau de la polyclinique Bouchenafa à Belcourt. Pas de médicaments, pas d’instruments permettant de prodiguer les premiers soins. Les infirmiers se retrouvent seuls à gérer la colère des citoyens qui n’arrivent pas à admettre que les centres médicaux manquent de médicaments.

Le corps paramédical appelle au vrai dialogue avec la tutelle. A présent, «même le versement des salaires accuse un retard. On n’a rien compris. Il y a des administrations qui disent qu’elles n’ont pas de budget. Cela n’est jamais arrivé dans les annales du secteur de la santé», regrette M. Ghachi. «Nous demandons l’ouverture d’un vrai dialogue», répète-t-il. Le conseil national extraordinaire est attendu pour la mi-janvier. S’il n’y a pas de réponse favorable, les paramédicaux opteront pour une grève cyclique, pour rappel, ils représentent 50% des effectifs des hôpitaux.

Djedjiga Rahmani
EL WATAN 25 12 2012

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Le débrayage largement suivi à l’Est du pays

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le 25.12.12 | 10h00 

A Batna, le personnel paramédical de la wilaya a répondu à l’appel à la grève nationale initié par le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP).

En effet, plus d’une centaine d’infirmiers grévistes ont occupé, hier matin, la grande cour du CHU Benflis Touhami de Batna. Selon le secrétaire général de wilaya du SAP, Kamel Guedour, ce mouvement de protestation a été suivi à hauteur de 80%. Trois jours de débrayage sont prévus. «Si la tutelle réagit positivement à nos revendications, on interrompra le mouvement instantanément», a affirmé notre interlocuteur. Les revendications concernent pour la plupart le statut et les primes des paramédicaux, ainsi que le respect du cahier des charges se rapportant à la formation paramédicale. Il est à rappeler que le ministre de la Santé et de la Population, lors de sa dernière  visite de travail dans la wilaya, avait promis, selon M. Guedour, de régler cette dernière revendication.

En réponse aux questions d’El Watan concernant les problèmes du secteur paramédical local, notre interlocuteur a affirmé que «tout allait bien». Or, selon des indiscrétions, ce secteur souffre d’un malaise caractérisé par l’absentéisme et les mauvaises prestations dans l’assistance des malades.

A Mila, le mot d’ordre de grève de trois jours (24, 25 et 26 décembre) initié par le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) a été massivement suivi, hier, dans l’ensemble des établissements sanitaires de la wilaya. Selon Tahar Mehat, président du bureau de wilaya de cette formation syndicale, le taux de débrayage affiché à la mi-journée était de l’ordre de 87,21%. «Les adhérents du SAP, dont le nombre global dépasse les 600, ont, à travers leur mobilisation, grandement contribué à la réussite de ce mouvement de protestation pour la satisfaction de leurs revendications et faire pression sur la tutelle, qui continue à renier ses engagements», souligne notre interlocuteur.

Sami Methni et M. Boumelih


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