DzActiviste.info Publié le dim 20 Avr 2014

Les lampions se sont éteints !…

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cheetahates enidhamBadreddine BENYOUCEF, Nîmes-France

Dans une partition réglée sur papier musique, on a assisté à la réélection de Bouteflika sur un trône qui n’a pas tremblé une seule seconde. On avait prévu ce scénario et on a juste sous estimé jusqu’à quel point ce pouvoir félon pouvait aller dans le ridicule et l’abject. On avait prévu 65% pour Boutef et un taux d’abstention de plus de 80 %.

C’était sans compter sur les stratèges du DRS et paraît-il aussi sur une exigence de Boutef lui-même. Admirez le taux de participation de 51 % et des poussières, comme pour nous signifier que nous « Ghachi », sommes minoritaires, quoique l’on puisse avancer.

Mais, le résultat le plus significatif nous est parvenu du Canada où Benflis a remporté le scrutin avec 64% des suffrages, Boutef loin derrière avec 39% !… Je prends le pari que le chef de poste diplomatique à Ottawa sera remplacé dans les 6 mois.

Pour le reste, ce qui a retenu notre attention dans cette mascarade, c’est bien sûr la photo du président en fauteuil roulant poussé paraît-il par un professeur anesthésiste, en l’occurrence M. Sahraoui Mohcine qui avait signé nous dit-on le certificat médical de Boutef. La médecine et la dignité sont tombées bien bas dans le pays.

Pour ma part, je garde de cette séquence, l’allure altière du neveu du président, qui, à un moment donné, a fait un geste équivoque vers la caméra, comme pour nous dire : « Rahna Hna ou Adanya Mazalha Touila !… »

Pour le reste, on a assisté à l’extinction des lampions avec Louiza Hanoune qui déclare sans honte bue, que Bouteflika a remporté une élection normale, que c’est une victoire pour le peuple algérien, et qu’il n’y a pas eu de fraude.

Sans oublier la dernière casserole de Sellal qui avait choisi l’une des belles terrasses d’un grand hôtel d’Alger pour nous apprendre qu’il avait parlé 5 fois au président le jour du vote et qui a évoqué la signature des accords de Yalta par Roosevelt, ceci pour répondre à un journaliste qui avait osé lui faire part de l’état de santé du président.

Mais, le peuple algérien n’est pas dupe et tout le monde attend Boutef au virage. Les quelques signes qui peuvent faire basculer les algériens qui ont opté pour le même Boutef sont à mon avis :

1/ Le classement des affaires de grande corruption (Saidani, Khellil et autres…),

2/ Permettre au profit de son frère, une succession à peine déguisée à la tête de l’Etat,

3/ Et a un degré moindre, faire le lit d’un certain islam radical porteur de violence.

 


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