DzActiviste.info Publié le sam 5 Mai 2012

Les liens filial et social à l’épreuve de la violence terroriste: à propos de trois observations cliniques

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C’est le titre de la communication que j’ai faite à l’occasion de la rencontre annuelle organisée les 3 et 4 de ce mois de mai par l’ Amicale des psychiatres de Béjaïa. Une rencontre dont le titre générique pour cette année a été  » le soi, l’autre et l’autrement ». Les confrères psychiatres ont été nombreux à venir des quatre coins du pays et de l’étranger, de France et de Hollande notamment. les interventions des uns et des autres ont été riches d’enseignements et ont permis de partager les expériences et les données scientifiques nouvelles.

Bien sûr, comme à l’accoutumée, la convivialité était au Rendez-vous et nos amis psychiatres de Béjaïa ont été très à la hauteur de  l’événement. Des hôtes attentionnés et aux petits soins pour leurs invités. Une organisation remarquable. Bravo à l’Amicale des psychiatres de Béjaïa.

Me concernant j’aurai toujours du plaisir à retrouver ces amis et à apporter ma petite pierre à ces rencontres.

Voici le résumé de ma communication:

       Trois observations sont rapportées dans ce travail. Elles concernent des parents de terroristes, deux adultes et un enfant. Des observations qui témoignent – au-delà du traumatisme individuel et des désordres psychiques que ces personnes présentent parce qu’elles sont victimes de violence familiale – de la souffrance profonde des familles. Ces dernières, stigmatisées, sont considérées par le groupe social comme des « familles de terroristes » et, par l’effet d’un glissement sémantique, comme des « familles terroristes » ; une violence infligée, un statut vécu comme honteux et infâmant ; une menace pour leur cohésion.

 « Coupables par procuration », les patients observés ont subi des agressions physiques et/ou psychologiques infligées par les autres membres de la famille. Boucs émissaires et victimes expiatoires, ces sujets ont été désignés pour porter la responsabilité de la honte de la famille et pour expier la faute. La violence dont ils ont été victime est symptomatique de la rupture de l’équilibre interne de ces familles.

La violence symbolique qui est subie par ces familles trouve son prolongement dans la violence bien concrète que cette dernière fait endurer, à son tour, à l’un des siens. Lien social et lien filial sont tous deux menacés.  

 Mots clés : familles terroristes, violence symbolique, lien filial, lien social.

Les liens filial et social à l’épreuve de la violence terroriste. doc Power Point


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