DzActiviste.info Publié le dim 31 Mar 2013

Les militants dénoncent des « provocations policières » : climat de tension à Ghardaïa

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Huit militants des droits de l’Homme sous mandat de dépôt

ghardaiaTSA 31/03/2013

Six jours après les affrontements de mardi dernier, un climat de tension règne toujours à Ghardaïa, selon les militants des droits de l’Homme. « Nos camarades à Ghardaïa nous appellent depuis hier pour nous parler des provocations d’agents de la police en civil », affirme Tahar Belabès coordinateur du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC). « Les policiers interpellent les militants dans les cafés ou dans la rue. Ils les fouillent et leur posent des questions sur les prochaines manifestations », ajoute-t-il.

Le CNDDC prépare de nouvelles manifestations dans plusieurs wilayas du Sud. La prochaine sera organisée à Ghardaïa. Le bureau de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) à Ghardaïa prévoit, pour sa part, l’organisation d’une grande action pour demander notamment la libération des militants placés sous mandat de dépôt, selon Chkebkeb Hadj Hamou, membre de cette organisation.

Mercredi dernier, 18 personnes arrêtées suite aux affrontements avec la police ont été présentées devant le procureur de la République de Ghardaïa. Dix d’entre elles ont été libérées et placées sous contrôle judiciaire. Les huit autres, membres de la LADDH et de l’Observatoire des droits de l’Homme, ont été placées sous mandats de dépôt. Sept militants sont accusés notamment « d’agression », « d’attroupement », « d’outrage à une institution (police) » et de « profanation de l’emblème national », selon lui. Mais les responsables de la LADDH disent ignorer les raisons des poursuites contre le militant Kamel Eddine Fekhar. « Nous n’avons toujours pas d’informations sur le cas du docteur Fekhar qui sera présenté devant le juge d’instruction le 9 avril », explique Chkebkeb Hadj Hamou.

Kamel Eddine Fekhar et Kacem Sofghalem, un autre militant de la LADDH, sont « aujourd’hui en isolement individuel après avoir été obligés d’enlever leur habit traditionnel mozabite sans aucune justification », dénonce ce dimanche 31 mars le bureau de la LADDH à Laghouat dans un communiqué. « Il s’agit ici d’une humiliation supplémentaire et d’un traitement inhumain en raison de leur activité de défense des droits humains », ajoute le communiqué.

31/03/2013 à 17:09 |


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