DzActiviste.info Publié le mar 16 Avr 2013

Les travailleurs dénoncent et accusent la société chinoise d’extraire secrètement de l’or

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L’ENTREPRISE EXPLOITANT LES MINES D’EL-ABED (TLEMCEN) LICENCIE 241 EMPLOYÉS ALGÉRIENS

B. S. letempsdz.com du 16/04/2013

orL’entreprise chinoise SPA El-Abed Maadine qui exploite les mines d’El-Abed, situées à l’extrême sud-ouest du chef-lieu de wilaya de Tlemcen et frontalière avec le Maroc, vient de licencier 241 travailleurs et refuse de renouveler leur contrat de travail.

Dans un communiqué transmis à toutes les autorités locales et au ministère de l’Energie et des Mines, l’Association développement rural de la commune d’El-Abed et les représentants des travailleurs crient au «scandale» et dénoncent «ce licenciement abusif contraire aux dispositions du cahier des charges qui lie l’entreprise chinoise au ministère de l’Energie et des Mines».

Les mines d’El-Abed, gérées depuis l’Indépendance par l’entreprise nationale Sonatrach produisaient du zinc, du plomb et du fer et employaient quelque 700 travailleurs dans les années soixante-dix et quatre-vingts. Elles sont considérées comme les plus importantes d’Afrique après celles de l’Afrique-du-Sud par ses réserves et la qualité de ses minerais. En 2007, Sonatrach s’est associée avec l’entreprise chinoise dans l’exploitation de ses mines qui s’est engagée dans la modernisation des équipements et la préservation des postes de travail.

«Depuis, tous les équipements lourds, importés par Sonatrach d’Allemagne et de Russie, ont disparu», selon les travailleurs, pour être «remplacés par un matériel chinois très en deçà des potentialités des mines, alors que l’ancien matériel a coûté des milliards de dinars».

L’association ainsi que les travailleurs s’interrogent avant tout «sur leur sort». Selon le communiqué, l’on s’interroge aussi «sur le rôle de Sonatrach dans cette affaire qui s’apparente à un nouveau scandale, car pour les travailleurs, l’entreprise nationale a cédé totalement ces mines stratégiques à l’entreprise chinoise sans que ces derniers ne soient associés à cette transaction qui engageait leur avenir professionnel, d’autant plus que ces mines étaient et sont les seuls revenus de toutes les familles de cette région frontalière avec le Maroc».

Notons qu’en 2007, l’entreprise chinoise employait 96 travailleurs, et en 2010, le chiffre a atteint 241 et devait être porté, selon les termes du contrat, à 400 travailleurs. En 2012, l’entreprise chinoise a réduit l’effectif à 52 travailleurs pour atteindre 42 actuellement, et les mines sont pratiquement à l’arrêt.

Que cache alors la stratégie adoptée par l’entreprise chinoise ? Selon d’anciens travailleurs à la retraite, «les mines d’El-Abed renferment d’énormes réserves de plomb, de zinc et de baryth mais aussi de l’or, et tout porte à croire, selon eux, que cette entreprise chinoise procède actuellement à son exploitation sans que les pouvoirs algériens ne le sachent».

Les travailleurs étayent leurs thèses par le fait d’abord que «durant la colonisation, il a été prouvé l’existence de l’or et d’autres métaux précieux et les dispositions de sécurité draconiennes prises par l’entreprise chinoise sur le site et le licenciement abusif de la majorité des travailleurs prouvent le pillage de l’or par les Chinois, d’autant plus que la production de zinc et de plomb est à l’arrêt depuis 2010».

Les travailleurs exigent alors «une commission d’enquête ministérielle et dénoncent le silence des responsables de Sonatrach face à tous ces abus, dépassements et autre pillage de nos richesses nationales».

B. S. letempsdz.com du 16/04/2013


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