DzActiviste.info Publié le sam 27 Avr 2013

Les trouvailles de la presse algérienne. Ciel, le DRS veut faire la peau à Bouteflika !

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Par Said Radjef

boutef-bon_pourSelon la presse algérienne, le DRS fait tout son possible pour empêcher Bouteflika de se succéder à lui-même, pour un quatrième mandat. Rien que cela ! On nous parle comme si Bouteflika et le DRS n’étaient pas les instruments actifs d’un même système, d’une même oligarchie. Mais ou est donc la différence entre Bouteflika et le bras politique de l’ANP, le DRS ? Y aurait-il une ligne de démarcation entre Bouteflika et l’armée ? A lire la presse algérienne et certains sites, oui ! Cependant, comme à son accoutumée, la presse ne souffle pas un traitre mot sur cette ligne de démarcation qui sépare désormais le président de l’armée. Bouteflika aurait-il failli aux engagements de ceux qui l’ont ramené dans un char ? Aurait-il tourné casaque et compromis du coup les intérêts supérieurs de l’armée ? L’armée aurait-elle trouvé quelqu’un de plus compétent que Bouteflika, pour défendre ses intérêts et assurer la pérennité du pouvoir qu’elle détient depuis le 1er novembre à ce jour ? Qui est donc cet heureux candidat sur lequel l’armée vient de jeter son dévolu ? A moins de 11 mois du scrutin présidentiel, le peuple algérien ignore tout des candidats en lice à cette échéance, du candidat qui va présider aux plus hautes destinées du pays dés avril 2014.

Est ce par amour au peuple que le DRS veut chasser Bouteflika de son poste de président, que le DRS veut ressusciter les aarouchs et d’autres mouvements de protestation ? Le peuple n’a pas demandé le départ de Bouteflika. Faute de visibilité politique et de transparence, le peuple refuse de s’exprimer. Par ailleurs, conscient, le peuple sait qu’il est désarmé : il n’a aucune alternative entre ses mains pour pouvoir exiger le départ de Bouteflika et le départ du système. Le peuple n’a ni de candidat ni de parti politique et encore moins un quelconque Thomas Sankara à proposer en guise de changement au régime en place. Depuis 90, même si le pays donne l’impression d’être un véritable funérarium dont ont été calcinés les derniers ossements politiques de l’élite algérienne, le peuple a beaucoup muri. Il s’est assagi. Il refuse de s’engager dans des aventures dont il ignore les tenants et les aboutissants. Le peuple veut donner une autre chance aux partis politiques et aux élites pour se refaire de leur inconséquence politique.

Le départ de Bouteflika ne signifie rien. Le départ de Bouteflika ne signifie pas la fin de ce régime occulte, de ce pouvoir sans identité qui a privé la nation d’un Etat. Du reste, pourquoi le DRS voudrait-il faire la peau à un président qui lui a permis de fortifier son pouvoir, à un président qui a éliminé tous les adversaires de l’armée et assurer l’amnistie aux généraux ? A toutes ces questions largement débattues sur les places publiques, par des citoyens anonymes, la presse n’apporte aucune réponse, aucun éclairage.
Les expériences passées ont forgé le caractère du peuple algérien. Désormais, il refuse la violence et l’anarchie comme mode d’expression. Il sait que le temps qui est compté au régime, est son allié. Le peuple veut se reconstruire et reconstruire tous ses repères, son imaginaire collectif et son conscience collective. Il n’a cure des chakhchouka d’une presse qui a les mains jusqu’aux coudes dans l’ignorance et le sang.


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  1. samy iris dit :

    Said Radjef vous avez raison sur toute la ligne, mais le problème de gouvernance est tel, qu’il faudrait procéder par priorité, la première priorité c’est de chasser les marocains du clan d’Oujda qui détruisent l’Algérie et sont au pouvoir en Algérie illégitimement, ainsi que toute leur clientèle leur clan, ensuite mettre de l’ordre dans la maison Algérie progressivement, une fois le clan d’Oujda écarté les choses iront un peu mieux en Algérie. Sinon si nous combattons tout le système et nous effrayons le DRS, ce dernier se repliera sur lui-même et demeurera l’allié stratégique du clan d’Oujda pour sauver sa peau. La lutte des clans au sommet qui s’étale en plein jour est une bonne chose pour le peuple algérien, il faut que ce système soit divisé pour mieux le combattre, dans un ordre prioritaire. Les mefaits du DRS sur la vie politique algérienne sont connus de tous, il est responsable de la catastrophe algérienne en imposant le clan d’Oujda aux algériens et en perpétuant le système suite à la décennie noire qui a causé des dommages incommensurables à l’Algérie et à son peuple. Le système algérien est un hydre à plusieurs têtes, mais pour préserver l’Algérie, il faut procéder par étape et par priorité..

  2. radjef said dit :

    DRS ou Bouteflika, c’est du pareil au même. Ils partagent les mêmes objectifs et les mêmes ambitions. La seule priorité qui vaille cher Samir est celle ci: il faut rompre avec les traditions du mouvement nationaliste. Il faut que les élites algériennes, au lieu d’être aux ordres d’un caporal, acceptent d’assumer leurs responsabilités historiques devant le peuple et l’histoire. Tout le reste n’est que littérature comme disait Mammeri

  3. SAMY IRIS dit :

    Tant que ce Franco-Marocain n’est pas éteint, il va continuer son oeuvre de démantèlement de l’état, il est venu pour ça, il compte finir son boulot à la carte une mosquée de 4 milliards de $ qui portera son nom, le reste Fakhamatouhou s’en fou, ce pauvre professeur qui soliloque fait vraiment pitié, si vraiment il est compétent et capable, le président lui aura confié sa santé, c’est bizarre pour un professeur qui commente l’état de santé d’une personne soignée par autrui, après 50 ans de pouvoir, des milliards de $ venant du gaz et du pétrole, les dirigeants se soignent encore chez l’ancien colon, qu’ils insultent à chaque fois qu’une occasion se présente, pendant que le pays ne dispose pas de nouveau hôpitaux, pour la plus part de nos hôpitaux sont ceux laissés par le colon, rien que pour ça on peut dire que le nouveau colon est pire que l’ancien, au moins à l’époque Lacoste se soignait à Alger.On en a rien a cirer de son état de santé, qu’il vive ou qu’il crève, les algériens ont bien mieux a faire que de regarder derrière eux. 3ach maksabe mat makhalla, dans son cas même cela ne s’applique pas à lui, car il a laissé désastre, amertume et désespoir. On aurait aimé avoir chaque année un tremblement de terre que de l’avoir lui et ses employeurs du DRS à la tete du pays ou ce qui en reste. que celui qui lui succède y réfléchisse avant que la malédiction de millions de citoyens ne s’abattent sur lui comme sur celui qui l’a précédé.

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