DzActiviste.info Publié le ven 14 Mar 2014

Lettre Ouverte Aux Souteneurs du 4ème Mandat

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LE SAVOIR ET LES COMPETENCES PERDUS DE VUE DEPUIS 15 ANS

Par : Mohamed Ibn Khaldoun

bouteflika-campagneSavez-vous que les professeurs en Algérie n’ont plus la cote, mal payés, mal logés, mal transportés, mal considérés. Les intellectuels, les hommes de culture nationale, les journalistes authentiques, les Oulémas authentiques, les gradés authentiques et intègres n’ont plus la cote à ce que qu’il semble clair. A l’heure où fleurissent le foot, les fast-foods, salons de thé, boite de nuit au ‘’raï’’, importation,. Celui qui choisit de vouer à la culture et au savoir fait juste figure de raté.

Autres temps, autres mœurs : le détenteur du savoir et objet de vénération, n’est plus un modèle de réussite. Dur métier d’être lettré et diplômé dans notre époque et dans notre pays: Au fait, quelles sont les motivations qui poussent ces hommes et ces femmes à embrasser une carrière qui exige un don de soi total et une bonne dose de courage, par les temps qui courent ? Est-ce « L’Amour de la Patrie, ou le fait de prouver son Algérianité » ?

Dorénavant, nous ne pouvons plus incriminer nos enfants, s’ils s’en passaient de l’enseignement. Les exemples sont devant leurs yeux, ceux qui n’ont jamais connus l’école, vivent une belle époque, ils comptaient largement leurs milliards, alors que les professeurs et les intellectuels sont endettés jusqu’au cou ! Est t il possible d’obliger son enfant à opter pour un avenir miséreux, comme nous l’avons choisi pour nous-mêmes !?

Le bac qui était le rite d’initiation des temps modernes. Ses épreuves à une époque représentent un passage important d’un état de dépendance vers un état de prise en charge, de responsabilité, que ce soit dans le monde du travail ou à l’université. N’a aujourd’hui aucune importance du moment que pour un simple poste qui nécessitait, il y a trente ans le CEP en exige aujourd’hui, le Bac plus 3 !! Le ridicule qui s’impose.

Et maintenant, cette jeunesse « branchée » les oreilles bourdonnantes du Raï, et rap ou du ballon rond, aurait elle une manière bien à elle d’exorciser les terreurs du bac ?

Avons-nous planifié l’avenir du développement ? Affirmativement. Fondamentalement, la stratégie de développement à long terme a été définie en 1966, et partiellement mise en exécution par les deux plans quadriennaux (1970—1973 et 1974—1977). La « découverte » à la fin du premier plan, de la forte démographie et de la jeunesse de nos populations a renforcé la conviction de l’élargissement de l’emploi. Celui-ci devient un « but prioritaire majeur » Avons-nous continués dans cette voie ?
En gros, les deux plans s’articulent autour de trois axes dont le lien traduit la cohérence d’une démarche à l’origine d’une lutte permanente contre le sous-développement en tant que phénomène multiforme.

Pour concrétiser les espérances de cette Algérie qui venait de sortir d’un colonialisme aveugle qui a duré 132 années, il fallait engager ses cadres qui malgré bon gré son sortis des écoles sous occupation. Une génération qui a bien mené des négociations qui avaient aboutit au recouvrement de notre souveraineté. Mais cette génération allait se heurter dés le lendemain de l’indépendance à une lutte acharné de certains descendants du maquis qui voulaient s’accaparer des postes politiques, économiques et culturels, alors que le nombre réduit à cette époque des intellectuels allait aussi se heurter à une situation difficile : outre son enracinement, sa formation la mettait devant un « fait accompli » céder la place aux gens du djebel, c’était cela le discours d’après indépendance.

Peut-on expliquer également ce phénomène qui cour à nos jours, par l’absence du « héros », qui aurait été incarné par un seul individu au sein de cette révolution qui a produit autant de symboles et mis à jour tant de valeurs et d’actes d’héroïsme. Si bien qu’à la fin des combats, des militants sincères ont eu le juste réflexe de lancer ce mot d’ordre : » Un seul héros, le peuple » Mais d’autres oreilles ne l’entendaient pas, que les postes stratégiques qui devraient être tenus par des élites, des génies et des stratèges, ont étaient occupés par la plupart des descendants du maquis, sincères oui, mais beaucoup faisaient défaut de compétence dans le domaine. Ce qui nous a amené jusqu’aux années quatre vingt-dix, avec la fameuse procédure de l’article 120, qui a gangrené la plaie ouverte. Ce phénomène négatif est le facteur principal de l’irruption en masse » d’enfants d’influents et de qui se sont accaparés des postes importants et favorisés dans les concours d’accès dans les corps constitués, alors que les élites fils du seul peuple héros, se sont retrouvés marginalisés dans leur propre patrie, non retenus dans tous les concours et test de recrutement subit, mais très estimés sous d’autres cieux par leur compétence. Monsieur le ministre, nul n’a le droit d’occulter la vérité car, c’est dur de descendre de vélo pour se regarder comment pédaler !
Des centaines de rapports élaborés en ce sens durant les années quatre vingt et quatre vingt dix, par des services importants et transmis à qui de droit sont restés lettre morte ! On est arrivé à la Harga, aux multiples agressions dans les rues, aux renvois des élèves de l’école et du lycée et même de l’université sous prétexte de violence scolaire…
Cinquante deux années, après le jour J du recouvrement de l’indépendance. Un demi-siècle. Que le temps passe vite. Mais comment dire autrement quand, devant vous se trouve un fil d’éphémérides long de 52ans. Quels en sont les événements marquants ? 2014 regarde les années qui l’ont précédé. Elle les juge, même. Elle fouille dans les moindres détails, dans le moindre de leurs jours si des fois quelque part, dans un recoin oublié par le temps balayeur d’espace, ne se cacherait pas sournoisement le mensonge, honte des Nations.

Nous ne pouvons faire un bilan c’est trop fastidieux aussi bien pour celui qui lit que pour celui qui l’écrit. Et l’Algérie de 2014 a besoin d’un changement du système. C’est peut être ce que nous avons essayé de faire, en hâte, nous vous le disons tout de suite. Non que nous cherchions aucune indulgence en vous prévenant mais parce que c’est dur de « descendre de vélo pour se regarder comment pédaler, mais à force de demeurer sur le vélo, on risque de chuter une mauvaise chute.

Par : Mohamed Ibn Khaldoun


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